BEN LADEN PARLE AUX AMERICAINS
Le 29 octobre, AI-Jazira diffusait une adresse du chef d'al-Qaïda
aux citoyens des États-Unis. Que leur a-t-il dit ? Dans quel
but ? J.A.I. vous livre en exclusivité l'intégralité
de ce texte pour le moins étonnant.
Un plaidoyer pro domo justifiant a posteriori les attaques du
11 Septembre
Traduit et présenté par Tarek Moussa
Exit le kalachnikov, le treillis, les imprécations religieuses
et le ton martial. Oussama Ben Laden leur a substitué le pupitre,
l'habit traditionnel bédouin, le commentaire rationnel et le
plaidoyer pro domo. Dans son adresse vidéo aux citoyens des
États-Unis, diffusée trois jours avant la présidentielle
américaine par la chaîne qatarie Al-Jazira, le chef d'al-Qaïda
ressemblait davantage à un homme d'État qu'au terroriste
le plus recherché de la planète. Une métamorphose
qui pourrait bien traduire un changement dans l'organigramme de la
nébuleuse islamiste, l'Égyptien Aymen al-Zawahiri -
idéologue et numéro deux d'al-Qaïda -devenant le
chef opérationnel, pendant que Ben Laden s'élèverait
au-dessus de la mêlée pour incarner une sorte de calife
et de référent politique. Même le dernier message
attribué à Ben Laden - diffusé le 15 décembre
sur un site islamiste, qui salue l'attaque, le 6 décembre,
du consulat américain à Riyad et appelle au sabotage
des pipelines " du Golfe " - tient de l'intervention policée
en regard dés réquisitoires enflammés de Zawahiri
contre les régimes saoudien, égyptien et pakistanais
tout au long des derniers mois.
Politique, l'adresse de Ben Laden au peuple américain l'a été
de bout en bout. Exempte de toute référence religieuse,
prononcée sur un ton calme, voire conciliant, elle a surtout
consisté à justifier a posteriori le 11 Septembre, présenté
comme la riposte d'hommes libres aux crimes perpétrés
en toute impunité par Israël au Liban en 1982 et par Bush
père et fils en Irak. Et le chef d'al-Qaïda d'égrener
les multiples mises en garde qu'il adresse vainement depuis huit ans
aux ÉtatsUnis via des journalistes occidentaux nommément
cités - dont le Britannique Robert Fisk, qu'il n'hésite
pas à prendre à témoin, recommandant à
la Maison Blanche de l'inviter à exposer " au peuple américain
les motifs pour lesquels nous vous combattons ". Une manière
de dire : " Si vous ne me croyez pas, demandez son avis à
"l'un des vôtres". Il vous éclairera sur les
véritables desseins de vos dirigeants au Moyen-Orient et sur
le sens de notre lutte. Renoncez à ces desseins, et vous recouvrerez
votre sécurité. " Si ce n'est pas là à
proprement parler une proposition de trêve, cela en a tous les
accents. Ce n'est bien sûr pas comme telle que l'a accueillie
l'Américain moyen, pour qui la seule apparition sur les écrans
du commanditaire du 11 Septembre constitue - peut-on réellement
l'en blâmer ?- une agression insupportable. Résultat:
l'allocution de Ben Laden a sans doute contribué à la
réélection de George W Bush.
Après avoir exposé les causes de la guerre, le chef
d'alQaïda en aborde les résultats, qu'il juge " positifs
". Un suc-cès qu'il met sur le compte... de l'administration
Bush, dont la ressemblance avec les monarchies arabes en a fait un
adversaire familier, facile à piéger et aisément
prévisible. Cette filiation, Ben Laden croit la déceler
dans le népotisme bushien, l'autoritarisme du Patriot Act ou
encore l'élection " arrangée " de Bush fils
en 2000, sans oublier la défense d'intérêts privés
sous couvert de guerre contre le terrorisme. À la familiarité
de l'ennemi, Ben Laden ajoute, parmi les atouts d'al-Qaïda, l'expérience
de la guerre d'usure contre les Soviétiques en Afghanistan
et l'efficacité de la " stratégie du saignement
" qui consiste à obliger l'ennemi à investir toujours
plus d'argent dans la guerre. Jusqu'à la ruine. Tôt ou
tard, l'Amérique, à l'instar de l'URSS, n'aura plus
les moyens de ses ambitions et devra, selon lui, capituler. À
l'appui de sa démonstration, Ben Laden dresse un bilan des
pertes humaines et matérielles dans les deux camps, affirmant
que le grand perdant est le peuple américain, et se livre à
une charge en règle contre Bush, raillé pour son apathie
durant les attaques du 11 Septembre. En substance : nous avions besoin
de vingt minutes pour mener à bien les opérations, "
le commandant en chef des forces américaines " nous en
a donné soixante, absorbé qu'il était par sa
" conversation avec une écolière "-allusion
aux sept minutes durant lesquelles Bush, instruit du drame lors d'une
visite dans une maternelle, est resté sans réaction,
comme hébété. À croire que Ben Laden a
visionné Fahrenheit 9/11 de Michael Moore...
En s'adressant directement aux Américains à la veille
de la présidentielle, le chef d'al-Qaïda espérait
sans doute, un peu naïvement, non pas tant les amener à
voter pour tel ou tel candidat que leur faire prendre conscience de
leur responsabilité dans la politique étrangère
de leur pays et du rôle qu'ils peuvent jouer dans son infléchissement.
Une sorte d'appel pressant à l'exercice de leur devoir de citoyen.
Que la figure emblématique de l'islam radical enjoigne à
la première démocratie du monde de respecter ses principes
fondateurs, voilà qui n'est pas le moindre des paradoxes !
Que la paix soit sur ceux qui suivent la Voie droite.
Ô peuple américain, Je voudrais vous parler de la meilleure
manière d'éviter un autre Manhattan, ainsi que des causes,
et des résultats de la guerre.
La sécurité est l'un des piliers de la vie humaine.
Les hommes libres sont attachés à leur sécurité.
Et, contrairement aux allégations de George W Bush, nous ne
haïssons pas la liberté. Qu'il nous explique pourquoi
nous n'avons pas attaqué, par exemple, la Suède?
Ceux qui détestent la liberté ne sont pas animés
d'un tout-puissant sentiment de fierté, comme l'étaient
les dix-neuf [auteurs du 11 Septembre], que Dieu leur accorde Sa Miséricorde.
Si nous vous avons combattus, c'est parce que nous sommes libres,
parce que nous refusons de vivre sous l'oppression, parce que nous
voulons redonner sa liberté à notre nation. De même
que vous menacez notre sécurité, nous menaçons
la vôtre. Nul, hormis quelque voleur écervelé,
ne joue avec la sécurité d'autrui en s'imaginant pouvoir
préserver la sienne. Les personnes raisonnables, elles, lorsqu'elles
sont frappées par un désastre, cherchent d'abord à
en déterminer les causes et la meilleure façon d'éviter
qu'il ne se reproduise.
Mais vous ne laissez de m'étonner: trois ans après le
11 Septembre, Bush continue de vous leurrer, de vous tromper et de
vous en cacher la véritable raison. Par conséquent,
les causes d'une répétition [du 11 Septembre] demeurent.
Je vais donc vous parler des causes de cet événement
et du moment où a été prise la décision
[d'attaquer]. Peut-être réfléchirez-vous. Allah
nous est témoin : jamais il n'a été question
pour nous de frapper les deux tours. C'est après avoir vu l'iniquité
et le despotisme de l'alliance américanoisraélienne
s'abattre sur les nôtres en Palestine et au Liban que la coupe
fut pleine. Et que cette idée me vint à l'esprit.
Les événements qui m'ont profondément affecté
remontent à 1982, lorsque les États-Unis ont autorisé
Israël à envahir le Liban, qui plus est avec l'appui de
leur 6` flotte. Les bombardements commencèrent. Beaucoup de
civils furent terrorisés, déplacés, blessés
ou tués. Je revois encore ces scènes effroyables: partout
du sang, des lambeaux de chair, des cadavres de femmes et d'enfants.
Partout des maisons et des tours détruites; avec leurs occupants.
Les roquettes pleuvaient sans merci sur nos demeures. C'était
comme si un crocodile engloutissait un enfant sans défense
à qui il ne reste plus qu'à hurler sa douleur. Le crocodile
peut-il comprendre un autre langage que celui des armes? Le monde
entier regardait et entendait, mais il resta interdit.
Durant ces moments éprouvants, des émotions difficiles
à décrire m'agitèrent. Et firent naître
en moi un rejet irrépressible de la tyrannie et la ferme résolution
de punir l'oppresseur. En regardant les tours détruites au
Liban, il me vint l'idée de réserver le même sort
au tyran afin qu'il goûte une partie de ce que nous avions enduré
et pour le dissuader de tuer nos femmes et nos enfants. Ce jour-là,
je compris clairement que l'injustice et l'assassinat de femmes et
d'enfants innocents sont une politique américaine délibérée.
Que le terrorisme, c'est "la démocratie", tandis
que la résistance passe pour du terrorisme et de l'intolérance.
Cela signifie opprimer impunément des millions de personnes,
leur imposer un embargo jusqu'à la mort, comme l'a: fait Bush
père en Irak dans ce qui restera comme le plus grand meurtre
collectif d'enfants de l'Histoire. Cela signifie déverser des
millions de tonnes de bombes et d'explosifs sur des millions d'enfants,
comme l'a fait Bush fils en Irak, dans le seul but de remplacer un
vieil agent par une nouvelle marionnette susceptible de l'aider à
s'approprier le pétrole et à commettre d'autres méfaits.
À de telles images et à d'aussi grandes injustices,
le 11 Septembre était une riposte. Celui qui protège
son sanctuaire est-il blâmable ? Celui qui se défend
et inflige à son oppresseur la même punition doit-il
être considéré comme un terroriste, et condamné
? Quand bien même la réponse serait affirmative, nous
n'avons d'autre choix que celui-là.
Tel est le message que je vous ai adressé maintes fois - en
paroles et en actes - plusieurs années avant le 11 Septembre.
Vous pouvez en prendre connaissance si vous le souhaitez dans les
interviews que j'ai accordées à Scott de Time Magazine
en 1996, à Peter Arnett de CNN en 1997 ou à John Weiner
lors de notre rencontre en 1998. Vous pouvez aussi en prendre acte
à Nairobi, en Tanzanie ou à Aden. Vous pouvez aussi
le lire dans mes entretiens avec Abd al-Bari Atwan ou Robert Fisk.
Ce dernier est l'un des vôtres et partage votre religion, mais
je considère qu'il est neutre. Que les champions de la liberté
à la Maison Blanche et les chaînes de télévision
qui leur sont inféodées l'invitent à s'exprimer
afin qu'il expose au peuple américain, tels qu'il les a compris,
les motifs pour lesquels nous vous combattons. Si vous faites disparaître
ces motifs, vous serez sur le bon chemin, celui qui conduira l'Amérique
au degré de sécurité qui était le sien
avant le 11 Septembre.
Cela en ce qui concerne la guerre et ses causes.
Quant aux résultats de la guerre, ils sont très positifs
et dépassent même, à tous points de vue, nos attentes.
À cela plusieurs raisons, au premier rang desquelles la simplicité
de nos rapports avec l'administration Bush. Nous n'avons eu aucune
difficulté à "traiter" avec elle tant elle
ressemble à nos régimes, dont une moitié est
dirigée par des militaires, l'autre par des fils de présidents
et de rois, et avec lesquels nous avons une longue expérience.
Ces deux catégories de régime regorgent d'individus
réputés pour leur arrogance, leur cupidité et
leur propension à la spoliation.
Cette ressemblance remonte aux voyages de Bush père dans la
région. Mais alors que certains dirigeants arabes, fascinés
par l'Amérique, espéraient que ces visites rejailliraient
sur leurs pays, voilà que c'est Bush père qui subit
l'influence de ces régimes monarchistes ou militaires, dont
il envie la capacité de se maintenir au pouvoir plusieurs dizaines
d'années tout en pillant impunément les deniers publics.
Il a transmis à son pays le despotisme et la répression,
consacrés dans une loi nationale [le Patriot Act, NDLR] sous
le prétexte de lutter contre le terrorisme.
De même que Bush père a jugé bon que ses fils
deviennent gouverneurs, de même a-t-il pris soin de transférer
en Amérique l'art de la fraude électorale, cher aux
présidents arabes, pour en tirer avantage aux moments cruciaux.
Comme nous l'avons déjà dit, il nous a été
facile de provoquer et de piéger cette administration. Il suffit
d'envoyer deux moudjahidines à l'autre bout du Moyen-Orient
agiter un morceau de chiffon sur lequel est écrit "al-Qaïda"
pour que les généraux s'y précipitent et fassent
subir à l'Amérique de lourdes pertes sur le plan humain,
économique et politique sans rien obtenir en retour sinon quelques
avantages pour leurs sociétés privées. Cela ajouté
au fait que nous sommes rompus à la guérilla et à
la guerre d'usure contre une puissance tyrannique, comme nous l'avons
démontré, aux côtés des moudjahidines,
contre la Russie, que nous avons saignée à blanc dix
ans durant avant qu'elle fasse faillite par la grâce d'Allah
et, sous le coup d'une cuisante défaite, décide de se
retirer. Allah soit loué pour Sa Largesse. Nous continuerons
à saigner l'Amérique jusqu'à ce qu'elle soit
ruinée. Allah est le Tout-Puissant, rien ne Lui est impossible.
II serait cependant inexact de dire qu'al-Qaïda a triomphé
de la Maison Blanche, ou que cette dernière a perdu la guerre
contre al-Qaïda. Car à y regarder de plus près,
on ne peut attribuer à la seule al-Qaïda ses victoires
spectaculaires. C'est plutôt la Maison Blanche qui, en exigeant
l'ouverture de plusieurs fronts dans le but d'y installer des compagnies
qui lui sont proches - qu'elles travaillent dans le pétrole,
le commerce d'armes ou la construction, a aidé al-Qaïda
à obtenir d'aussi grands résultats. Au point que certains
commentateurs et diplomates ont affirmé que la Maison Blanche
et nous travaillions de concert pour servir les desseins des États-Unis,
bien que nos intentions diffèrent. C'est à ce type de
raisonnement que des diplomates britanniques ont fait allusion quand,
au cours d'une conférence à l'Institut royal des affaires
internationales, ils ont souligné le fait qu'al-Qaïda
avait dépensé 500 000 dollars pour mener les attaques
du 11 Septembre, tandis qu'il en a coûté à l'Amérique
500 milliards de dollars - ce qui revient à dire que pour chaque
dollar investi par alQaïda, l'Amérique en a perdu 1 million.
Sans compter le grand nombre d'emplois supprimés. Quant au
volume total des pertes sur le plan économique, il a atteint,
au bas mot, le niveau record de 3 000 milliards de dollars. Plus grave
encore pour les Américains: les moudjahidines ont obligé
Bush à demander des rallonges budgétaires pour poursuivre
la guerre en Afghanistan et en Irak, ce qui montre l'efficacité
de la stratégie du saignement, avec l'aide d'Allah.
II est donc vrai qu'al-Qaïda a beaucoup gagné, mais l'administration
Bush aussi: Il suffit, pour s'en persuader; d'égrener les contrats
mirobolants remportés par de grosses sociétés
liées à la Maison Blanche, comme Halliburton par exemple.
Le vrai perdant, c'est vous, le peuple américain, et l'économie
de votre pays. Pour mémoire, nous étions convenus avec
le commandant en chef Mohamed Atta [chef des attaques du 11 Septembre],
qu'Allah lui accorde Sa Miséricorde, qu'il disposerait de vingt
minutes pour exécuter l'ensemble des opérations avant
que Bush et son administration ne réagissent. Nous étions
loin de nous imaginer que le commandant en chef des forces américaines
laisserait, piégés dans les deux tours, 50 000 de ses
concitoyens affronter seuls l'horreur, qu'il les abandonnerait au
moment où ils avaient le plus besoin de lui. Parce qu'il lui
a semblé plus important de discuter avec une petite écolière
des coups de cornes du bouc que de se préoccuper des estocades
portées par les avions contre les gratte-ciel mus avons pu
disposer de trois fois plus de temps qu'il n'en fallait. Allah soit
loué!
Vous n'êtes pas sans savoir que nombre d'intellectuels et d'Américains
avisés avaient mis en garde Bush avant la guerre: vous avez
le droit d'assurer la sécurité de l'Amérique
en éliminant les armes de destruction massive - pour peu qu'elles
existent - et disposez du soutien de la communauté internationale
pour conduire les inspections, mais les intérêts de l'Amérique
ne commandent en aucun cas le déclenchement d'une guerre injustifiée
dont nul ne sait quand elle se terminera. Mais l'or noir lui brouilla
la vue et l'esprit, et il décida de privilégier lés
intérêts privés au détriment de l'intérêt
général de l'Amérique. La guerre a éclaté,
le nombre de morts est allé croissant, l'économie américaine
a été saignée et Bush s'est enlisé en
Irak dans un bourbier qui menace son avenir. "Il s'est comporté,
suivant le proverbe, tel la vilaine chèvre qui de ses sabots
essaie d'extraire un couteau planté dans la terre."
Je vous le dis : 15 000 d'entrée nous ont été
tués et des dizaines de milliers blessés; plus d'un
millier des vôtres ont été également tués
et plus de 10 000 blessés. Le sang des victimes des deux bords,
Bush l'a sur les mains, au nom du pétrole et des intérêts
de sociétés privées. Votre nation punit le faible
lorsqu'il provoque la mort de l'un de ses concitoyens pour de l'argent,
mais laisse le puissant provoquer la mort de plus d'un millier de
ses concitoyens pour de l'argent. À l'image de vos alliés
en Palestine, qui terrorisent les femmes et les enfants, tuent et
emprisonnent les hommes. Cela pour vous rappeler que chaque action
appelle une réaction.
Je vous enjoins, enfin, de méditer les dernières paroles
de ceux qui vous ont quittés le 11 Septembre. Ce sont là
des "testaments" importants qui devraient faire l'objet
de recherches. Parmi ceux que j'ai entendus, lancés au plus
fort de la tourmente, avant l'effondrement [des tours], celui-ci:
"Nous avons eu tort de laisser la Maison Blanche mener, sans
contrôle aucun, une politique étrangère agressive
contre des faibles."
C est comme s'il vous disaient ; "O peuple américain,
demandez des comptes à ceux qui ont provoqué notre mort.
Heureux ceux qui tirent les leçons des erreurs d'autrui."
Il y a aussi dans les témoignages que j'ai lus des vers de
poésie :
"L'injustice terrasse son peuple. Que le lit de la tyrannie est
malsain ! N'a-t-on pas dit: une once de prévention vaut mieux
qu'une livre de cure?"
Sachez qu'il est préférable de retourner à la
vérité que de .persister dans l'erreur.
Et que le sage ne sacrifie pas sa sécurité, ses biens
et sa famille pour satisfaire le menteur de la Maison Blanche:"
J'aimerais, pour terminer, vous dire que votre sécurité
n'est entre les mains ni de Bush, ni de Kerry, ni d'al-Qaïda.
Votre sécurité est entre vos mains. Tout État
qui ne jouerait pas avec notre sécurité garantirait
automatiquement la sienne propre.
Allah est notre Protecteur et notre Guide, mais il ne vous protège
ni ne vous guide.
Que la paix soit sur ceux qui suivent la Voie droite. "
J.A./LINTELLIGENT N° 2294-2295
- DU 26 DÉCEMBRE 2004 AU 8 JANVIER 2005
http://veritance.populus.ch/rub/21