UN COMMANDEMENT MONDIAL POUR LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME
Le Ministre de la Défense des États-Unis
Donald H. Rumsfeld envisage de créer un " commandement mondial
" pour combattre une très longue " guerre contre le terrorisme
", signe incontestable que le Pentagone envisage un combat secret
dans d'autres pays que l'Afghanistan.
Les fonctionnaires de l'Administration
disent que M. Rumsfeld a rencontré à plusieurs reprises le Général
Charles R. Holland, qui est à la tête du Commandement des Opérations
Spéciales Américaines, à propos de la création d'un commandement mondial
à la Base de l'armée de l'air McDill, à Tampa, en Floride.
Confier au Général Holland, ou à un
autre officier à quatre étoiles, le commandement de la guerre anti?terrorisme
éviterait le partage des responsabilités d'un commandant à un autre
au fur et à mesure que les opérations antiterroristes se déplacent
d'une région à une autre. On confie aux principaux commandants de
guerre, connus sous le nom de commandants en chef, leur propre territoire
réservé, comme le commandement du Pacifique ou de l'Europe.
L'administration Bush entame les discussions
sur des opérations ou des actions secrètes réalisées par des commandos
américains ou leurs représentants étrangers partout dans le monde.
Il est vraisemblable que ces actions ne seront pas menées tant que
le Président Bush n'aura pas atteint son objectif premier : évincer
les Talibans au pouvoir en Afghanistan et éliminer Oussama Ben Laden
et son réseau Al?Qaïda. Ces régions incluent une zone délimitée par
les trois pays que sont le Paraguay, l'Argentine et le Brésil et aussi
l'Irak et les Philippines.
" Il s'agit d'une guerre mondiale
contre le terrorisme et les armes de destruction massive, " a
déclaré cette semaine à ABC le Général Richard B. Myers, Président
des Chefs d'état?major des armées. " Je pense que cela va être
un conflit long et âprement mené. Et ce sera à l'échelle mondiale...
Et je ne serais pas étonné qu'il dure plusieurs années ou de nombreuses
années, ou peut?être aussi longtemps que nous vivrons. "
SOURCE : The Washington Times, 23 octobre
2002, www.washtimes.com.
NEXUS n°19