11/09/2001 : RÉVÉLATIONS D'UN AGENT DE LA CIA
Mike Vreeland, lieutenant de la marine
américaine " rendu à la vie civile " qui a espionné pour le
compte de l'ONI [Bureau de renseignements de la Marine], affirme que
les États-Unis et plusieurs autres gouvernements ont eu connaissance
à l'avance des événements programmés pour le 11 septembre.
Si tous ses détours obscurs pouvaient être explorés, l'affaire Delmart
Edward Joseph " Mike " Vreeland serait digne du célèbre roman
Guerre et Paix. Cette affaire a suscité de ferventes attaques contre
FIV, et contre moi personnellement, et a sérieusement dérangé de nombreux
responsables à Washington. Ces attaques sont une indication de la menace
que Vreeland constitue pour la crédibilité du gouvernement américain.
Une seule question semble vraiment pertinente. Comment cet homme a t-il
pu écrire des détails décrivant les événements du 11 septembre depuis
sa cellule, plus d'un mois avant qu'ils ne surviennent ?
il importe peu à la ménagère du Kansas que Mike Vreeland ait un casier
judiciaire assez déroutant dont une partie est très contradictoire et
apparemment fabriquée de toutes pièces pour divers petits délits y compris
pour fraude. Mais ce peut être une question de la plus haute importance
pour cette même ménagère que cet homme disposant d'informations exactes
à propos des attentats, ait tenté de prévenir à la fois le gouvernement
américain et le gouvernement canadien et ait été ignoré. Si un fou se
précipite vers vous dans la rue en disant qu'une maison est en flammes
avec des enfants coincés à l'intérieur et que vous sentiez une odeur
de fumée, lequel est le plus fou des deux si vous décidez de ne pas
tenir compte de ses propos ?
La Marine américaine affirme que Vreeland arrêté au Canada le 6 décembre
2000 et luttant actuellement contre une demande d'extradition émanant
des États-Unis a été rendu à la vie civile pour performance insuffisante
en 1986 après quatre mois de service. Mais un nombre croissant de preuves,
dont une bonne partie sont archivées dans des comptes-rendus d'audience
et non contestées par les autorités canadiennes ou américaines, établissent
clairement que Vreeland était exactement ce qu'il prétendait être :
un agent de renseignement, Dans trois précédents articles, FTW a décrit
comment le dossier militaire de Vreeland, réputé pour compter plus de
1200 pages, a été falsifié. Nous avons décrit comment ses avocats, en
audience publique sur un téléphone à haut-parleur, ont obtenu la confirmation
directe du Pentagone qu'il était un officier de la Marine américaine.
Nous avons également rapporté que, le 14 mars 2002, toutes les accusations
canadiennes portées contre Vreeland ont été rejetées et qu'il a été
libéré sous caution. Le gouvernement canadien lui a accordé le statut
de réfugié provisoire jusqu'à ce que sa bataille contre la demande d'extradition
venant des États-Unis soit réglée.
Une chose que les autorités canadiennes n'ont jamais contestée est que
Vreeland a écrit sa mise en garde inquiétante, griffonnée à la hâte,
un mois avant les attentats et que cette mise en garde a été mise sous
scellées par ses gardiens, hors de sa portée, jusqu'au 14 septembre
2001, soit trois jours après les attentats. Tant Vreeland que ses avocats
pensent que, s'il perd son combat contre l'extradition, il sera assassiné
dans les quelques jours qui suivront son retour sur le sol américain.
Mike Vreeland n'est pas un saint. Les agents secrets ne sont pas de
ceux-là et les gouvernements ne recrutent ni ne sélectionnent les candidats
pour leurs' qualités de sainteté. De son propre aveu dans des rapports
d'audience canadiens et dans plusieurs entretiens avec FTW, Vreeland
admet avoir parfois mal agi. Il a été placé en liberté surveillée pour
des délits mineurs et s'est comporté comme les agents secrets se comportent
dans le monde réel, pas comme ceux d'Hollywood.
Je pratique les agents secrets depuis plus de 25 ans, étudiant leur
comportement, interagissant et dialoguant avec eux. C'est pour. cette
raison que j'évite certaines des questions soulevées par les journalistes
dilettantes et néophytes qui s'accrochent à tous les fils des histoires
de Vreeland et se précipitent dans un imbroglio dont aucun journaliste
professionnel ne pourrait sortir sans perdre toute crédibilité.
Oui, je l'ai écouté parler des soi-disant bombes atomiques. de "
mercure rouge " de la taille d'une balle de base-ball et des systèmes
d'armement de la Guerre des étoiles. Oui, je l'ai écouté parler d'un
grand nombre de choses et je crois qu'il m'a dit la vérité quant à sa
connaissance des événements et aux documents qu'il a ramenés de Moscou.
début décembre 2000.
Selon même ses propres déclarations, Vreeland, âgé aujourd'hui de 35
ans, était un officier d'un grade relativement bas et un agent de renseignement
de terrain. Jamais dans l'histoire de l'espionnage un gouvernement n'a
confié à des agents de terrain des informations stratégiques complètes,
parce que les informations détenues par ceux qui élaborent les plans
sont compartimentées et verrouillées. Peut-être 80 pour cent du travail
des services secrets relève de la désinformation et les gouvernements
savent que leurs agents de terrain risquent d'être capturés, interrogés
et torturés. Assez souvent, les agents de terrain sont eux-mêmes victimes
de désinformation de sorte que s'ils parlent, ils répandront quand même
des mensonges qui servent un intérêt stratégique encore plus grand.
Assez souvent, ils transportent des documents délibérément inexacts
et leur capture est manigancée pour donner de la crédibilité à ces documents.
Aux yeux du gouvernement américain, Vreeland n'est vraiment pas irremplaçable.
Et ceux qui se précipitent sur toutes les informations qu'il leur a
divulguées se verront eux-mêmes passer pour des idiots dans un jeu de
dupes. Mais une question demeure et c'est une question qui se voit aujourd'hui
justifiée par le temps et les événements. Il savait quelque chose d'une
précision à faire froid dans le dos sur les attentats du 11 septembre
avant qu'ils ne surviennent.
Et s'il savait quelque chose, d'après des documents qui lui avaient
été remis par des responsables russes indiquant le degré de connaissance
des États-Unis, et si le gouvernement américain s'est donné tant de
mal à le discréditer au lieu de le faire rentrer à l'abri, alors il
y a vraiment là matière à réflexion pour les journalistes, le gouvernement
américain et l'humanité toute entière.
Je lui ai posé 35 questions auxquelles vous pouvez maintenant lire ses
réponses puisqu'il parle en son nom propre. Les 32 premières questions
ont été adressées par e-mail à la fois à Vreeland et à son avocat, Paul
Slansky, pour examen, et il y a répondu par téléphone. Les trois dernières
questions ont été posées après le dernier piratage du site Internet
de FTW, que nous pensons être l'œuvre de la CIA. Cela a rendu urgente
la publication de cet article et a aussi soulevé la question de la survie
d'une presse libre en Amérique. [Les trois dernières questions ont été
supprimées ici mais vous pouvez les consulter sur le site Internet de
FTW.[Elles ne présentent pas de caractère essentiel. Ed]
From the Wilderness (FTW) : Pour quelle
section du gouvernement américain travaillez-vous ? S'agissait-il de
la CIA ?
Mike Vreeland (MV) : Je travaillais pour le service de renseignements
de la Marine américaine. Ce que la CIA nous ordonne de faire, c'est
leur affaire, ainsi nous n'avons aucun moyen de savoir si nous travaillons
pour elle ou pas.
FTW : Votre mission était-elle essentiellement liée au terrorisme et
au pétrole ?
MV. Oui, à ces deux domaines, en partie.
FTW : Pourquoi vous trouviez-vous à Moscou et en Russie fin 2000 ?
MV : J'y ai été envoyé par le gouvernement américain et par FONI [Bureau
de renseignements de la Marine]. J'ai reçu mes ordres entre le 4 et
le 7 septembre 2000. Marc Bastien [agent secret opérant sous la couverture
d'un poste d'analyste-programmeur] est parti pour la Russie le 7 septembre
2000. J'avais pour ordre de le rencontrer. Bastien devait travailler
sur les schémas et les projets d'un système d'armes défensives à. l'ambassade
canadienne. Sa mission dépendait directement du gouvernement américain.
Le nom du système de défense est SSST [Stealth Satellite System Terminator].
Le système possède cinq possibilités' de défense et de frappe différentes,
individuelles et uniques.
La seule partie dont j'ai parlé publiquement est une structure relative
à. des satellites réellement en orbite actuellement qui ne sont à ce
jour pas détenus par le gouvernement américain. Sur les conseils de
mon avocat, je ne peux pas parler des autres composants.
Ce composant est un système satellite. Dans les limites du système,
se trouvent de multiples missiles spatiaux /orbitaux, à impulsion électromagnétique,
qui ne sont pas dirigés vers le sol. Ils ont pour cibles les satellites
des autres pays. Ils seraient capables de détruire les communications
partout dans le monde. Le titane recouvrant les satellites de certains
pays les protègent de ces armes. La Russie et la Chine sont des pays
protégés alors que les satellites américains sont vulnérables et Poutine
a dit à Bush que le système de défense américain antimissiles ne fonctionnait
pas et Bush le sait.
Si je me suis rendu en Russie, c'est parce qu'il fallait que je rencontre
Bastien et un autre individu du Ministère russe de la Défense, un certain
Oleg. Le but était de trouver le diplomate canadien qui avait pris contact
avec Oleg, pour se procurer le livre contenant les plans de la division
Recherche et Développement du Ministère. C'est ce qui s'est passé. Nous
avons recopié tout, le livre. Puis, nous avons pris certains documents
et avons modifié d'importantes parties du plan de défense de façon à.
ce que le programme ne fonctionne pas. Ils le savent désormais. En outre,
je devais me procurer des documents d'autres agents et les ramener.
FTW : Quand avez-vous déclaré aux autorités canadiennes que Bastien
avait été assassiné ?
MV: Je ne leur ai jamais dit qu'il avait été assassiné. J'ai écrit une
lettre à Bastien depuis la prison vers le mois de juin 2001. Je l'ai
envoyée au CSIS [Service Canadien du Renseignement de Sécurité] à Ottawa,
à la seule attention du directeur. J'avais restructuré le schéma pour
lui redonner son aspect initial. Mais je n? ai jamais dit précisément
à qui que ce soit comment le remettre en place et comment le construire.
Le CSIS savait déjà que Bastien était mort. Il est mort six jours après
mon arrestation qui a eu lieu le 6 décembre [2000]... Il a été tué le
12 décembre.
Le CSIS a envoyé la RCMP [Gendarmerie royale du Canada] (le Sergent
Mabe et le Caporal chef Kispol) me rendre visite en prison le 8 août
2001 et. ils m'ont appris sa mort. Ils ne m'ont pas dit qu'il avait
été assassiné. Ils m'ont dit qu'il était mort. Je leur ait dit que si
Bastien était mort, il s'agissait d'un assassinat et qu'ils devraient
établir un rapport de toxicologie. Et je vous dirais comment cela a
été fait et par qui.
FTW: Quant ont-ils finalement admis que Bastien avait été assassiné
?
MV: Ils ont admis que j'avais raison à la mi-janvier [2002].
FTW : Quand avez-vous eu pour la première fois connaissance des détails
des attentats qui devaient survenir le 11 septembre [2001] ?
MV: Au cours de la première semaine de décembre 2000.
FTW: Comment avez-vous eu connaissance de ces détails ?
MV: Un document a été écrit en anglais par un agent américain qui s'était
procuré une copie d'un courrier envoyé à V. Poutine par K. Hussein,
le fils de Saddam Hussein. C'est ce qu'indique la traduction du document.
Les Irakiens savaient en juin 2000 que je venais. Je n'ai reçu mes ordres
qu'en août. La lettre disait que l'on se chargerait de Bastien et de
Vreeland "de la manière qui nous paraîtrait la plus appropriée".
La lettre établissait explicitement à la page 2 : "Notre responsable
américain le garantit".
FTW : Qui a placé les informations concernant les attentats dans la
valise diplomatique et pour quel mobile ?
MV : Je n'ai pas le droit de répondre à cette question. Je mettrais
en danger la vie d'agents en activité et cela constituerait une violation
du National Security Act de 1947.
FTW: Après avoir eu connaissance des détails des attentats imminents
sur le World Trade Center et le Pentagone, combien de temps avez-vous
attendu avant de tenter de prévenir les autorités canadiennes et américaines
?
MV : Le 6 décembre 2000, j'ai dit en face aux autorités canadiennes
qu'il fallait que je contacte immédiatement l'armée canadienne. Je l'ai
mis par écrit. Elle [la responsable canadienne] ne prenait pas les choses
au sérieux, j'ai donc écrit que j'étais un espion russe et un spécialiste
des systèmes d'armement et que je souhaitais leur parier aujourd'hui.
J'ai dit que j'étais russe parce que je m'imaginais que cela attirerait
leur attention. Ils me connaissaient sous le nom de Mikhail Cristianov
parce que j'avais une carte d'identité avec ce nom.
FTW: Quelle a été leur réaction ?
MV: Les Canadiens sont devenus bleus, ont tourné les talons et je ne
les ai jamais revus.
FTW : Qu'avez-vous ressenti face à cette réaction ?
MV : J'en avais ras le bol. C'est sur la vidéo [référence à une vidéo
standard de surveillance/sécurité de la prison].
FTW: La réaction américaine et canadienne vous a-t-elle amené tirer
quelques conclusions ? Si oui, lesquelles ?
MV : J'ai pensé que j'avais affaire à des idiots qui n'avaient aucune
idée de ce qui était sur le point de se passer. Jai été obligé de constater
qu'il y avait certains responsables qui voulaient que ces attentats
se produisent.
Personne n'avait jamais eu l'idée de construire le système dont je m'occupais
parce que le budget de la défense serait passé pour dérisoire. Une des
conséquences des attentats du Il septembre a été la montée en flèche
des budgets du Pentagone.
FTW : Votre mise en garde écrite contient la déclaration suivante :
"Laissez-en un se produire, stoppez les autres". Qui allait
en "laisser un se produire" ? Qui allait "stopper les
autres" ?
MV: Je ne peux faire aucun commentaire, sur les conseils de mon avocat.
FTW : Cette déclaration implique-t-elle que les États-Unis ou une autre
agence de sécurité aient réussi à infiltrer parfaitement les cellules
terroristes ?
MV: Cela va sans dire. Parfois, certains gouvernements conçoivent, créent
des réseaux tels qu'Al-Qaïda, qui était le véritable . gouvernement
d'Afghanistan. Ces entités génèrent des problèmes spécifiques à la direction
du gouvernement en formation.
FTW: Savez-vous qui est parvenu à cette infiltration ?
MV : Je ne peux pas faire de commentaires là-dessus.
FTW : Est-il possible que les cellules terroristes aient été."
dirigées " sans que l'on sache par qui ?
MV: Absolument.
FTW: Le prétexte le plus courant utilisé pour vous discréditer est de
dire que vous avez déjà été arrêté à plusieurs reprises
pour fraude et plusieurs articles de presse, vous mêlent à une activité
criminelle supposée. Comment expliquez-vous cela ?
MV : Les accusations de l'American Express sont des foutaises et AmEx
a établi sur bande magnétique que les facturations spécifiques en question
ont été approuvées. Ils admettent qu'il n'y a pas eu fraude sur cette
carte. Cette carte avait été délivrée au Lt Delmart Michael Vreeland.
AmEx a reconnu qu'il s'agissait d'une carte de la Marine. J'ai été accusé
d'usurpation d'identité, Si l'on vérifiait auprès des services de police
des États-Unis, l'on s'apercevrait qu'il n'y a aucun rapport de police
émanant d'un individu ayant prétendu que j'avais usurpé une quelconque
identité. Il n'y a pas une seule victime où que ce soit. Au Canada,
trois juges ont refusé d'accéder à ma requête demandant une information
supplémentaire sur ces prétendues accusations. Les articles de presse
qui ont circulé à propos de mon passé ne sont que mensonges. Les parties
concernant la fraude et l'usurpation d'identité sont des mensonges.
J'ai menacé de poursuivre ces journaux en justice et les articles ont
été retirés.
Je travaillais pour l'ONI. Certains responsables gouvernementaux hommes
politiques, hauts fonctionnaires, militaires de haut rang bénéficient
de privilèges en vertu du 11è Amendement et ne peuvent être poursuivis
en justice. Une autre agence gouvernementale doit enquêter sur les activités
liées à la contrebande d'armes, au crime organisé et au trafic de drogue.
Ils se servent de leur pouvoir pour outrepasser la loi et nous n'avons
pas le droit d'enquêter sur eux.
Ainsi, certaines sections du gouvernement américain ont conçu une entité
appelée UIID (division non officielle de renseignement et d'investigation).
Elle a été créée par l'Amiral Jérerny Michael Boorda, qui s'est soi-disant
suicidé. Boorda l'avait mise en place avant de devenir CNO [Chef des
Opérations Navales]. Ce. n'était pas un mauvais bougre.
Les officiers des services secrets se trouvent parfois dans des situations
où leur mission est d'infiltrer des organisations spécifiques assez
puissantes pour vérifier le passé d'un nouvel arrivant. La page 335
de l'application de la Charte de la cour de Justice du Canada montre
une copie des ordres émanant du Commandement du Sud. Ces ordres sont
datés du 18 avril 2000, relativement à une opération anti-drogue que
nous étions en train de monter. A peu près au même moment, les médias
ont publié des articles à grande diffusion prétendant que j'étais un
criminel recherché. Ce fut un moyen de me fournir couverture et crédibilité
aux yeux de ceux que j'infiltrais.
FTW: Combien de fois avez-vous été arrêté pour des infractions pénales
?
MV: Peut-être trois fois. C'était parfois justifié, comme l'inculpation
pour conduite en état. d'ivresse à New York. J'allais à l'ONU et j'avais
manifestement bu.
FTW : Combien de fois avez-vous été condamné ?
MV . Je n'ai jamais été légalement condamné pour une quelconque activité
délictueuse où que ce soit. L'accusation pour conduite en état d'ivresse
est toujours en suspens et j'ai reconnu en audience publique en être
coupable.
FTW : Le mandat du Michigan pour fraude à la carte de crédit s'appuie
sur l'utilisation de votre propre carte de crédit. Comment expliquez-vous
cela ?
MV: C'est un coup monté.
FTW: Vos cartes de crédit ont-elles été autorisées ou facilitées par
la Marine américaine ou toute autre section du gouvernement américain
?
MV: Oui.
FTW: Le gouvernement américain ou l'une de ses agences secrètes aurait-il
pu " insérer " les inculpations par l'intermédiaire d'agences
nationales et locales ?
MV: Oui.
FTW: Vous étiez en garde à vue à New-York lorsque le délit du Michigan
a soi-disant eu lieu. Quelle était le chef d'accusation et quelles étaient
les dispositions dans cette affaire ?
W Il s'agissait de l'inculpation pour conduite en état d'ivresse.
FTW : Travailler avec des familles du crime organisé faisait-il partie
de vos obligations dans la Marine ?
MV: Oui.
FTW: Des familles du crime organisé se trouvaient-elles dans le Michigan
?
MV: Oui.
FTW : Pour quelle raison travailliez-vous avec le crime organisé ?
MV : J'avais ordre de le faire, 90 pour cent du temps. Le crime organisé
fournit les armes et la drogue qui vont à ceux sur lesquels nous enquêtons.
FTW : Avez-vous peur de vous faire tuer si vous êtes extradé vers les
États-Unis ? Pourquoi ?
MV .: Oui. Parce que j'ai parlé.
FTW . Pouvez-vous expliquer pourquoi les tribunaux canadiens ne veulent
pas laisser vos avocats présenter les preuves confirmant votre position
au sein de la Marine américaine ?
MV : Oui. Les Canadiens sont totalement asservis aux intérêts des services
secrets américains. Ils ont peur de l'Oncle Sam. Cela prouverait aussi
que le CSIS a étouffé la mort de Marc Bastien et que la tentative d'étouffer
l'affaire impliquait un membre d'une importante organisation de la drogue
qui avait programmé l'assassinat de Canadiens influents. En fait, un
seul individu a été retrouvé mort dans une cuve d'acide. C'était un
tueur à gages.
FTW: Que réclamez-vous aujourd'hui ?
MV : Je veux retrouver mon uniforme, mon rappel de salaire à 4210,90
$ par mois et mon honneur. [Vreeland a reçu son avis de renvoi à la
vie civile en prison, quelques jours seulement après le 11 septembre.
Le document de renvoi à la vie civile, faxé via une source anonyme,
ne spécifiait pas les mentions "sans manquement à l'honneur"
ou "pour manquement à l'honneur", mais j'ai été dépouillé
de tous mes avantages. FTW]
Je veux que le Président Bush m'accorde une grâce totale et entière
et je réclame l'amnistie du gouvernement américain. On me le doit. Je
veux que Bush soit personnellement informé de tout ce que je sais et
du genre de menaces qui pèsent sur les États-Unis. Cela ne se fera jamais,
c'est pourquoi je réclame aujourd'hui le statut de réfugié permanent
au Canada et la protection des Nations Unies.
FTW: Quelle suite imaginez-vous pour votre affaire ?
MV : Je ne sais pas. Mon avocat est au tribunal en train de chercher
à obtenir un report du procès d'extradition parce que le gouvernement
canadien ne me permettra pas d'assigner à comparaître des témoins très
importants du Pentagone et d'ailleurs.
FTW : La " guerre contre le terrorisme " concerne t elle quelque
chose d'autre que ce qui est dit au monde entier ?
MV: Quelle " guerre contre le terrorisme " ?
FTW: Quels sont selon vous les prochains événements de la guerre contre
la terreur ?
MV: Au bout du compte, quelqu'un va être obligé de dire la vérité. Une
fois que la loi se sera chargée de ces personnes, plus aucune fausse
terreur ne se répandra sur la planète.
Note de l'éditeur :
Michael C. Ruppert, qui est intervenu lors de la Conférence NEXUS 2002
à Sydney, est l'éditeur du bulletin d'information " From the Wilderness
" [Depuis la jungle]. Vous pouvez le contacter à: FTW, PO Box 6061350,
Sherman Oaks, CA 91413, États-Unis, téléphone : (818) 788 8791, fax
: (818) 9812847, e-mail mruppert@copvcia.com site Internet: http://www.copvcia.com
Traduction : Christèle Guinot
SOURCE : NEXUS n°22