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N°43
De : Cratyle 
Le : 5 avril 2007
Je trouve lamentable que vous mettiez tous les partis dans le même
sac, toute idéologie sur le même plan (y compris la vôtre,
j'imagine, car ne croyez pas y échapper), tout homme politique au même
niveau de détestation comme s'ils étaient de même nature,
bref que vous refusiez de faire le travail minimum de différenciation
qui permet d'être lucide. Si vous le faisiez, vous vous apercevriez
que votre refus du système n'est pas un refus de tous les partis actuels,
de tous les projets politiques, de tous les politiques actuels. Ce n'est que
par paresse intellectuelle que vous courez dans l'impasse populiste.
Et moi qui le dis partage voter refus du système tel qu'il fonctionne
aujourd'hui, avec les hommes des clans au pouvoir et les deux partis qui l'ont
exercé. Cela ne m'empêche pas de savoir faire un travail élémentaire
de citoyen en triant ce qui est bon et ce qui ne l'est pas dans nos partis,
nos politiques et leurs projets.
Notre réponse
:
Monsieur,
Convaincus que s'ouvrir à ceux qui pensent
différemment ne peut qu'élargir notre vision des choses, c'est
avec attention que nous avons lu votre message.
Une lecture des textes déjà publiés
dans la rubrique «Dialogues Citoyens» apportera les réponses
à vos remarques. Ce qui ne nous empêche pas de rappeler ce qui
motive fortement notre décision de nous abstenir de voter.
Il est vrai que la grande majorité de
nos concitoyens «gobent» docilement les « informations »
dont les media officielles -toutes sous contrôle– nous inondent
au quotidien. Ces dernières sont les canaux par lesquels passe la manipulation.
Pour celui qui veut bien s'en donner la peine,
de nombreuses sources parallèles nous renseignent, preuves à
l'appui, sur le fait que les vrais maîtres du monde sont ceux qui, à
travers les systèmes bancaires, appuyés par divers lobbies,
soumettent la terre entière à la dictature de la finance supranationale.
Dans un tel contexte de déni de démocratie,
il n'est pas difficile de comprendre que tous les partis –allant d'un
extrême à l'autre– sont soumis à ces prédateurs
qui, depuis des siècles par le biais de l'usure et de la spéculation
monétaire, se nourrissent du travail, de la sueur et du sang des autres.
Les partis politiques ne font qu'entretenir
l'illusion d'un possible changement là où, en réalité,
tout reste entre les mains des mêmes. Nous refusons le système
en place parce que nous constatons que les peuples ont perdu toute liberté
d'action et qu’ils n’ont aucun pouvoir de décision quant
à leur propre économie. Où est la démocratie ?!
Où est la souveraineté populaire ?! Notre refus n’est
donc pas motivé par une idéologie, c’est le fruit d’un
constat lucide.
Si nous mettons dans le même sac tous
les partis, c'est parce qu'aucun ne respecte l'individualité et la
totale liberté de penser de ses adhérents : aucun ne propose
la voie véritablement démocratique qui consiste à soumettre
au référendum populaire toutes les questions
et tous les problèmes qui concernent l'avenir de la société.
Il va de soi que les programmes politiques,
quels qu’ils soient, proposent des tas d’idées intéressantes.
Ce qui est fondamentalement mauvais, c’est l’existence même
des partis avec leurs matraquages idéologiques et leurs promesses jamais
tenues. Adhérer à un parti c’est accepter son programme,
même si l’on n’est d’accord que partiellement avec
ce qu’il propose. Adhérer à un parti c’est se priver
en tant que citoyen du droit démocratique d'exprimer ses desiderata.
Le bulletin de vote ne sert en réalité qu'à légitimer
un programme imposé par des meneurs, inféodés à
la dictature de la haute finance.
Celui qui refuse l'actuel système de
gestion sociale ne peut que le refuser dans la totalité de son mécanisme
et de ses engrenages. Nous refusons l'existence des partis et leur mainmise
élitiste car ils entretiennent la division du peuple. Le simple Bon
Sens nous dicte que la solution juste et durable à tout problème
collectif est dans l'entente et la force
de l'ensemble, c'est-à-dire dans l'union de toutes les forces
individuelles.
En faisant de l'à peu près et
des concessions, en se contentant de ce qui pourrait être "le moins
mauvais", on ne peut espérer transformer en profondeur un système
fondamentalement pervers. Rien ne se fera sans radicalité, sans le
courage de faire table rase des anciennes façons de voir et de concevoir
et ainsi pouvoir TOUT REPENSER, dans un esprit d'ouverture en adéquation
avec l'évolution des mentalités.
Il est inacceptable que les "élites"
de tous bords, dans leur illusoire supériorité, dénigrent,
méprisent les gens simples, bien plus équilibrés que
les pseudo-intellectuels fanatisés. Aveuglés par leur égotisme,
ils sont incapables de comprendre que le coefficient d'intelligence, la quantité
de savoir et le nombre de diplômes ne garantissent ni la clairvoyance
ni le Bon Sens. Le savoir justifie souvent la prise de pouvoir des uns sur
les autres et met en évidence la vanité et les prétentions
mal placées de ceux qui, se considérant supérieurs, se
donnent le droit de dominer les autres.
Que tous ceux qui se sont engagés dans
une politique partisane se posent la question : Est-ce que je veux vraiment
que le monde change, ou est-ce que je lutte pour que mon parti -qui défend
mes intérêts- l'emporte ?
Toute logique partisane est une logique de conquérant.
Toute idéologie a une dimension collectiviste, communautariste. Toute
idéologie est source de division, de recherche d'hégémonie
et de profit qui ouvre au mensonge, à l’incohérence, à
la contradiction et à la manipulation.
La paresse intellectuelle à laquelle
vous faites allusion va de pair avec la mauvaise foi, la recherche de facilité
et le manque d'ouverture d'esprit qui caractérise les moutons de Panurge.
La possibilité d’un autre monde
est tributaire d’un changement radical des mentalités
par l’instauration d’une véritable démocratie qui
mettra fin définitivement au système élitiste avec ses
dominants et ses dominés. Cela exige que l'on abandonne définitivement
les théories et structures obsolètes dont, depuis longtemps
déjà, nous expérimentons la totale inefficacité.
Cordialement.
Lire les autres échanges de courriels
vous donnera un meilleur aperçu de l'état d'esprit qui anime
ce Dialogue.

N°42
Objet : réflexions citoyennes
De: Charlie larchet
Le 30 mars 2007
Bonjour,
Tout d'abord félicitations pour la qualité
de vos réponses, qui pour l'instant restent empreintes de constances
et sans concessions envers les propositions d'alliances politiques détournées.
Vos propositions sont pleines de bon sens, mais
hélas ne changeront rien à la finalité de l'élection
présidentielles, l'article 7 de notre constitution stipule clairement
(le président de la république est élu à la majorité
absolue des suffrages exprimés) pour être plus clair, trois suffrages
clairement exprimés suffisent à dégager une majorité,
certes bananière, mais majorité électorale quand même.
Promis disaient-ils après la débâcle
de 2002 on va en tenir compte, on vous écrira, qui peut encore croire
cela ?
A moins de lui adjoindre une conditions de participation
obligatoire des électeurs, en fonction du nombre de citoyen en âge
légal de voter, je ne vois pas en quoi l'abstention, ferait avancer
la démocratie, comme vous l'avancez souvent, si un vote devait changer
quelque chose, il y à belle lurette qu'il serait interdit.
Entièrement d'accord avec vous les partis
politiques ont pris le pouvoir depuis longtemps et ne sont pas prêts
de le rendre, demandez à JFK ou à BEREGOVOY chez nous ce qu'ils
en pensent. Notre démocratie est aux mains de terroriste internationaux,
prêt à toute les exactions pour satisfaire leurs ambitions personnelles,
mais qui les cautionnent ? Le peuple, par sa soif de pouvoir, car lui aussi
veut sa part de gâteau, le régime politico-militaire permissif
actuel le permet et le cautionne même, pourquoi s'en priver. En d'autre
temps cela s'appelait de la corruption, mais les temps changent.
Même le pouvoir judiciaire passe la
main, combien de politicien ou d'homme d'affaire pris la main dans le sac,
reviennent sur le devant de la scène, après quelque vacances
bien méritées. La séparation des trois pouvoirs chers
à notre démocratie républicaine, n'est plus que mots
vide de sens ou chaque fonctionnaire puise directement dans les poches des
contribuables afin d'assurer ses ambitions personnelles. J'en veux pour preuve
(une parmi tant d'autre, mais celle la me fais bien rire.) celle de l'organe
de direction du conseil général de Mayotte, qui à réussi
le tour de force d'attribuer une subvention de trois millions d'euros pour
la construction d'une Mosquée. Rebaptisée centre culturel après
le refus motivé du préfet.
Cette action à forte connotation musulmane
au cour de la république laïque, à pour but :
1 D'assurer la réélection des
compères.
2 Prendre des bénéfices substantiels
au passage, lors de la construction, ce qui est bien sur normal et une pratique
courante dans le milieu. (Milieu ? ça me rappelle Mafia).
Déjà de nombreuses années
que je ne participe plus à cette pandémie politique, cela n'a
rien changé, mais je ne peux moralement être tenu pour complice
de ces exactions. L'histoire ne jugera pas, comme elle a cessé de le
faire, depuis que les médias sont aux mains de groupe de pression politico-militaire.
Si elle avait voulu le faire nous n'en serions pas là, la chute de
démocratie prestigieuse était encore présente dans certains
livres d'histoire du début du siècle, malheureusement ce n'est
plus d'actualité dans les programmes de l'éducation nationale.
.Pourtant la liberté est un principe
Français n'en déplaise aux détracteurs, Alexis de Tocqueville
l'a martelé face à ces adversaires, pour l'abolition de l'esclavage,
qui s'en souvient ? Les livres d'éducation civique devraient être
remplis de ces précepteurs de la liberté, Rousseau, Voltaire,
Montesquieu, pour ne citer que ceux qui sont à l'origine des avancées
les plus significatives de notre démocratie, les mises en garde de
dérive possible, avait été consignée, à
en juger le résultat, force en est de constater que l'homme choisi
toujours la facilité, donnant raison aux plus ancien Périclès,
Platon. Le bouquet convenant en, revenant à l'éducation nationale
qui réintroduit le christianisme et plus récemment l'islam dans
les programmes, comment ne pas comprendre une volonté délibérée
d'infantilisation du peuple.
Mais dans le cours de l'histoire de ma courte
expérience, j'ai appris une chose. L'homme recherche toujours le pouvoir,
TATATATA ! De Jésus à Mahomet en passant par Abraham, Vishnou,
Bouddha, Lao-Tseu, Confucius, etc. quel est le lien ? Prenez un citoyen lambda,
donnez lui du pouvoir, (la prise de parole en public est déjà
un pouvoir) dés qu'il sentira des alliances possibles, pas forcément
pour son bien être personnel, mais pour faire avancer ces idées,
dans le meilleur des cas. Il s'empressera de dérouiller ses adversaires
afin d'imposer ces idées, dictatures ? Ou démocraties ? Et si
par malheur le citoyen en question est un militaire, le massacre ethnique
n'est pas loin, justifié par la notion de résultat attendu,
et au mépris de toute considération humaine, le militaire étant
par définition incapable de réflexion, puisque conditionné
pour obéir. Finalement c'est le citoyen idéal, il fait ce qu'on
lui dit de dire ou faire et ne pose pas de question, le top. Après
ça étonnez-vous que le général de Gaulle assimile
les Français à des veaux.
Un peu d'humour prêté au génie
A.EINSTEIN, après Hiroshima. La capacité létale d'une
arme est inversement proportionnelle à l'intelligence du soldat qui
doit l'utiliser. ... Ou encore Il y à deux choses qui sont infinis
l'univers et la sottise humaine, quoique pour la première je ne sois
sûr de rien.
C'est ainsi depuis que le monde est monde,
bien que chaque génération apporte sont lot d'homme (oups) et
de femmes admirables, (le terme générique homme englobe les
deux sexes, mais soyons prudent) ils sont trop peu nombreux, pour se faire
étriller sur la place publique, dés qu'ils s'essaient à
une tentative de redistribution des pouvoirs et d'instauration de la liberté
citoyenne. Les femmes étant d'ailleurs particulièrement revanchardes
à ce sujet. (Voir simplement l'échantillon des courriers présents
sur votre site.)
Les religions intégristes ordonnant encore
la procréation à outrance, générant une augmentation
du nombre d'individus sur terre incompatible avec les ressources naturelles
de la planète, la théorie du nénuphar d'Albert JACQUART
est à ce sujet remarquable. Quand la planète aura dépassé
son seuil critique, que faudra t’il faire ? Les moyens sont nombreux
et militairement corrects, guerre, épuration ethnique, empoisonnement
de masse, virus, SIDA, moyens d'extermination de masse, par qui allons-nous
commencer, pays riche ou pays pauvre ? Qui a les moyens d'une telle régulation
? Qui aura la volonté de l'assumer ? Les plus pessimistes, comme Richard
DUNCAN, nous prédisent une grave crise avant 2030, allons-nous attendre
béatement pour contrôler ces affirmations ? Petit cadeau, le
compteur de terriens sur http : //www.terrien.com/ qui va dans le sens des
deux précédents théoriciens.
Devrons-nous attendre la quasi-destruction de
l'humanité pour intervenir ? Bien sûr que non et en cela je salue
votre courage et votre noblesse d'esprit (au sens pur du terme, aucune allusion
à la royauté). Si par ma modeste contribution, je peux participer
à cette noble aventure, soyez assuré de mon soutien, pour les
valeurs qui nous sont communes. J'ai bien peur hélas qu'il faille autre
chose que de la noblesse d'âme, pour mener à bien cette tâche,
qui à mon sens ne pourra se faire que dans la contrainte chère
aux militaires ou dans un autre siècles, s'il en reste. Bien d'autres
sujets viennent à mon esprit, mais je m'en voudrais d'abuser de votre
temps précieux, je présume et espère que la lecture de
courrier citoyen monopolise votre activité.
Sincères salutations citoyennes.
Vive la Planète, Vive la liberté.
Charles LARCHET
Citoyen libre.
PS : je joins un fichier PPS de ma conception,
pas à diffuser, mais une idée pour faire connaître le
but au plus grand nombre, ce moyen de communication est très apprécié
des internautes. Sur votre site il manque un raccourci vers Win zip pour les
fichiers compressés.
Au revoir
Notre réponse
:
Merci de vos encouragements.
Vous avez assez d'ouverture d'esprit pour comprendre
que l'abstention n'est pas une simple manifestation d'indifférence
ou de contestation, c'est le moyen de rappeler que la personne humaine -avec
sa totale liberté de conscience, de penser et d'agir en conséquence-
doit être au centre de tout débat et de toute action.
Parler de démocratie, de responsabilité
citoyenne et de souveraineté populaire dans un monde régi par
la finance internationale -qui impose ses diktats à tous les peuples
et toutes les nations- relève de l'escroquerie intellectuelle. Dans
un monde soumis au totalitarisme économique et financier, qui vampirise
les forces vives du peuple, faire croire que le droit de vote permet de prendre
son destin en main relève du cynisme le plus ignoble (1)
.
Organiser des élections dans un pays
soumis à la dictature de l'argent est une gigantesque mascarade. On
manipule ainsi les masses aveuglées et ignorantes en leur donnant l'illusion
d'être en démocratie.
Dans un tel contexte de terrorisme financier,
de dégénérescence morale et intellectuelle, où
règne la démagogie la plus populiste, s'abstenir de
voter devient un acte de RESPONSABILITE CIVILE et CIVIQUE. C'est
l'expression du refus de voir l'humanité devenir un troupeau d'animaux
domestiques exploités par une clique "d'élus" autoproclamés
et leurs valets serviles.
Tous les tenants du pouvoir, quelle que soit
leur couleur politique, ont les mains et les pieds liés par la dictature
mondiale naissante et s'efforcent, par le formatage, le chantage, l'intimidation
et la culpabilisation, de mettre le droit de vote au service d'un gigantesque
jeu de dupes. Depuis Jean-Jacques Rousseau, de nombreux esprits lucides (2) ont
de façon argumentée mis en évidence que le système
de représentativité parlementaire est une imposture
qui sert uniquement les passions, les intérêts personnels et
le maladif désir de pouvoir de quelques arrivistes.
Par son bulletin de vote, on ne fait rien d'autre
que pérenniser le système mortifère qui, depuis des lustres,
divise nos sociétés en deux camps : celui des dominants, les
soi-disant élites et possédants, et celui des dominés
que l'on exploite, que l'on traite avec mépris et que l'on manipule
pour les garder dans un état d'ignorance, d'abêtissement et d'infériorité.
Le mobile de l'abstentionnisme conscient se
situe au-delà des argumentations partisanes et des luttes de classes
(même si certaines revendications sont légitimes) qui entretiennent
la fracture sociale dont les seuls bénéficiaires ont toujours
été et seront toujours les possédants, ceux qui ont l'appui
de la force armée.
Dans le contexte politique actuel, le fait de
s'abstenir de voter volontairement -donc consciemment- est un acte responsable
qui préserve l'intégrité, la dignité et le droit
fondamental de l'être humain (en tant qu'individualité dotée
de conscience de soi) de penser par lui-même, en dehors de tout matraquage
idéologique.
Considéré sous cet angle, l'abstentionniste
devient le véritable révolutionnaire dont le monde a besoin
pour que l'existence humaine retrouve son sens universel : être un moyen
d'épanouissement, d'évolution et de libération des consciences.
Le progrès, quelle que soit sa forme, ne change en rien le sens universel
de l'existence, il n'est que moyen d'évolution.
Ce ne sont pas la compétitivité
et le profit mais la Sagesse et la Raison
ou Bon Sens qui sont les valeurs spirituelles qui doivent
régir l'existence. L'abstentionniste, volontaire et conscient, est
le seul véritable défenseur de la démocratie
qui donne à tout citoyen adulte le droit naturel de participer pleinement
à la gestion de la cité en exprimant librement ses souhaits
et convictions, prêt pour cela à assumer les responsabilités
qui découlent de sa prise en considération.
Il va de soi que cette prise de position ne
vise pas la formation d'un parti ayant un programme préétabli.
L'abstention est un acte individuel qui ne se pose pas dans
des termes de "perdre" ou de "gagner" des voix et ne se
préoccupe nullement de l'issue des élections que l'on sait d'avance
être toujours au bénéfice des mêmes. C'est à
la lumière de l'éthique individuelle, de l'intégrité
morale et intellectuelle que l'abstention puise sa force et trouve sa valeur,
car seules comptent la cohérence personnelle et la sauvegarde des libertés
fondamentales.
PARTICIPER
A UNE QUELCONQUE MASCARADE ELECTORALE, C'EST PARTICIPER A LA MORT DE LA DEMOCRATIE,
AVANT MEME SA NAISSANCE, c'est être un collaborateur de la
dictature planétaire naissante qui étouffe la dimension universelle
dans l'homme.
On n'est plus digne de la liberté quand
on ne ressent pas comme un devoir sacré l'obligation de résister
à la perversion de l'idéal démocratique, et de refuser
d'être rabaissé au rang d'animal domestique, d'esclave économique.
L'exercice de
pouvoir auquel vous faites allusion s'inscrit tout naturellement dans les
mécanismes psychologiques et psychiques de tout être humain,
mais demande à être soumis à l'autorité qui lui
correspond et qui se concrétise sous forme de lois.
Souvent, on confond les notions d'AUTORITE et
de POUVOIR qui, tels les pôles positif et négatif, sont de natures
différentes, mais néanmoins complémentaires. L'AUTORITE
est d'ordre spirituel et fonde, éclaire,
et légitime le POUVOIR qui, lui, est toujours d'ordre
temporel et permet d'exécuter, de
concrétiser. L'autorité féconde et le pouvoir
engendre. On retrouve cette complémentarité dans tous les domaines
de l'existence, jusque dans les instances législatives et exécutives
qui structurent l'organisation sociale.
L'autorité naturelle des lois qui régissent
la matière s'impose pour l'exécution de projets de cet ordre
(nourriture, habitat, médecine, etc.). L'autorité spirituelle
-l'autorité de LA VIE- impose, à toute action individuelle et
sociale, Sa Loi, loi selon laquelle il y a interdépendance et complémentarité
entre tout ce qui est manifesté. L'autorité spirituelle suprême
est celle de la dimension métaphysique de la conscience individuelle,
ou plan unitaire de l'Esprit (Inconscient Universel), fondement de toute conscience
et référence intérieure commune à tous les hommes.
C'est l'autorité de cette conscience profonde qui nous permet de faire
des choix et de prendre des décisions en "âme et conscience",
au-delà de tout intérêt personnel.
Ainsi, toute manifestation de pouvoir est légitime
(3) ou abusive, tout dépend de sa soumission ou non à l'Autorité
qui lui correspond.
L'exercice de pouvoir commence avec le langage
qui permet de s'exprimer, de communiquer, de proposer et d'échanger.
Mal employé, il sert à séduire, à mentir, voire
à contraindre.
Le don de la parole est le pouvoir créateur,
tant naturel que spirituel, qui hisse l'homme au-delà de son animalité
et de la force brute, et permet d'instaurer des relations sociales harmonieuses,
en dehors de tout rapport de force. C'est la raison pour laquelle le respect
de la liberté de conscience (Autorité) et de
la liberté d'expression (Pouvoir) est essentiel.
Pour nous, il est évident que le problème
de fond auquel se sent confrontée aujourd'hui l'humanité n'est
pas d'ordre scientifique, social ou économique, mais d'ordre spirituel
et exige la prise en considération de la dimension universelle et impersonnelle
de la conscience, autorité suprême qui légitime et harmonise
toute action.
La condition humaine est le lieu de rencontre
pour la mise en équilibre, entre l'aspect matériel, visible
du réel, qui est sous la domination du pouvoir de
"l'Esprit du monde", et l'aspect spirituel, invisible où
règne l'Autorité de "l'Esprit de Vie".
Cette condition fait de l'homme un être double ayant la fonction
universelle naturelle de manifester l'unité de la vie dont il est le
porteur dans la diversité du monde, en y instaurant l'Ordre
et l'Harmonie.
Bien amicalement.
( 1 )
Quelques déclarations qui nous éclairent sur les intentions
réelles qui tiennent le monde en leur pouvoir :
"Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation et je n'aurai
pas à me soucier de ceux qui font les lois." - Amshel Mayer Rothschild
(né Bauer - 1743-1812) -
"La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle
et de banquiers est sûrement préférable au principe d'autodétermination
nationale des peuples pratiquée tout au long de ces derniers siècles."
- David Rockefeller, discours à la Commission trilatérale en
1991-
( 2 ) cf. Rubrique : Elections
2007
( 3 ) Ne confondons pas la légitimité
et la légalité. Cette dernière peut s'avérer être
illégitime du point de vue spirituel. Exemple : toute déclaration
de guerre ou agression d'autrui sous prétexte de guerre préventive.

N°41
De ptitemonkey
Le 12 février 2007
Bonjour,
Je n'ai que 14 ans, cela me dépasse peut être un peu, et je risque
sûrement de dire quelques "bêtises" mais vous refusez
toutes formes politiques, religieuses... j'avoue n'être d'accord avec
aucun des partis politiques et avec leurs propositions qui ne sont que du
vent, je ne suis pas non plus tout à fait en accord avec les religions,
mais ces religions, ces partis politiques sont nés des convictions
des gens. Je veux bien avouer que beaucoup s'en servent de pouvoir, se battent,
entraînent des guerres... mais vous, en voulant interdire ces différents
partis politiques religieux... c'est comme si vous vouliez empêcher
les gens de penser! Il n'y aurait plus de liberté ! Tout le monde devrait
penser pareil ! C'est vrai que le monde n'est pas parfait, et à mon
avis il ne le sera jamais, mais ce n'est pas une raison suffisante pour priver
les gens de leur façon de penser, si différentes soient elles
les unes des autres. Je dois avouer que je n'ai pas lu tous vos articles,
mais ce que vous avez marqué en réponse à Claude Le Guerrannic
qui faisait quelques petites critiques sur vos idées apolitiques me
conduit à penser que vous voudriez l'anarchie. Mais je pense qu'un
régime anarchique serait presque pire qu'une dictature (d'ailleurs
il en amènerait sûrement une !), le pouvoir au peuple, belle
parole, aussi belle que les proposition de Ségolène ou de Nicolas
Sarkozy, malheureusement elles sont toutes aussi fausses. Merci de bien vouloir
me répondre à l'adresse suivante :
ptitemonkey
Au revoir
Notre réponse
:
Chère Amie,
Nous aimerions
recevoir plus souvent des messages comme le vôtre qui nous a apporté
la fraîcheur, la sincérité et l'enthousiasme propres à
la jeunesse. Nous vous encourageons à continuer à vous intéresser
à ce qui se passe dans le monde, car c'est la jeunesse d'aujourd'hui
qui fera le monde de demain.
On peut dire des
bêtises à n'importe quel âge, l'important étant
d'avoir le courage d'exprimer librement ses convictions, ce qui, non seulement
forge le caractère, mais élargit aussi notre compréhension
grâce aux réactions et aux réponses qui nous sont renvoyées.
La seule vraie bêtise, très répandue de nos jours, est
de vivre toute une existence avec les mêmes idées préconçues
sans jamais se remettre en question.
Mais venons-en
à votre message : si, en effet, les croyances religieuses et les idéologies
politiques sont sécrétées par le cerveau humain, ne perdons
pas de vue qu'elles émanent de la pensée de quelques êtres
d'exception, tels que prophètes et sages en ce qui concerne les religions
et la spiritualité, philosophes et sociologues en ce qui concerne les
philosophies de vie et les idéologies politiques.
Tout comme les
enfants et les adolescents ont besoin de leurs parents et de leurs instructeurs
pour se développer et devenir autonomes, l'humanité -dans sa
lente évolution millénaire- a eu besoin de tuteurs et de guides
pour atteindre sa maturité psychologique, scientifique et technique.
De même que l'adolescent aspire à l'autonomie et cherche légitimement
à se soustraire à l'autorité parentale, de même
l'humanité devenue adulte doit se libérer des autorités
religieuses et étatiques qui jusqu'alors ont pris en charge son évolution
morale et son organisation sociale.
En tant qu'adulte,
être dépendant d'une autorité extérieure et y obéir
aveuglément, c'est faire preuve d'immaturité et se condamner
à être un mouton de Panurge qui sera forcément abusé
par des manipulateurs et exploiteurs qui cherchent à nous empêcher
de réfléchir en entretenant un climat social de précarité,
d'insécurité et de terreur. Certes, quand on pense par soi-même,
on peut commettre des erreurs, mais on est moins dupe car on développe
son intelligence et son sens critique. Par ailleurs, l'erreur assumée
peut nous apporter de nouvelles prises de conscience, et devient ainsi la
voie détournée pour approcher la Vérité.
Après avoir
connu des théocraties, des royautés et des républiques,
la civilisation est mûre pour l'instauration de la démocratie,
gestion sociale dans laquelle le citoyen non seulement exprime librement ses
points de vue et convictions sur les grands problèmes de société,
mais aussi est prêt à assumer l'entière responsabilité
de ses choix. La Démocratie est la gestion sociale d'un collectif
humain, devenu adulte et responsable, dont l'organisation se décide
ENSEMBLE.
Pour penser librement,
il est indispensable que la conscience se libère de l'influence des
croyances religieuses et politiques qui, dès l'enfance, colonisent
les esprits. Il est temps que chacun apprenne à penser par lui-même,
librement, en s'informant d'abord et en confrontant ensuite ses idées
et ses points de vue à ceux de ses concitoyens. C'est ainsi qu'on s'éclaire
et qu'on s'enrichit mutuellement, car si nous sommes tous uniques et différents,
nous sommes aussi complémentaires, à la condition expresse
qu'on sache s'ouvrir à ceux qui pensent différemment de nous
!!!
C'est en se libérant
de la mainmise de toute pensée imposée ou communautariste que
l'on acquiert une pensée autonome, condition indispensable pour pouvoir
vivre et agir en accord avec soi-même, dans la cohérence intellectuelle
et morale qui procure la réelle joie de vivre. Ce qui n'empêche
pas que nos convictions et certitudes puissent évoluer avec le temps
vers toujours plus de compréhension et de sagesse.
Vous avez raison
de penser que le monde ne sera jamais parfait. La perfection n'est pas de
ce monde car elle en exclurait le changement, ce qui mettrait fin à
toute évolution et à tout progrès. Une des grandes richesses
de l'existence, qui donne tout son sens et sa valeur à l'esprit humain
est, en effet, de pouvoir continuellement découvrir et apprendre
afin de parfaire ce qui demande à être amélioré.
La perfection utopique, à laquelle certains aspirent, figerait le monde
dans un immobilisme et un ennui mortels.
En ce qui concerne
l'anarchie à laquelle vous faites allusion, étymologiquement
l'anarchie (1)
est un système politique et social sans commandement,
où l'individu est libre et responsable, émancipé de toute
tutelle religieuse et gouvernementale, ce qui ne veut pas dire qu'anarchie
soit synonyme de désordre. Les prétendus anarchistes violents
ne sont, en réalité, que des terroristes, les esclaves d'un
système de pensée idéologique devenus des fanatiques
de la destruction. Et le fanatique n'est ni responsable, ni libre dans sa
pensée ; c'est un exalté déséquilibré,
voire un fou dangereux (2)
.
La démocratie
que le monde veut de toute la force de son âme est un système
de gestion sociale non autoritariste, qui demande à chacun d'être
soumis à L'AUTORITE SPIRITUELLE DU SOI PROFOND, que l'on nomme aussi
la conscience spirituelle universelle, car elle nous demande
de nous situer en âme et conscience, face aux problèmes
et aux choix existentiels. Chacun sait que ce que dicte la voix du Cœur,
siège de la conscience spirituelle, est souvent à l'opposé
de celle de nos désirs et caprices. LA VOIX DE LA CONSCIENCE PROFONDE
EST CELLE DE LA RAISON, CELLE DU BON SENS,
RESPECTUEUSE DES AUTRES ET DU BIEN COMMUN.
L'esprit partisan
qui défend les égoïsmes individuels et collectifs engendre
les désordres sociaux qui aboutissent tout naturellement à la
mise en place d'une dictature policière. Certains individus et groupuscules
entretiennent ce désordre, et vont jusqu'à le provoquer, parce
qu'ils cherchent à instaurer un système autoritaire au sein
duquel ils pourront exercer leur pouvoir. C'est pour cela qu'en cas de troubles
sociaux, il est toujours bon de se demander à qui profite le crime
si l'on ne veut pas se laisser abuser par une manipulation mensongère
distillée par les mass media qui appartiennent, à de rares exceptions
près, à des fabricants d'armes.
La démocratie
se fonde sur la souveraineté populaire qui donne le pouvoir à
l'ensemble des citoyens et non pas seulement à quelques élites.
Cela exige que chacun se soumette à sa propre autorité intérieure,
celle de sa conscience profonde, qui dès le plus jeune âge fait
naître et grandir en nous l'aspiration à la beauté, à
la bonté et à la vérité, réels fondements
de la Paix et de la Justice.
Dans nos sociétés
matérialistes où seuls comptent la compétition et le
profit, cette dimension intérieure spirituelle est ignorée par
tous les prétendants aux postes de pouvoir qui préfèrent
décréter avec suffisance que le "bas peuple" est incapable
de se prendre en charge, car ils n'aspirent qu'à exercer sur les masses
leur influence en les séduisant par des programmes pleins de belles
promesses… jamais tenues ! Dans une démocratie, il n'y
a pas de programmes préconçus puisqu'on doit y consulter
chaque citoyen individuellement, donc par référendum
populaire, sur tous les problèmes et projets de société
importants tels que l'éducation, le système économique,
les délocalisations, la construction de l'Europe, l'immigration, la
peine de mort, l'utilisation des OGM, le problème nucléaire,
sans oublier la déclaration de guerre.
La démocratie,
respectueuse des convictions de tous, demande en contrepartie que l'on se
soumette aux besoins majoritairement exprimés, ce qui finalement sert
l'intérêt de l'ensemble. Ce n'est qu'après avoir pris
connaissance des doléances de tous les citoyens que l'on devrait faire
appel aux compétences de ceux qui ont les capacités de trouver
les solutions adéquates et d'organiser la société autrement
en tenant compte des souhaits exprimés.
Dans le système
actuel, qui n'est qu'une parodie de démocratie, le droit de vote ne
sert au mieux qu'à avaliser des programmes concoctés par quelques
élites autoproclamées, toutes aux bottes de la finance internationale,
et qui ont la prétention de mieux savoir ce que veut le peuple que
le peuple lui-même. Et pour savoir ce que veut le peuple…, il
suffit de le consulter !
Pour construire
une société juste, harmonieuse et équilibrée,
les lois doivent protéger la liberté et les besoins exprimés
par les citoyens, et ce n'est qu'à cette condition que ces derniers
respecteront les lois et mettront le meilleur d'eux-mêmes au service
du bien commun.
Dans un monde
juste, chaque personne doit pouvoir vivre et s'épanouir LIBREMENT.
Cette liberté fondamentale garantit le respect de l'individualité
et de la dignité de chacun.
Sans cela, se
perd le sens universel de l'existence : évoluer librement afin de GRANDIR
EN SAGESSE ET EN HUMANITE.
Bien cordialement.
(1)
Anarchie : du grec : an – arkhê, non-commandement.
(2) Ne confondons pas le terrorisme
idéologique avec les actes désespérés de résistance
auxquels sont acculés certains peuples sans défense face à
des agresseurs surarmés.

Vous trouverez tous les autres dialogues
(questions/réponses) dans les archives
ou bien individuellement ci-dessous.
N°40 De
L.B.
Le 12 février 2007
N°39 De
Yann
Cabello Le 12 août 2006
N°38 De Bouchard
Russel Le 25 mai 2006
N°37 De Claude
LE GUERRANNIC Le 8 mai 2006
N°36
De Jean-Pierre
JOUANY Le 31 mai 2006 (réponse au N°26)
N°35
De Yvan
Bachaud Le 25 décembre 2005
N°34
De Jacques
Daudon Le
23 décembre 2005
N°33
De Jean
JEGU Le vendredi 10 mars 2006
N°32
De
La France En Action Le 16 mars 2006
N°31
De celia48
Le 29 mars 2006
N°30
De Michel
Bonnet Le 28 mars 2006