Le temps que se dissipe l'effet anesthésiant des élections présidentielles, ce site était en sommeil.
La France se réveillant et se mobilisant, les manifestations sociales se multiplient et un véritable besoin de changement se dessine et justifie la reprise de cette action d'information et de réflexion.
Le contexte social redynamisé en particulier par le mouvement contestataire dans l'Education nationale est propice à une ouverture de conscience.
Car pour une fois, ce ne sont pas des intérêts purement personnels, d'ordre financier ou corporatiste, qui sont au cœur du débat, mais un sentiment de responsabilité envers la jeunesse dont l'avenir semble bien compromis.
Et l'authenticité de cette mobilisation ne fait aucun doute. En effet, ni les manœuvres d'intimidation ni les sanctions financières n'ont pu altérer la détermination des plus engagés de ces  "désobéisseurs" . Par leur action, les mots : désintéressement, intégrité et dignité ont repris du service.
Un texte pertinent, "Telle est la question", publié sur http://reseaueducation.blogspot.com, nous invite à visiter le problème de fond.
Le tract ci-dessus est inspiré de ce texte. Sa diffusion pourrait favoriser une prise de conscience et une réflexion généralisées sur le sens de l'existence.
Depuis l'époque des Lumières, grâce à la science et au progrès technique, les mentalités ont évolué de façon fulgurante. Les idéologies mystiques, religieuses, philosophiques, politiques et scientistes, que nous connaissons et qui continuent à nous conditionner, ont fait leur temps.
La responsabilité individuelle ne peut s'exercer qu'en ayant connaissance du sens de l'existence et paradoxalement cette question essentielle ne relève pas de la métaphysique mais du Bon Sens qui la rend accessible à la raison de tous. C'est sur cette base que la démocratie se conçoit et se structure.
Cessons de nous considérer comme des animaux évolués dont la destinée se résumerait à naître, se nourrir, dormir, se reproduire et mourir sans prendre conscience du sens de leur existence dans le contexte universel.
Pour entamer une réflexion ouverte à tous sur cette question fondamentale, à chaque mise à jour du site, nous publierons vos réactions sur le tract : Voilà la question !
Le Comité de Coordination

Réactions sur le tract envoyées à contact@nonalaguerre.com
ou recueillies en direct :


66° 
De Michel Banassat
http://www.facebook.com/michel.banassat

Monsieur,
Je viens de lire le tract, donc je peux à présent en parler. La réflexion qui l'inspire est des plus profondes. Effectivement, la question fondamentale devrait demeurer le sens de l'existence. Si nous avons à l'esprit une telle réflexion avant d'agir dans quelque domaine que ce soit, peut-être deviendrons-nous plus humains.
Cette réflexion devrait bien sûr être étendue à toute forme de vie, à tout ce qui possède ne serait-ce que l'ombre d'un souffle. Toute forme de vie a un sens et est par conséquent précieuse.

65° 
De Simon Magbenga
simon.magbenga[at]googlemail.com

A PROPOS DU SENS DE L’EXISTENCE HUMAINE

Je suis africain. Je ne me distingue des hommes d’autres continents que par la couleur de ma peau, ma culture et ma façon de penser. Mais être blanc, noir ou jaune, peu importe, on a toujours un lien indéfectible, une identité indéniable, qui nous amène à nous appelés tous HOMME. Qui peut le nier ?

Dans un monde où l’on s’entredéchire, réfléchir sur le sens de l’existence humaine devient indispensable, et évoque nécessairement ce qui est commun à tous les hommes, ce qui se situe au-delà de nos différences. Cela demande en conséquence, que la pensée transcende obligatoirement tout ce qui nous sépare, tout ce qui nous distingue les uns les autres pour se focaliser sur ce qui nous rapproche et nous unifie, ce qui est commun et en partage entre tous.

Certains sont choqués par cette question, ou la trouvent bien inutile parce que, d’une manière ou d’une autre, ils se sont volontairement ou non, et petit à petit, écartés, égarés de ce qui les relient à leurs semblables ; au point où ils s’intéressent beaucoup plus à ce qui les différencie entre eux qu’à ce qui constitue leur essence, ce qui les rapproche et les unifie.

En fait, on se trouve piégé par une stratégie dans laquelle nous marchons, depuis des siècles, sans nous en rendre compte. Le mercantilisme qui a fabriqué ce monde-ci s’est basé sur l’esprit du profit personnel. Pour profiter des autres, il fallait bien logiquement s’en distinguer, s’en séparer, afin d’adopter une démarche d’exploitation et de domination pour parvenir à ses fins personnelles. En ce sens, chacun devait utiliser forcément la différence qu’il a sur les autres. Le « chacun pour soi » s’est imposé comme règle de vie générale et dans la psychologie des gens, l’individualisme, progressivement, a été insinué et cultivé à la place de l’individualité (ou l’éveil de la personne à ce qu’elle est, et à ce qu’elle a, à la fois, de commun et de différent avec ses semblables). Ainsi l’esprit de division a empêché la réalisation nécessaire de l’individualité.

Ceci a été rendu possible et organisé systématiquement par toutes les démarches qui ont été sécrétées sur Terre. C’est ainsi qu’en parlant pourtant du même Dieu, les religions ont mis l’accent sur ce qui les différencie entre elles et non ce qui les réunit. Les idéologues, tout en prétendant construire une seule société, ont souligné ce qui les oppose plutôt que ce qui pourrait les rassembler ; d’où leurs guerres incessantes pour conquérir le pouvoir. Les traditions ont fait pareil pour renforcer les liens d’appartenance de l’individu à une communauté spécifique bien distincte des autres. Même les systèmes éducatifs (qui auraient pu corriger cette erreur générale en éveillant l’enfant à sa nature humaine universelle), ont tout fait, et continuent de tout mettre en œuvre, pour armer l’enfant dans le sens d’un combat (concurrence ou compétition) contre les autres afin de se faire une place (dans une société où l’exclusion est devenue reine).

Toutes ces démarches, en se divisant et en se combattant, ont inévitablement induit un esprit de conflit ou de guerre systématique entre les individus, les communautés et les nations. On s’est ingénié à opposer plutôt qu’à unifier ; et même on a suscité des scissions sous la bannière de l’unité. Ignorant totalement que la différence n’a de sens et d’importance que lorsqu’elle sert non seulement à réaliser l’individu, mais aussi à construire un collectif d’hommes vivant en harmonie et non en conflit.

En quelque sorte, tout a été mis en jeu sur Terre pour ériger dans la mentalité de l’homme le pouvoir et l’avoir (la capacité de gagner contre les autres) au-dessus de l’être (l’identité réelle qui unifie aux autres). La raison d’être ensemble, d’être solidaires les uns les autres, a été combattue et remplacée par la raison d’être le meilleur et de dominer son prochain. Dès lors, il n’est plus étonnant que des gens prétendant construire un même pays, se retrouvent toujours en train de se battre entre eux. Pire, quand on évoque le dialogue, certains entendent l’opposition systématique aux autres idées, l’occasion de faire triompher ses propres opinions en excluant celles d’autrui. Observons les soi-disant débats publics (souvent organisés par les politiciens). Cela ressemble plus à des bagarres déplorables et indécentes, à des disputes d’enfants sur une cour de récréation qu’à des discussions sérieuses et responsables! Chacun veut à tout prix avoir raison sur l’autre ; jamais on ne cherche à s’écouter, à reconnaître le bien fondé du raisonnement de l’autre, à s’entendre sur ce qui est vrai pour tous, à trouver la juste façon de voir ou d’aborder le problème. Est-ce normal ? Comment compter sur des comportements de cette nature pour aller dans le sens de l’intérêt général (qui exige une solution et non de multiples idées contradictoires et insatisfaisantes) ?

Comment être étonné que face à de tels « débats » stupides le peuple reste divisé et se montre de plus en plus indifférent aux choses politiques ?... (Il va falloir que certains se remettent vite en question !).

Le sectarisme a fini par s’instaurer dans les têtes au détriment de l’esprit d’unité et de paix. Voilà pourquoi la question, bien essentielle, du SENS DE L’EXISTENCE est devenue déroutante ou dérangeante. Car elle va à contre sens des préoccupations de chacun, obnubilé qu’on est par notre sort personnel et égoïste, l’idéologie à laquelle on adhère, le combat qu’on mène contre ses semblables, ou l’intérêt des siens qu’on veut protéger, avant tout. La question du sens de l’existence est pour certains (et on les comprend bien) un non sens, une aberration, une perte de temps (forcément pour celui qui manque de sérénité et est en lutte permanente).

Les réactions reçues à ce jour sur cette question témoignent bien de l’incompréhension, de l’ignorance et de l’inconscience de certains ; tout comme elle prouve, pour d’autres, toute la justesse, la profondeur et l’ampleur de l’enjeu. On ne peut construire une humanité qui tienne debout en ignorant ce qu’elle est fondamentalement. Les réactions de rejet prouvent l’incapacité de certains à élaborer une simple formulation du problème humain qui soit une base commune, acceptée librement, afin d’établir le vrai dialogue indispensable pour la construction d’une société harmonieuse. L’orgueil de croire qu’on a toujours raison peut conduire à l’autisme.

Par ailleurs, que peut-on faire ensemble lorsque certains veulent transformer les hommes en robots, en des automates, pendant que d’autres cherchent à en faire des anges, et d’autres encore veulent en fabriquer des surhommes (des transhumains) ; tandis que, l’immense majorité cherche à être tout simplement des êtres humains ? Faudrait-il alors diviser la planète afin que chacun vive ses fantasmes dans son coin ? Non, la Terre est indivisible et il va falloir s’entendre, qu’on le veuille ou non. Et c’est bien la majorité des citoyens (et non celle de la manipulation politicienne) qui, par une véritable démocratie directe, dictera la Loi. La récréation des politicards et autres manipulateurs de l’ombre doit prendre fin. C’est l’humanité toute entière, par ses vives revendications, qui le réclame. Certains ne feront plus illusion encore longtemps !

Car, il s’agit bel et bien, par cette question et les réflexions éclairées qui s’en suivront, de se débarrasser des encombrements idéologiques et de faire le point sur la marche de l’humanité. Face à cette crise majeure, est-on dans la bonne direction ? Répond-on au besoin de l’humanité ou plutôt à autre chose ? N’est-ce pas de l’égarement quand on continue dans le « ringardisme » fort stérile des combats d’idées ? Où place-t-on l’intérêt général ? Qui peut être sûr que des dirigeants qui s’entendent sur tout et sur rien savent vraiment où ils nous conduisent ? Et le commun des mortels qui s’élance sur les pistes qu’on lui présente, est-il sûr de lui et quelles sont ses assurances ? Sinon, pourquoi tant d’incertitude, d’angoisse, voire de panique chez les gens ?... Des questions, et bien d’autres, auxquelles il va falloir, à chacun de nous, y réfléchir et répondre honnêtement si l’on veut changer de route (au cas où l’on s’égare) ou continuer sereinement (au cas où l’on n’est certain de ne pas se tromper).
Simon Magbenga
Lomé, le 08 juin 2009

64° 
De Virginie Gay
virginiegay[at]gmail.com

Le sens de l'existence. Question dérangeante qui me renvoie à mon endormissement. C'est presque rassurant de vivre au rythme du petit train-train quotidien au sein duquel je suis centrée sur moi, mes désirs, mes envies et où en apparence tout est tranquille pour moi!
Alors que se poser cette question, c'est accepter de tout remettre en question à chaque instant, c'est apprendre à affiner la perception que j'ai de ce que me dicte ma conscience, c'est accepter de ne pas suivre le chemin tout tracé par la société, c'est dire ce que j'ai à dire sans attendre la reconnaissance et sans avoir peur du qu'en dira t'on. Finalement, c'est mieux me connaître, être cohérente et lucide sur mes capacités et limites, c'est ne rien vouloir pour moi, c'est m'oublier.
Il est clair que ces quelques lignes ne constituent pas LA réponse. C'est en travaillant ensemble, en vivant ensemble et non pas les uns à côté des autres, en s'éveillant à notre conscience et donc à ce que nous portons tous au plus profond, que le puzzle peut se constituer.

63° 
Message transmis par le R.I.R.E

J'ai bien reçu ta "question" sur le sens de la vie!...vaste question à vrai dire, qui demande réflexion !...dans un premier temps je serai tenté de dire tout simplement que le sens d'une vie est à moitié (ou plus!) rempli quand on aime quelqu'un qui vous aime et qu'on vit sans se poser cette question. Ou plutôt que l'amour a cette propriété intéressante de vous ôter le besoin de vous poser cette question. Rire. .Mais il est bien connu qu'on est "possédé" quand on aime..... Bizarrement, cette question me fait aussi penser à ce qu'a écrit Bourdieu sur la vie sans sens des sous-prolétaires algériens (très beau passage sur le temps qui passe -ou plutôt ne passe pas justement- dans les "méditations pascaliennes") Bon je réfléchirai plus longuement à tout ça, promis...
Lionel

 

62° 
De Olivier Lohmuller
http://fr-fr.facebook.com/people/Olivier-Lohmuller/1317250018

C'est un tract intéressant dans le fond et la forme. Ce tract peut interpeller la population.
Mais les gens qui recherchent un emploi, de la nourriture ou un toit remettent la réflexion à la question plus tard. Ceux qui recherchent des loisirs ou de l'argent pour investir davantage rejettent l'idée de la réflexion de cette question. Par contre, ceux qui recherchent un sens idéal de leur vie pour servir au mieux leur civilisation recherchent la réponse à cette question ou répondent à la question en agissant au travers d'associations humanitaires ou recherchent un mouvement qui fait la synthèse du sens donné à la vie pour aller vers la conscience citoyenne collective que peut être le T.E.R.R.E. qui rassemble par son programme aussi ceux qui recherchent un emploi, de la nourriture, un toit, voire aussi ceux qui recherchent des loisirs ou de l'argent pour investir.


61°
De Jean Dornac
jean.dornac[at]yahoo.fr

Vaste question, (…) Question que je me pose depuis longtemps. Particulièrement ces derniers temps, peut-être parce que ma propre vie a beaucoup changé depuis quelques mois. Je compte écrire un article sur ce sujet, un ou plusieurs, je ne sais pas encore. Mais je manque cruellement de temps.
Pour répondre un tout petit peu, mais bien sûr, ce n'est que mon avis, je suis persuadé que l'humain s'est totalement trompé il y a plusieurs millénaires. Depuis, génération après génération, nous avons poursuivi dans cette erreur. La question posée est donc très pertinente. Quelles que soient les luttes, si l'humain ne change pas, s'il ne se pose pas les "vraies" question, hors d'un cadre religieux qui à mon sens n'apporterait rien, l'humain continuera dans la folie jusqu'à une fin qui semble bien trop proche... C'était déjà la perception de Gandhi et quelques autres de grande stature humaine...
Pessimiste, n'est-ce pas..
Je ne peux développer plus, ce soir, je suis très pris pour tenter de soutenir, sur mon blog, les indiens péruviens qui ont été massacrés la semaine passée... enfin, soutenir leurs familles et ceux qui combattent toujours. (…)
Avec toute mon amitié

60°
De NéO
grandnord[at]live.fr

Salut !

Si je vous disais que nous sommes sur terre pour conscientiser notre Identité véritable, originelle et éternelle, je déclencherais sans doute une avalanche de sarcasmes et de railleries. Je ne le dirai donc pas pour m’intéresser uniquement à l’aspect purement social de votre question.
Dans les réponses que j’ai lues dans cette rubrique, j’ai relevé : Il est temps de réunir les hommes et les femmes au-delà des croyances et des idéologies qui divisent et s’opposent (n°2) car nous vivons les uns contre les autres (n°47) ; qu’il est urgent de dépasser le développement pour aller vers l’épanouissement en mettant en réseau les intelligences (n°5) afin de sauvegarder l’intérêt commun (n°27).
Tous ces énoncés me semblent être en parfaite adéquation avec l’aspiration généralisée à une gestion sociale véritablement démocratique et responsable où le peuple (c’est-à-dire l’ensemble des individualités), prend en main son propre destin. Démocratie directe qui exige que chaque citoyen adulte participe activement à la gestion de sa communauté, en commençant à exprimer librement son avis sur tout problème ou projet de société importants.
Bien sûr, selon l’âge, les aptitudes et les aspirations de chacun, les avis et les valeurs diffèrent (cf. n°22 et 43) et doivent donc être hiérarchisés pour garantir et les libertés individuelles et l’intérêt commun.
Car si nous sommes tous d’accord sur le fait que nul ne doit faire de tort ni moral ni physique à tout autre humain (n°16), l’histoire nous démontre que l’on peut se tromper en toute sincérité et par ignorance, gravement nuire sans en avoir conscience. En France, l’actualité a mis en évidence que pour solutionner le problème de la liberté de fumer ou de ne pas fumer dans les lieux publics, il a fallu être mis devant la dure réalité des faits : un nombre impressionnant de non fumeurs malades et 5000 morts prématurées par an, à cause de la «liberté» des autres.
A bien y réfléchir, il en va de même avec les conséquences néfastes de toutes les passions et addictions : alcool, argent, drogues, bruit, sexe, médicaments, TV, jeux de hasard, Internet, etc. Véritables pollutions physiques et psychiques qui ne montrent leur vrai visage que quand le mal est fait. Une planète polluée, à cause d’une industrialisation non maîtrisée, nous apprend qu’il est nécessaire de réfléchir avant d’agir, et que se poser des questions existentielles essentielles n’est pas une affaire de secte (n°22) ou de religion (n°45) et ne mène pas du tout à un échec absolument certain (n°37).
C’est à juste titre que votre correspondant du n°41 attire l’attention sur le fait que cette question surgit quand on devient malheureux, au tournant de la vie, car en effet ce n’est que face aux déboires, à la maladie, à la mort que l’on est prêt à se poser des questions essentielles.
L’homme est ainsi fait : ce n’est que contraint, voire acculé qu’il est prêt à remettre en question ses attirances, habitudes, convictions et certitudes.
Tout naturellement l’humanité aspire à un contexte social où règnent la Liberté et la Justice, où chaque citoyen peut évoluer et s’épanouir librement (cf. n°8 et 28) en construisant «son bonheur», selon ses critères, valeurs et intérêts du moment qui bien sûr évoluent avec la maturité qu’apportent l’âge et l’expérience.
Toutes les valeurs et références humaines qui donnent du sens à l’existence doivent être respectées et trouver leur juste place sur une échelle de valeurs régies et ordonnées par le sens ou la valeur suprême. Car la question de l’éducation pose le problème des valeurs, des principes moraux qui doivent guider nos comportements (n°45).
Quant au sens «ultime» qui est derrière tous les sens auquel fait référence l’intervenant n°46, il pourrait bien être celui qui nous libère de cette fameuse angoisse existentielle (n°51), cette peur de la mort (n° 53). Un sens universel qui est forcément le même à travers les temps donc indépendant de tout progrès. Ce sens universel nous permettrait non seulement de maîtriser et de canaliser le progrès mais aussi de transcender tout ce qui est conventionnel et que tentent de nous imposer ceux qui dirigent ou manipulent l’époque.
Bref, un sens universel qui n’est pas dicté par une croyance ou une idéologie mais imposé par la réalité de la vie.
Pour ceux qui s’intéressent au sort de l’humanité, cette question ouvre un vaste domaine de réflexion et d’investigation, elle demande aussi que l’on aime la vérité au-delà de tout intérêt personnel, corporatiste ou communautariste.
J’ai aimé et j’ai pris goût à réfléchir sur les avis et les points de vue que vous publiez dans cette rubrique.
Amitiés,
NéO

59°
Message transmis par le R.I.R.E.

" (...) sur le contenu du tract, je ne peux qu'être d'accord.
Je suis très impliquée dans les réseaux de l'économie solidaire dont le principe est que l'économie ne doit pas être tournée vers le profit mais centrée sur le bien être de l'homme et de son environnement. Ce que préconise l'économie solidaire c'est, justement, que les échanges entre les hommes doivent avoir un sens, une "utilité sociale". Cette économie se fonde sur la mise en réseau, la mutualisation, l'entraide et la recherche d'un mieux vivre ensemble."
Alima

58°
Message transmis par le R.I.R.E.

"Le tract que tu m'as envoyé pose, je pense la question de fond. C'est l'essence de toutes les luttes "hors normes", "alternatives" de ces 20 dernières années. Les pays dits "en voie de développement " ont été les premiers, il me semble, à construire des actions économiques ou sociales en se fondant d'abord sur ce que les gens perçoivent d'eux-mêmes, sur la réflexion sur leur identité, leur être individuel et collectif. Ce sont les armes et les outils les plus évidents et les plus efficaces, je pense.
C'est la démarche de l'EZLN et de la Otra Campagna au Mexique.
Le danger, dans nos pays, c'est que nous avons tendance à théoriser d'abord à l'extrême et ensuite à s'efforcer de faire coller la réalité et les actions à la théorie en question. En route, on a perdu l'humain, la chair, et le "bon sens".
Je pense qu'il faut un aller et retour permanent entre les besoins, les aspirations, l'action, la réflexion et la théorisation, chacun entretenant et structurant l'autre.
Ce que l'EZLN et la Otra Campagna réalisent depuis 20 ans dans les Chiapas, se construit jour après jour, dans ce va et vient avec surtout beaucoup d'humilité, d'ambition et d'exigence à la fois.
C'est ce qui ressort aussi du Manifeste et du mouvement de cette année en Guadeloupe.
Je crois que dans nos pays riches, le changement de mode de pensée est plus difficile et va prendre plus longtemps. Nous avons des habitudes de réflexion qui se sont raidies et notre perception de nous-même est parasitée par de nombreux lieux communs que nous tenons pour acquis et que nous ne pensons pas à remettre en question.
Ce qui sous-tend le mouvement des désobéisseurs, même si nous ne le percevons qu'imparfaitement, c'est cette recherche de nous-mêmes, de ce qui est important pour tous, de notre humanité commune. Un jour ou l'autre, nous serons capables de la mettre en mots de façon plus complète, plus profonde (nous avons déjà commencé et nous ne sommes pas les seuls).
Les analyses, politiques, sociales etc. actuelles, sans vouloir diminuer, leur importance et leur nécessité, sont en quelque sorte l'habillage de cette aspiration fondamentale.
Je suis persuadée que nous sommes à l'aube d'une révolution de la pensée humaine.
J'ai encore du mal à cerner précisément ce qui est en train de se passer (non pas dans les faits, mais dans les têtes) et donc à l'exprimer ; je ne suis d'ailleurs pas sûre de vouloir cerner totalement, enfermer cette réalité-là dans un carcan de mots, j'ai trop de curiosité pour ce que nous serons capables de faire, de rêver, d'élaborer, de réaliser. Je préfère la mouvance de l'échange, l'incertitude, et les moments de grâce où des choses fortes se passent entre les gens.
Je m'en suis rendue compte dans ma classe, avec mes petits bouts d'hommes, quand ces moments-là se passent, après plus rien n'est identique, nous sommes tous changés, plus vrais, plus heureux, plus forts.
La grande force de notre mouvement, c'est que nous faisons passer hors de la classe, dans nos rapports aux autres, dans nos actions, ce que nous savons vivre avec les enfants dans nos classes. Et nous commençons humblement mais sûrement à construire la vraie vie !
Voilà, rapidement, ce que m'inspire ce tract."
Annie


57°
De Armelle Philip
armelle.philip1[at]orange.fr

Oui, il y a une crise de civilisation.
Oui, ce tract m’interpelle.
Oui, mais que faire ?
La rubrique Citoyen Libre est déjà un début de réponse car il faut bien commencer par quelque chose. Il faut pouvoir se rencontrer et échanger autour de cette question essentielle qui concerne tout le monde : quel est le sens de l’existence ?
Car, à un moment ou à un autre, qui ne s’est pas posé cette question devant l’absurdité de la vie (le fameux « boulot - dodo- métro »), devant la souffrance, devant les épreuves, au cours de périodes perturbées ou perturbantes où, tout d’un coup, on se demande pourquoi l’on vit. On ne se pose jamais cette question lorsque tout va bien !
C’est peut-être d’ailleurs une des raisons pour laquelle on l’oublie de nouveau et que l’on s’endort devant des certitudes, des vérités que l’on croit immuables mais qui nous ont été inculquées malgré nous. Elles se sont enracinées dans la conscience humaine au cours des âges, au gré des religions, des idéologies dominantes, on ne les remet plus en question et docilement on leur obéit croyant que l’essentiel est d’avoir le bonheur, la réussite, l’argent, le développement durable, une planète propre et disponible pour les profiteurs de tous poils.
Et si on prenait le temps de se questionner en son for intérieur ? Si on arrêtait de courir après des modèles de vie complètement irréalistes, qui n’existent qu’au cinéma, sur le papier glacé des magasines, qui sont sans âme, une invention d’esprits tordus qui s’ancre chez ceux qui ont perdu le contact avec eux-mêmes.
En ces temps tourmentés, il faut que la Force silencieuse, qui n’est ni religieuse, ni mystique mais inhérente à la conscience humaine et qui sommeille en chacun de nous trouve son chemin pour montrer à chacun ce qu’il a à faire. Pour ma part, je donne déjà le tract à qui je peux et souhaite participer à des échanges constructifs.


56°
De Monique Colletti
monique.colletti[at]wanadoo.fr

Au cours de divers échanges au sujet du tract « VOILA LA QUESTION », j’ai retenu les commentaires et réactions suivants :
1) Tout d’abord, mes interlocuteurs trouvaient la question essentielle mais n’arrivaient pas à y répondre de manière assez précise et satisfaisante pour eux-mêmes.
Je trouve dommage de ne pas l’écrire quand même, car à mon avis, voir, reconnaître et exprimer que la question du sens de l’existence est fondamentale pour organiser la société constitue un pas essentiel -si ce n’est le premier- pour un changement de société. C’est, en effet, toute notre façon de penser et d’agir qui peut alors changer. Un de mes interlocuteurs a fait cette remarque pertinente : « Il est certain que, si au moment de nos réunions, nous avions tous en tête ne serait-ce que cette question, nous proposerions certainement d’autres formes actions ». Eh oui !
2) Une autre personne a témoigné qu’elle était d’accord avec le caractère essentiel de cette question mais que la façon dont le tract est rédigé « fait un peu » religieux ou mystique, ce qui peut éloigner des gens, en particulier dans les milieux militants.
Merci pour la remarque, il est toujours possible de reconsidérer une formulation pour rendre l’idée plus accessible à tout le monde.
J’ajoute cependant qu’à force d’avoir éludé de notre vie courante tout ce qui concerne le fondement de la vie de l’homme pour ne le laisser qu’aux religieux et aux mystiques, nous finissons par passer à côté de ce que nous sommes, individuellement et collectivement.
Je suis convaincue que le sens de l’existence concerne tout individu car naître et mourir sont deux faits réels pour tous. Considérer notre mortalité, être conscient de notre mortalité c’est justement faire preuve de réalisme. Comment peut-on être responsable soi-même en délégant le sens de l’existence à certains, qu’ils soient religieux, mystiques ou idéologues de quelque sorte que ce soit ?? La question du sens de l’existence nous concerne tous, et la réponse est à trouver ensemble, vraiment ensemble et sans aucune exclusion.

55°
De Bruno Walerski
brunowalerski[at]aol.com

Tout petit déjà, j’avais bien du mal à accepter la manière de vivre des adultes et à comprendre la vie avec les conflits, les injustices et les horreurs. Aujourd’hui je sais que pour leurs propres intérêts certains individus sans scrupules n’hésitent pas à engendrer l’ignoble et ceci par tous les moyens. Les individualités sont diverses et variées, il y en a pour tous les goûts, avec pour unique dénominateur commun la Vie qui nous mène de la naissance à la mort. Si l’homme s’intéressait un tout petit peu plus à la Vie plutôt qu’à sa vie, un grand pas serait fait.
Oui, la solution est dans la question, mais comment empêcher les fous, les inconscients d’agir ? Nous sommes les handicapés du vrai sens de notre existence. La révolution est permanente. Un débat, une réflexion collective sur la question serait très efficace à beaucoup de niveau.


54°
De Claude Ramin
claude.ramin[at]wanadoo.fr

La question centrale est bien celle de comment dépasser ce système capitaliste fondé sur l’exploitation/aliénation des êtres humains d’ici et de là-bas et la destruction de nos écosystèmes hypothéquant l’avenir des générations futures. Nous vivons une crise anthropologique…

Aucune organisation ne peut porter à elle seule le projet émancipateur parce que les voies de ce dépassement sont multiples, parce qu’elles sont portées par autant de voix.

L’autre point central est celui de la nécessaire irruption citoyenne dans le cadre de ce processus forcément long et toujours à recommencer… Ce qui est sûr.

Je me permets de vous faire passer une contribution (ICI, LA-BAS ET MAINTENANT… EUROPEENNES ET APRES) que j’ai écrite en mars dernier pour répondre un peu plus sur le fond à votre question à verser au débat bien évidemment, j’ai davantage de doutes que de certitudes…
Cordialement
Claude

53°
De Geneviève Colletti
gcolletti[at]orange.fr

Quel est le sens de l’existence ?
L’existence humaine se situe, pour chacun de nous, entre deux points extrêmes : la naissance et la mort.
L’être humain naît et meurt et durant cette période indéfinie il existe sur terre.
Pourquoi est-ce ainsi ? Je ne sais pas, c’est encore pour moi le grand mystère de la Vie.
Pour faire quoi ? D’un certain point de vue, on peut penser que la réponse appartient à chacun en tant qu’individu dans son quotidien. Mais plus globalement, ce que l’on fait sur terre, le sens et les valeurs d’existence viennent définir notre parcours collectif commun et l’esprit de notre organisation sociale, avec un impact évident, conscient ou pas sur chaque individu.
Je peux constater que si je considère mon existence en tenant compte que son aboutissement sera ma mort, je me situe différemment dans la vie. Il ne s’agit pas de morbidité mais de lucidité qui me permet un regard plus global vis-à-vis de moi-même et des autres, une hiérarchisation différente de mon quotidien par un approfondissement de ma conscience. Naître c’est découvrir la vie, intégrer sa mortalité c’est vivre son existence avec profondeur.
« Accomplir chaque acte de ta vie comme s’il devait être le dernier. » (Marc Aurèle, empereur et philosophe romain, 121-180)
Il me vient à penser que l’homme naît et meurt et que durant son passage sur terre, tel un voyageur, il découvre, expérimente, met en œuvre son pouvoir créateur, mais garde en tête une approche désintéressée et respectueuse de ce qui est ; car pour bien voyager il faut rester léger et veiller à ne rien dégrader de ce qui nous a été confié.
Dans notre monde de course à la consommation, à l’avoir, au pouvoir, au paraître, la Mort vient sonner le glas d’une course folle... C’est pour cela qu’Elle nous fait peur. Elle symbolise l’Inconnu vis-à-vis duquel notre soif de maîtrise se décompose en angoisse existentielle !
Le sens de l’existence : Mourir en Paix. En paix dans ma conscience, vis-à-vis de mon propre chemin de vie, vis-à-vis de mes relations aux autres, vis-à-vis des responsabilités qui m’ont été confiées.
Je suis née et je vais mourir. Vous aussi.
A partir de là, on peut réfléchir tous ensemble et autrement à la question du sens de l’existence.


52°
Message transmis par le R.I.R.E.

J'ai bien lu le tract et il fait écho en moi.
Les mots sont justes et bien choisis je trouve, en restant simples et accessibles.
Je suis tout à fait d'accord avec toi. En effet, la racine de toutes nos questions, de toutes nos luttes, réside dans la seule question du sens de l'existence.
La source de nos questionnements est dans la Vie et l'Ecole incarne la Vie, puisqu'il s'agit d'Enfant, graines de vie, et de construction !
Alors oui, le débat sur l'Ecole ne peut pas être sans débat sur le sens de l'existence.
Sophie


51°
De Eric
adam196809[at]yahoo.fr

J'ai lu le tract. Il a le mérite de poser la question globale en profondeur. Le sens de l'existence... d'après Sartre, référence en termes existentialiste, il n'y en a pas a priori, mais c'est justement à chacun de lui donner un sens (le plus souvent le sens conventionnel de l'époque car c'est le meilleur moyen de nier et refouler la fameuse angoisse existentielle qui saisit celui ou celle qui ose se poser cette question fondamentale).
Il faut ajouter que la société a déjà historiquement sa réponse en prêt-à-penser. Et que l'éducation, la culture ou la religion (y compris les formes les plus laïcisées) véhiculent ce sens commun : celui qui consolide ladite société.
Cette remarque faite, le tract ne dit pas autre chose que le constat de la faillite complète du dernier sens commun mis à disposition. Et l'appel à en inventer un autre sous certain critères particuliers (liberté individuelle, justice, solidarité) qui, pour acceptables qu'ils soient n'en sont pas moins eux-mêmes des a priori. A cela s'ajoute le caractère vague et ambivalent des mots à qui on peut par la suite faire dire ce qu'on voudra. C'est ainsi.
Donc comme point de départ, ce tract est tout à fait intéressant. Reste à savoir quel sens commun nouveau on mettra derrière. On pourrait à partir de là travailler intellectuellement et moralement à produire ce nouveau sens. On le doit même. Et je suis déjà, à ma façon, en train de le faire, tout comme toi à travers les actes que tu poses. Il manque la synthèse entre tous les acteurs et je crois bien que c'est un produit historique de très longue durée. C'est pourquoi il semble utile de regarder au-delà des étiquettes et comportements associés auxquels nous souscrivons chacun, chacune, quotidiennement, dans nos constructions personnelles, notre vie vécue.
Je crois que les « désobéisseurs », comme groupe peuvent à partir de leur audace commune chercher à énoncer déjà le sens de ce qu'ils font. Ça aura le mérite de légitimer ce qu'ils font tout en ouvrant des possibilités aux lecteurs de leur message (les parents, les élèves éventuellement et bien d'autres). Bien sûr qu'il serait tentant de construire un nouveau genre de déclaration universelle du sens de l'existence humaine. Mais le problème est que toute énonciation, comme formelle, est toujours récupérable et déviable de son sens. Cela tant que la mauvaise foi (sartrienne) reste dominante. Mais aucune déclaration ne peut en venir à bout. Cela se joue dans les fors intérieurs, presque en deçà des consciences. Et a lieu avant toute interprétation de la déclaration.
La valeur que le tract demande de produire ne relève pas d'une formalisation avec des mots mais d'un processus coalescent de recherches et réponses vécues à la question du sens. Cela n'enlève pas son sens à toute tentative de formaliser un sens. Seulement il faut garder le recul nécessaire sur qui énonce et qui écoute et comprendre qu'au final il n'y a avancée qu'avec rencontre à travers les vécus de propositions de sens. Sans quoi on fige le processus du sens en UN sens unique et surtout fixe... enfin... jusqu'à l'effondrement suivant : toute rigidité est l'antichambre de la mort.
C'est peut-être ça finalement le sens recherché (mais qui n'en est pas UN aussi paradoxal que ça paraisse).


50°
De Diane Combes
dianecombes[at]wanadoo.fr

Invitée, le 8 mai dernier, à un débat sur les résistances dans un comité local d'anarchistes, j'ai fait connaissance avec ce milieu. J'ai en général de la sympathie pour l'autonomie et l'indépendance d'esprit, mais là, j'ai été surprise par le manque d'ouverture, l'absence de volonté de s'ouvrir à l'autre, d'intégrer la différence et d'unir nos efforts. Partout l'on crée du conflit et l'on espère qu'il en sortira quelque chose, même les adeptes de la non-violence agissent ainsi...

J'ai eu le sentiment de la lutte d'une minorité contre le reste de l'humanité, donc peu d'espoir pour la suite des événements puisque la domination mondiale se joue sur la division de tous contre tous !
Enfin, cela m'a confortée dans l'idée que c'est au niveau de la façon dont nous nous approchons les uns les autres qu'il faut travailler. Sans changement radical de mentalité, nous resterons les victimes de notre propre subjectivité !

Construire l'unité entre les hommes est ce qui est le plus urgent à réaliser. Pour cela, il va bien falloir se pencher sur la question du sens de notre existence !

Merci pour cet espace de discussion qui est vital même s'il semble, pour le moment, intéresser peu de monde.


49°
Message transmis par dominique.mira[at]orange.fr

Sur le fond 100% RAISON (…). Ça fait réfléchir mais qui veut réfléchir de nos jours ? (…)
Annick


48°
Message transmis par le R.I.R.E.

(…) Mon humble avis est que, comme le dit je ne sais trop qui, la démocratie est imparfaite mais reste le système le moins pire pour régir un Etat, que l'enjeu actuel est de convaincre au maximum les gens d'arrêter de voter à droite, que le tract en question est trop général, qu'il faut mener des luttes précises, faire émerger dans la société des mots d'ordre écologiques, sociaux et autres (je suis une lectrice d'Empire de Toni Negri ) qui deviennent des évidences, dénoncer par exemple au quotidien les effets de la restriction des services publics par exemple, avoir des luttes très précises, et donc que le tract ci-joint est beaucoup trop fourre-tout. "Effets catastrophiques de la crise", je veux bien, mais nous avons en France encore une Sécurité Sociale et un Service public, attention à ne pas tomber dans l'hystérie, gardons la tête froide, convainquons autour de nous avec patience, pédagogie et pertinence, relisons Aristote au besoin. Nous pourrions peut-être lancer comme mot d'ordre : si nous arrivons à convaincre chacun d'entre nous une ou deux personnes de ne plus voter Sarko, Le Pen et consort, ce serait une assez chouette avancée pour que les deux années que nous venons de passer ne se prolongent pas encore huit ans...
A bientôt
Marie


47°
De Fabrice Bonin
Fmbonin[at]aol.com

Ce tract m'interpelle profondément. En effet depuis longtemps je me dis qu'il doit bien y avoir une autre manière de vivre ensemble que de chercher à tout prix à appartenir à un clan, un parti politique, etc.., ce qui est obligatoirement source de division. On vit les uns contre les autres. Et pendant qu'on gaspille notre énergie dans des rapports de forces stériles au lieu de vivre dans l'unité, une minorité, comme vous dites, qui connaît bien la psychologie humaine, profite de l'occasion pour nous manipuler et nous maintient dans la division.
Je sens qu'il y a une autre voie qui n'a pas ou peu été explorée : celle de l’être humain qui est au-delà de toute appartenance politique, culturelle, religieuse.
Prenons conscience de notre identité commune, seule garante de l'unité, au lieu de nous déchirer pour imposer nos idées.


46° 
Message transmis par le R.I.R.E.

Je partage totalement votre idée.
Sur la formulation, je ne parlerais pas, pour ma part, d’une question à résoudre, mais plutôt d'une approche ou d’un retour sur le sens de notre existence, sur le sens (ultime) qui est derrière tous les sens...
Et l’éducation a à y voir beaucoup : c'est mon engagement et ma contribution.
Jean-Pierre


45°
Message transmis par le R.I.R.E.

Concernant le tract, à savoir la question "fondamentale de l'existence"... je trouve ça un peu trop... religieux !! Quel sens à l'existence ? Ne sommes nous pas dans le domaine de la croyance ?
Je pense que la question de l'éducation pose le problème des valeurs, des principes "moraux" (ou plutôt philosophiques) qui doivent guider nos comportements. L'éducation nous donne des repères pour arpenter le chemin de la vie, en aucun cas elle ne doit nous amener à la fin d'un chemin !
L'école donne des moyens d'avancer et non pas un but à atteindre !
Enfin c'est mon opinion, exprimée de manière spontanée !! Mais je vais réfléchir sérieusement à la question.
Cordialement
Boris


44°
Message transmis par dominique.mira[at]orange.fr

Je pense effectivement que cette question est fondamentale. Je trouve même grave qu'on ne s'autorise pas à se la poser ou qu'elle nous laisse complètement indifférent. Ce qui prouve le degré d'anesthésie dans lequel on est tombé.
D'autres se la posent pour nous et, qui confisque la question impose la réponse !
On n'a jamais rien concrétisé sur terre sans penser au préalable à la direction que l'on veut prendre. Construisons-nous une maison sans en établir les plans ?
Au point où nous en sommes, agir concrètement sans se donner les moyens de tout revoir d'un oeil neuf, c'est repartir sur les mêmes chemins balisés d'avance, qui ne peuvent nous mener que vers la même impasse, déguisée peut-être sous une autre étiquette !
Corinne

43°
De Amédée
broceliande3d[at]free.fr

Bonsoir,
Je suis bien d’accord que c’est une crise de civilisation, et que de chercher à mettre des « patchs » sur les systèmes défaillants ne résoudra aucunement les problèmes.
Si je pense que c’est un bon point de commencer à poser une question fondamentale, je ne pense pas que « le sens de l’existence » soit la bonne question.
Comme le dit un des intervenants « Elle est bien belle cette question "quel est le sens de notre existence?" mais qui peut y répondre ? Ou plutôt, si on la pose à 1000 personnes, ne risque t-on pas d'avoir 1000 réponses différentes, en fonction de l'histoire et de la personnalité de chacun ? »
A mon sens, poser deux questions plus simples et plus fondamentales, de simple bon sens compte tenu de nos connaissances actuelles, et y répondre sans faire intervenir ni philosophie, ni spiritualité (ces deux sciences nécessaires n’étant que des interprétations) :

1 - Qu’est-ce que l’humanité (simple constat) ?
- Ensemble d’Êtres humains – sur planète terre avec d’autres espèces (animale, végétale, minérale),
- Dans système solaire – voie lactée – dans l’infini de l’Univers,
- Dans cet infini de l’Univers, nul ne peut affirmer qu’il n’y existe pas d’espèce comparable à l’Humain.
- Être humain vit 100 ans comparé aux millions d’années de la terre et à l’éternité de l’Univers,
- Deux sexes complémentaires,
- Une immense variété dans les ethnies.

2 - Qu’a besoin l’humanité pour vivre ?
1/ pour perdurer (je ne dis pas se développer, terme ambigu)
- Besoin de la chaleur de l’Univers (terme générique pour toute radiation),
- Des ressources vitales de la planète : air, eau, aliments, lieu et cadre de vie.
2/ pour vivre dans l’harmonie
- Egalité absolue entre les 2 sexes complémentaires et respect de la différence
- Egalité absolue entre les différentes ethnies et respect de la différence
- Préservation et respect du cadre de vie et donc des autres espèces
De là on en déduit dans l’ordre :
- Les devoirs de l’humanité – pour qu’elle puisse perdurer
- Les droits de l’humanité – droit à l’évolution
- Les devoirs de l’être humains- respect planète, autres espèces et autres êtres humains
- Les droits de l’être humain- droits vitaux et droits d’accès à la connaissance, droit au respect, etc.
Comme il est dit en présentation « Les idéologies mystiques, religieuses, philosophiques, politiques et scientistes, que nous connaissons et qui continuent à nous conditionner, ont fait leur temps. »
C’est pourquoi, il ne faut pas parler de morale à ce niveau car basée sur ces idéologies, même pas parler de famille, car ce concept est culturel, etc.
Ayant fait le point, on s’apercevra que des concepts de notre société sont à bannir, car détournant les vrais valeurs au fil des temps :
- Bannir l’idée de pécher originel et de chute de l’humanité qui tend à culpabiliser les êtres humains,
- Bannir l’idée de la faute d’Eve qui retombe sur toutes les femmes,
- Bannir la notion de peuple élu qui crée l’inégalité entre les ethnies,
- Bannir l’idée qu’un Dieu nous a « donné » la terre, et la notion de propriété privée de la terre qui conduit à des notions d’accaparement au détriment des autres, et de destruction de l’environnement.
A ce moment-là, il faut reconstruire de nouvelles philosophies et spiritualités, et revoir tous les mythes, légendes, croyances, histoires et sciences avec un œil très critique (bannir tous les dogmes). Et enfin bâtir une nouvelle éthique.

 

42°
De Nicole Duprat
nicole.duprat[at]free.fr

Pour créer, le jardinier a besoin de râteau, de terreau, de bulbes, de sécateur, d’arrosoir. La mosaïste a besoin de la marteline, de la pince, de pierres, de tesselles, de ciment. Le compositeur a besoin de sons, de clés musicales, de notes, de papier. La couturière a besoin d’aiguille, de fil, de ciseaux, de tissu.
L’Homme a besoin de réaliser l’ouverture à la dimension universelle qu’il porte en lui, d’être éveillé à la Conscience. L’Univers est une toile de fond dans laquelle nous sommes tous liés et reliés par une même Identité Lumière et les gestes de solidarité, l’émotion esthétique, la Vision Juste, l’Intelligence, la Réflexion, la Logique sont les matériaux pour créer un monde nouveau et solidaire.
Au cœur de chacun de nous, il y a créativité et ART DE VIVRE. Si la mission de l’artiste est de traduire «l’Invisible dans le visible » comme l’affirmait Léonard de Vinci, le but de l’existence est de grandir en Conscience, en apportant dans l’état de conscience le substrat de l’Inconscient (Inconscient au sens de Jung) avec tous les archétypes, l’ordre, l’harmonie, la Paix que celui-ci contient. Dans un monde de manipulateurs qui imposent à toute la planète leur hamburger, leur pétrole, leur jeu du millionnaire, leurs spots publicitaires, nous pouvons rayonner un autre équilibre, témoigner de la Beauté de la Vie émanant d’une autre sphère.
Les idéaux, aussi louables soient-ils aux yeux de certains, n’ont pas apporté la solution au problème humain, au besoin d’Unité entre les individus. Doctrines, théories, dogmes, philosophies diverses élaborés par des cerveaux limités ou hypertrophiés engendrent des discordes et des guerres affreuses. Ne voit-on pas encore, aujourd’hui, l’Humanité divisée par l’imprégnation des courants idéologiques qui marquent les mentalités actuelles du sceau de leur fermeture et de leur étroitesse d’esprit ?
C’est en étant co-créateur dans l’Univers, que chacun s’affranchit des modes erronés de fonctionnement liés à l’égoïsme, la compétition, le profit, l’individualisme dont la société de consommation regorge d’éléments destructeurs et mensongers pour l’avenir des enfants et de la jeunesse.

41°
Message reçu sur le forum du Modem

Oui, mais des questions sur le sens de l'existence, on peut les aborder aussi sur notre forum du MoDem. Rien n'empêche. J'ai lu récemment un petit résumé de la philosophie de Leibniz, le dernier homme polyvalent "qui savait tout" des connaissances de son époque, et il dit qu'il faut réaliser le plan de Dieu, comme sens de l'existence.
Les "questions existentielles" n'ont pas une bonne presse aujourd'hui; c'est plutôt péjoratif de s'en occuper, c'est l'ancienne "métaphysique". Bien sûr, ceux qui les écartent des leurs pensées sont sans doute heureux, contents de la vie, joyeux, même dans un environnement objectivement déprimant.
La question surgit seulement quand on devient malheureux, quand ça ne va pas, au tournant de la vie. Donc, dans la toile de fond derrière le sens de l'existence pointe le sens de la souffrance. On ne demande pas un sens au bonheur.
La notion du sens de l'existence, des existences particulières, n'est pas tout à fait étrangère à la politique. Les deux ont pour ambition une certaine maîtrise, pouvoir, contrôle, etc. sur des événements, des gens, habitants, leur sort, destinée.
Quand on s'interroge sur un sens de l'existence, on veut savoir s'il y a des forces, règles, principes, ressorts, qui régissent, gouvernent la vie ou le monde. Un sens qui existerait serait le contraire du chaos.
La liberté est conçue souvent comme absence de contraintes. Mais on dit aussi que trop de liberté tue la liberté. En effet, une liberté totale équivaut au chaos. Donc, pour garder une liberté fructueuse, il faut un certain nombre de contraintes, autrement dit un minimum de devoirs, d'obligations.
La recherche du sens de l'existence viserait ainsi non pas des libertés individuelles, mais plutôt les devoirs communs (certaines contraintes), devoirs qui favoriseraient un progrès, amélioreraient la condition actuelle: pour que le demain ou l'après demain, soit meilleur que le jour présent.
advoc.diab

40°
De Simon Magbenga
simon.magbenga[at]gmail.com

Comme dans toute dynamique, deux forces étroitement complémentaires, quasi jumelles, oppressent l’humanité. L’argent et le pouvoir. Et ce depuis l’aube des temps.
Pour le comprendre, observons simplement la démarche de l’homme. Pour se déplacer, il soulève un pied et l’avance en s’appuyant sur l’autre. Le pied soulevé est en déséquilibre ; et c’est l’appui sur l’autre jambe qui permet de garder l’équilibre tout en avançant.
Ceux qui ont choisi de diriger le monde selon leur volonté propre n’agissent pas autrement.
Il leur fallait, à un moment donné, déstabiliser ou affaiblir le pouvoir afin de bâtir des fortunes immenses qu’ils ont constituées depuis des décennies sinon des siècles. Ils ont en fait affaibli tous les pouvoirs (religieux, politique, idéologique, traditionnel, tribal ou familial). Afin que l’individu, dépourvu de défense, ou d’appui suffisant, ne puisse ni résister, ni s’opposer au système d’exploitation mercantile qui lui a été imposé. L’attraction des choses matérielles, la cupidité, l’appât du gain, les plaisirs… ont été utilisés et encouragés pour briser les dernières velléités des gens.
L’Etat, référence du pouvoir, est devenu un simple orchestre, tandis que le citoyen a été chosifié (ressource humaine) pour servir les intérêts de ceux qui ont amassé l’argent.
Ces personnages-là seuls savent les étapes et les modalités de leur plan qu’ils appellent « le nouvel ordre mondial », sans dire en quoi il consiste exactement.
Nous assistons donc au développement de ce plan obscur pour le commun des citoyens. Et comme devant tout problème, si longtemps qu’on n’a pas analysé en profondeur et détecté les forces souterraines par lesquelles il fonctionne, on ne saurait le résoudre de façon durable et satisfaisante. Il va falloir donc décrypter et bien comprendre ce qui se passe réellement, ce vers quoi on nous conduit. Et comment ce processus se fait.
Les fortunes (dont nous ne connaîtrons peut-être jamais l’importance) étant suffisamment constituées, notamment dans les paradis fiscaux, il fallait à présent affaiblir la force de l’argent en suscitant une crise financière mondiale. Avec un double objectif :
1) Les gens depuis longtemps assujettis et dépendants du système économico-financier, ne peuvent que subir le choc, parce que dépourvus de pouvoir de réaction efficace (Etats endettés, incapacité des assemblées nationales, faiblesse des syndicats…). Longtemps divisés par l’individualisme, le corporatisme et autre communautarisme, ils ne peuvent que réagir de manière désordonnée et parfois contradictoire. Ce qui facilite leur échec et leur récupération.
2) La récupération et la remise au pas de ces masses agitées et angoissées va se faire par le retour du pouvoir de l’Etat. C’est ainsi qu’on commence à assister aux folklores des rencontres et discussions internationales entre dirigeants politiques et financiers. On parle soudain de régulation des finances et de l’économie internationales alors qu’il n’y a pas si longtemps, il n’était surtout pas question d’une quelconque intervention de l’Etat.
Leur jeu, que je trouve un peu piètre, ne peut surprendre que celui qui y croit sans discernement. Celui qui n’emploie pas son sens critique et son bon jugement pour voir qu’on nous fait tourner en rond.
Si ce piège, vraiment dérisoire pour le bon sens, est détecté par chacun, en son âme et conscience, le sens critique et sain qui nous guide ne pourra que réunir progressivement les gens de tout bord, de tout horizon, de tout pays et toute race, sur une question bien simple, lucide et fondamentale : quel sens donnons-nous à notre existence terrestre ? Et à partir de là, que devons-nous faire ?
Je rejoins ainsi les adhérents au tract « TELLE EST LA QUESTION ». Quittons les contorsions et les élucubrations de ceux qui, après nous avoir enfarinés dans un sens (« la mondialisation apportera le bonheur aux gens ») veulent nous endormir en nous tournant dans l’autre sens : « l’Etat interviendra pour réguler les affaires et éliminer la corruption… ».

39°
Message reçu sur le forum Comité de mobilisation des Alpes Maritimes

Ta question est intéressante mais qui pourrait vraiment résoudre la question de l'existence... Je ne sais pas vraiment... En tout cas c'est une approche différente, c'est intéressant.
Héliogabale

38°
De Serge Blotin
serge.blotin[at]wanadoo.fr

Après une lecture rapide de ce tract on peut se demander ce que le sens de l’existence peut bien avoir à faire avec la situation économique que nous connaissons. Et on pourrait conclure aussi rapidement : « Réglons les problèmes urgents, on verra ensuite s’il est utile de se poser de questions existentielles ».
Mais si on prend le temps de lire ce texte posément, en s’interrogeant sur l’origine des problèmes, le sens que l’on donne à son existence apparaît comme fondamental pour résoudre les difficultés actuelles.
Le temps qui s’écoule entre notre naissance et notre mort -inéluctable, on l’oublie trop souvent- doit-il être utilisé de manière égoïste en ne pensant qu’à satisfaire nos désirs et nos intérêts personnels que nous devrons lâcher, bon gré, mal gré, en quittant l’existence ? Suis-je un individu isolé, détaché du reste de l’humanité qui avance dans une jungle où la loi du plus fort supplante toute autre considération ou bien fais-je partie intégrante de cette humanité en étant conscient que tout ce que je dis, fais ou pense a une incidence sur les autres ?
Si je réponds à ces questions fondamentales, dans le silence de ma conscience, je ne peux plus me désintéresser de ce qui se passe dans ma famille, mon village, ma région, dans mon pays et sur cette Terre.
Le monde aspire à une véritable démocratie dans laquelle chacun doit pouvoir évoluer librement, dans le respect des autres et de leurs différences.
Les relations humaines impliquent une responsabilité plus grande envers les autres, en dehors de toute considération idéologique, philosophique ou religieuse. C’est tous ensemble que nous pourrons trouver la solution aux problèmes que connaît l’humanité.
Le sens de l’existence ne peut donc se concevoir sans comprendre que chacun de nous n’est pas un individu isolé qui se bat pour sa survie dans un monde où règnent l’égoïsme et les luttes de pouvoir à tous les niveaux mais que nous sommes tous complémentaires dans un monde où devrait régner l’unité des hommes et femmes qui peuplent cette Terre.

37°
Message reçu sur le forum du Modem

Bon....... en fait, ça se passe largement dans la tête, ou dans la formulation de "la question". Soit on voit les choses comme écrit ci-dessus, soit on a une vision plus apaisante, celle d'un lent processus au cours duquel on CHERCHE à résoudre cette question, jour après jour, au niveau de la société toute entière, donc au niveau politique, tout en continuant le "business as usual", comme disent nos amis anglais.
En effet, on ne peut pas TOUT ARRETER, dans une société libre, et déclencher des états généraux avec présence obligatoire de chacun, pour résoudre "la question".
Sans compter que cet exercice est voué à un échec absolument certain.
Donc "la question", pour moi, c'est celle de la politique et de la démocratie. C'est une vaste et noble question, en effet, mais pas la peine de nous en faire un flan (révolutionnaire), dont le succès sur ce forum me parait compromis.
PS : J'espère que la réponse est accessible au bon sens de notre ami, et je rappelle au passage que l'accessibilité au bon sens (de la mère Denis) n'est pas toujours un gage de pertinence et de qualité analytique.
Leepose

36°
Message reçu sur le forum DIGGONS

Merci d'avoir posé cette question.
Anonyme

35°
Message transmis par monique.colletti[at]wanadoo.fr

Réponse un peu tardive, mais reconnaissez que la question mérite réflexion !!! Et bien entendu je n'ai que des embryons de début de réponses et d'autres questions et plein de point d'interrogation...
Mais merci de me remettre au travail sur cette question pour le moins essentielle que comme beaucoup j'oublie de me poser depuis que j'avance dans l'âge. Comme si j'avais renoncé... parce que de certitude n'ai point... mais pourtant quelques pistes...
Alors les vacances me laisseront je pense le loisir de me poser devant l'ordinateur et de réfléchir en écrivant quelques lignes que, très modestement, je partagerai volontiers.
Mireille

34°
Message reçu sur le forum Yahoo

Certes mais l'existence a t-elle un sens ?
Thomar

33°
De Do
do[at]mai68.org
Salut,
Quelqu'un me demande de dire ce que je pense du tract intitulé "Voilà la question".
Ma réponse est là.
Sinon, je crois que pour l'essentiel, la crise économique est un spectacle destiné à justifier toutes les saloperies des patrons et des banquiers
32°
Message transmis par monique.colletti[at]wanadoo.fr

En fait j'avais déjà lu ce message, ou plutôt cet appel ?
Je me demande parfois si le bon sens et la raison, chers au Siècle des Lumières, est encore d'actualité ...
Il me semble que le premier pas de nos jours serait d'invoquer l'intérêt commun : l'avenir de nos enfants, l'avenir de la planète, l'intérêt de consommer mieux pour la santé, pour l'environnement, moins gaspiller d'énergie (eau, électricité...) pour économiser (des sous et puis... la planète...).
Je crois qu'en la matière, il nous faut être persuasifs... pédagogiques ? Oui... c'est notre boulot !
Marie T. (institutrice)

31°
Message reçu sur le forum Yahoo

Le bonheur est dans la possession des êtres ou des choses que l'on aime. On doit vivre pour réaliser le bonheur de ces êtres.
Cordelia

30°
De Hervé Leprêtre
herve.lep[at]orange.fr

C'est avec joie que j'ai lu votre tract, bien que dans un premier temps j'ai trouvé sa lecture troublante. En effet lors de la dernière grande manifestation nationale du 19 mars, j'ai été particulièrement sensible à la morosité ambiante, à la dépression des manifestants. Cela se traduisait au travers des revendications : inexistantes ou alors du genre "Pour plus de pouvoir d'achat", "Pour une croissance à deux chiffres" !!!!
Or, le ras-le-bol et la colère de ceux qui se sont retrouvés dans la rue dès le 29 janvier ne pourront pas trouver de réponses dans de telles revendications. Le malaise est bien plus profond. Certes ceux qui sont au chômage souhaitent retrouver un travail et un peu de dignité, mais l'insatisfaction est en tout domaine : "Nous marchons sur la tête et nous allons droit dans le mur", voilà ce que l'on peut entendre de partout, de la bouche des hospitaliers, des postiers, des enseignants, des chefs d'entreprise, des artisans, des agriculteurs... Le problème n'est donc pas seulement économique et financier mais bien dans l'état d'esprit qui sous-tend l'organisation de nos sociétés.

Nombreux sont ceux aussi qui ont compris la stérilité de rentrer dans une lutte de classes ou de corporations. Ce n'est pas en prenant la place de ceux qui ont plus que l'on changera l'état du monde. Beaucoup aussi ont compris que l'on nous divise pour que certains privilégiés puissent mieux régner.
Dans la rue, il était étonnant de sentir ce mal-être généralisé et dans le même temps l'aveu d'impuissance, l'absence de solution ou de propositions crédibles...
Le bateau coule mais on cherche désespérément un pilote. Or les capitaines ont perdu tout crédit, la crise financière aidant, il est devenu clair qu'ils ont comme préoccupation essentielle de se servir et de profiter autant que possible de leurs privilèges et de leur pouvoir avant la débâcle...

Et donc je tombe sur votre tract qui me (nous) renvoie à la question du sens de l'existence ! Et là je souris à l'intérieur, certes au premier abord ce questionnement peut paraître décalé par rapport aux questions médiatiques actuelles, mais, en y réfléchissant plus attentivement, comment en effet pourrait-on résoudre quoi que ce soit dans ce monde si nous ne sommes pas au minimum conscients de notre existence et de son sens ?
Nous sommes tous mortels et en même temps conscients de notre fragilité. Nous ne maîtrisons pas tout, de grands mystères nous entourent et nous avons l'aptitude à nous poser cette question : Qu'est-ce que je veux faire de ma vie ? Certes certains ont déjà du mal à survivre tant les déséquilibres mondiaux sont grands, mais nous choisissons consciemment ou inconsciemment les valeurs qui animent et orientent nos actes.
Le ras-le-bol actuel, c'est aussi l'expression d'un cri : Nous ne sommes pas que des consommateurs, nous ne sommes pas que des pions économiques ! Oui nous sommes des êtres conscients et cette "Conscience d'Être" implique des responsabilités, qui ne peuvent pas s'épanouir et se vivre dans un monde où les conditionnements de plus en plus grands nous manipulent dans toutes les couches de notre être pour nous dire ce que nous devons faire ou devenir.

On n'en peut plus ! Se marier, faire des enfants, avoir une bonne situation sociale, partir en vacances, prévoir sa retraite, voyager... le chemin est tracé d'avance, et en dehors de la normalité : le rejet…

Et nous sommes le pays avec le plus grand nombre de dépressifs au monde alors que nous avons un niveau de vie très élevé… L'être humain est insatisfait parce qu'il ne répond pas à ses besoins profonds ! Cela semble une évidence mais pourtant personne ne semble remettre en question le système actuel en profondeur et tous courent pour colmater les brèches...

Or pour moi il y a de nombreux besoins essentiels qui devraient donner une direction à notre vie : être prêt à mourir en paix, être pleinement présent et conscient, conscient de ce qui nous entoure et des liens qui nous relient tous…, penser par soi-même, devenir autonome…
Évidemment il y a de nombreuses manières d'exprimer cette aspiration à un élargissement de la conscience et le sens de l'existence peut apparaître multiple, mais fondamentalement je crois que c'est avant tout en se vivant comme "un être doté de conscience porteur d'une dimension énergétique" que l'on pourra éclairer le débat autrement et permettre au-delà des différences des êtres humains de trouver leur complémentarité.

Donc le trouble engendré par la lecture du tract est très nécessaire pour renvoyer chacun à son intimité, sa responsabilité individuelle et au besoin de trouver un juste positionnement : sortir de la zombification ! Le débat que vous instaurez est plus que nécessaire pour réussir à changer de logique et pour passer d'un monde de l'avoir et du pouvoir à celui de l'ÊTRE. Je vous en remercie vivement.

29°
Message reçu sur le forum Yahoo

L'existence n'ayant aucun sens, cette question restera à jamais sans réponse.
Goldorak

28°
Message reçu sur le forum Yahoo

Ce n'est sûrement pas celui de l'homme consommateur, esclave de l'argent .....
JC

27°
Message reçu sur le forum Yahoo

Tout ce qui arrive en ce moment dans notre existence est le fait que l'homme n'a plus la crainte de DIEU, or la raison pour laquelle nous existons, c'est pour la gloire de DIEU l'ETERNEL tout Puissant.
Ayons la crainte de l'Eternel et notre existence aura un sens.
alfbi

26°
De Dominique Mira
dominique.mira[at]orange.fr

J’ai été interpellée dans le tract par les notions de bon sens et de raison et heureuse, voire surprise, de peut-être voir se profiler une issue autre que celle donnée par la religiosité au problème du sens de l’homme sur terre pour en faire un problème tout simplement humain, concernant tout homme, femme ou enfant, vivant sur terre, qu’il se dise athée ou autre…

Si chacun d’entre nous prenions vraiment conscience de notre mortalité et que de fait nous sommes tous confrontés à cette question fondamentale du sens de l’existence au plus intime de notre conscience, peut-être pourrions-nous reconsidérer les choses avec un regard venant de l’intérieur de nous-même… et pourrions-nous sortir de cette vision si restrictive de « l’hommo-économicus, avec sa logique du court terme et du toujours plus… si aliénante pour tous.

Pourquoi nos sociétés consacrent-elles tant d’argent et de moyens à des projets faramineux et complètement inutiles et si peu afin d’essayer de comprendre qui nous sommes, nous humains, qu’est-ce qui nous constitue dans l’invisible : corps, âme, esprit ? Ce qui donnerait sûrement la réponse à des questions telles que : Comment vivre sur terre en bonne intelligence ? Qu’est-ce qu’éduquer un individu ? Comment garder sa liberté ? Comment ne pas se faire manipuler ?

Pourquoi nos sociétés ne le font-elles pas ? Mais parce qu’alors nous trouverions de quoi répondre aux besoins de tous, des plus souffrants aux plus démunis, et cela ne plaît pas à ceux qui ont actuellement le monde en main.

Alors, à nous de choisir. Participer à ce débat, d’après moi, ce n’est pas donner LA bonne réponse, c’est commencer le chantier de l’Homme, essayer de réunir tous les petits bouts du puzzle que nous sommes, pour trouver ensemble la réponse à cette question unificatrice.

25°
Message reçu sur le forum Yahoo

Essayer d'être le plus juste possible, s'attacher à la raison du raisonnable, être prêt à mourir pour une cause juste.
Christophe Blangy

24°
De Alia Fakhry
alia.is[at]orange.fr

Cela fait du bien de trouver dans la rue cette question fondatrice confisquée depuis trop longtemps par les bien pensants !
J'aimerais vraiment qu'un débat s'ouvre sur ce sujet !

23°
De Monique Colletti
monique.colletti[at]wanadoo.fr

Dans tous les milieux sociaux j’ai entendu cette question : « Qu’est ce que je fais sur terre ? ». En effet, quel enfant, quel adolescent, quel adulte ne se l’est pas posée un jour ?
Mais on ne la pose souvent qu’à soi-même, comme si elle était trop intime ou trop indécente pour être partagée ; parfois on la partage avec des religieux, plus souvent maintenant on la pose à des thérapeutes de diverse nature.
Je ne l’ai pas encore entendue dans une assemblée de citoyens. Cependant, avant d’être professionnel, parent, syndiqué ou non, membre d’un parti ou non, représentant ou adhérent d’une association ou d’une action, habitant d’une ville ou d’une autre…, bref, avant tout, nous sommes des hommes, vivant en collectivité.
Il m’apparaît évident que si nous ne savons pas ce que nous faisons en tant qu’humanité sur terre, nous ne pouvons pas organiser une vie sociale équilibrée pour tout le monde car chacun tire la couverture de son côté…, même en toute sincérité !
J’ai entendu un syndicaliste en lutte contre la fermeture de son usine qui, dénonçant les énormes profits de l’entreprise disait qu’on ne peut pas continuer ainsi, qu’il faut rétablir « l’humain ».
Oui, il faut rétablir, et même plus exactement « établir » l’humain, tout à fait, dans son intégralité, dans son intégrité et, si ce terme n’était pas galvaudé, je dirais dans son universalité.

22°
Message reçu sur le forum d'Indymedia Grenoble

Je vais pas être très gentil, mais si vous attendez que quelqu’un vous donne THE réponse existentielle "Ceci, mes frères, est le sens de l’existence", faut fonder une secte les gars. On ne fuit pas l’oppression par les idéaux. Les idéaux sont au-delà de l’oppression, est par la même apte à la transformer. On ne va pas faire un référendum mondial sur le sens de la civilisation. C’est à l’humanité de briser ses chaînes, même si je comprends cette volonté globalisante de votre part, face à un problème qui je suis d’accord dépasse très largement le cadre d’une simple "crise économique". C’est effectivement aussi une crise de confiance, et c’est précisément ce qui permet enfin d’envisager des alternatives. Dialoguez, dialoguez, mais ne cherchez pas le sens de l’existence, il appartient à chacun de le décider. L’important étant justement que le sens de l’existence ne peut être décidé pour autrui. C’est la base de toute véritable Révolution.
Anonyme

21°
De Ghislaine La Scala
ghislaine.lascala[at]orange.fr

Je suis entièrement d’accord et convaincue que tout est à entreprendre à partir de la conscience d’être un Etre Humain. Ceci m’interroge beaucoup par rapport à ce que je constate autour de moi.
Pour prendre conscience de notre Identité Humaine, il faut déjà penser qu’il y a le système et l’humain, que l’identité commune EST en dehors du système.
Ce que je vois, c’est qu’on s’identifie au système, et que notre conscience lui appartient. L’humain se confond avec le système (il fait Un avec lui). Alors oser se poser la question, c’est déjà avoir fait un bout de chemin vers l’autonomie vraie et vers la liberté.
La société va mal, tout le monde le constate, mais peu sont prêts à la remettre en cause car ils se sont oubliés et sont étroitement collés au système, ils confondent la personne qu’ils sont avec la pensée engendrée par le système. Ils ne perçoivent pas ce qu’est être un Homme en dehors de « l’entité » du système.
Alors se poser La Question que vous posez, oui, mais comment s’extraire assez de l’emprise du système pour entrevoir consciemment cette question, cette réalité ?

20°
Message reçu sur le forum de Bellacio !

Merci de proposer ce débat de fond qui s’impose !
Anonyme

19°
De Clotilde Durand
clotildedurand[at]orange.fr

Depuis de nombreuses années je suis interpellée par l'état du monde. Il suffit de regarder autour de soi pour constater que ça va de mal en pire !
Je n'ai jamais pu adhérer à un parti politique, ni me rallier à une idéologie.
Depuis quelques années je vois que de plus en plus de gens ne se reconnaissent pas sous une bannière, ce qui ne les empêche pas de s'indigner devant un Système qui avance tel un bulldozer en écrasant tout sur son passage !
Un système vide de sens qui nous rend esclaves du marché et de nos pseudo-désirs sans fin.
Il est clair que pour bâtir ensemble il faut commencer par se poser ensemble la Question du sens de l'Existence !

18°
Message reçu sur le forum de Bellaciao !

En effet, depuis que les religions, sauf l’islam et l’évangélisme américain, sont en chute libre, du moins sous nos latitudes (sauf dans quelques pays), les gens sont "en quête de sens" et se réfugient dans un individualisme forcené, ou alors dans des sectes ... Une alternative non aliénante, l’humanisme laïque, qui est fondé sur l’autonomie plutôt que sur la soumission, aurait pourtant pu prendre le relais. Mais, outre le fait que les religions l’occultent, le but de la laïcité politique en France se limite à préserver (théoriquement !) l’indépendance de l’Etat de l’influence des religions. Par souci de "neutralité", l’Etat n’envisage pas actuellement de mettre en place un système éducatif, objectif et non prosélyte, qui limiterait la découverte du "fait religieux" au cours d’histoire, ET qui ferait enfin découvrir les principes, les valeurs, les fondements et les options de la laïcité philosophique, comme on la nomme en Belgique (agnosticisme, incroyance, athéisme, ...) et même l’existence d’une spiritualité laïque, (ce qui n’exclut évidemment pas le droit de lui préférer la spiritualité religieuse). A notre époque de pluralité croissante des cultures et des convictions, l’idéal n’est-il pas en effet que chacun puisse choisir, aussi librement et tardivement que possible, de croire ou de ne pas croire ?

Je voudrais faire un second commentaire. En effet, les neurosciences confirment que " Les idéologies mystiques, religieuses (...) continuent à nous conditionner", le plus souvent à notre insu. J’observe que, statistiquement, la liberté de croire ou de ne pas croire est souvent compromise, à des degrés divers, par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale précoce, forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents, et confortée par l’influence d’un milieu culturel unilatéral excluant toute alternative humaniste non aliénante. L’éducation coranique en témoigne hélas à 99,99 % ... (islam = soumission).

Richard DAWKINS estime que, du temps des premiers hominidés, le petit de l’homme n’a pu survivre que parce que l’évolution avait pourvu son cerveau tout à fait immature de gènes le rendant totalement soumis à ses parents (et donc plus tard à un dieu), ce qui expliquerait que toutes les religions parviennent toujours à imposer la soumission à des textes « sacrés ».
De son côté, déjà en 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, professeur à l’Université catholique de Louvain, avait montré qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément, et que la religiosité à l’âge adulte en dépend (et donc aussi la capacité d’imaginer un "Père" protecteur, substitutif et anthropomorphique, fût-il rationnellement qualifié d’«authentique, épuré, Présence Opérante du Tout-Autre » ...).

D’autre part, chez le petit enfant, alors que les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures, les amygdales (pas celles de la gorge mais du cerveau émotionnel !) sont déjà capables, dès l’âge de 2 ou 3 ans, de stocker des souvenirs inconscients (donc ceux des prières, des cérémonies, des comportements religieux des parents, ... sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur).

Enfin, des neurophysiologistes ont constaté, par IRM fonctionnelle, que le cortex préfrontal et donc aussi bien l’esprit critique que le libre-arbitre ultérieurs s’en trouvent anesthésiés, à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins dès qu’il est question de religion (ce qui expliquerait la difficulté, voire l’impossibilité, pour bien des croyants, de remettre leur foi en question et de s’ouvrir à la différence enrichissante de l’autre). Il n’est pas étonnant que certains athées, comme Richard DAWKINS, ou agnostiques comme Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, aient perçu l’éducation religieuse, bien qu’a priori sincère et de bonne foi, comme une malhonnêteté intellectuelle et morale ...
Mithys

17°
De Francine Brault (Québec)
francinebrault[at]gmail.com

À mon avis, si la question du sens de l'existence n'est pas au centre de notre vie, l'être humain pourrait bien disparaître.
Donc, s'aider les uns les autres à s'éveiller à notre identité profonde et s'ouvrir à notre humanité me semble essentiel pour construire un monde juste, solidaire et respectueux des libertés individuelles.

16°
De Marc Rodrigue
marc_rodrigue[at]hotmail.com

Bonjour,

La première règle pour tous les humains est sans contredit la suivante : Nul ne doit faire de tort, ni moral ni physique, à tout autre humain.
Si cette règle pleine de tout le bon sens de l'univers et de ce que veut dire humanité était observée, nous pourrions atteindre des niveaux plus élevés.
Tant et aussi longtemps que les humains feront du mal à d'autres humains, sous quelque prétexte que ce soit, tous étant aussi injustifiés les uns que les autres, nous ne pourrons pas espérer nous prononcer dignes de l'incomparable cadeau qu'est la vie, encore moins comprendre notre potentiel illimité.
La terre, témoin de tout ce qui s'est passé depuis le début, témoignera aussi de ce qui nous a perdus. La vanité et la suffisance de petits groupes aura raison de l'homosapiens, cet être le plus près de Dieu.
À moins d'un revirement important, nous seront emportés tel que le craint tellement la communauté scientifique en affirmant qu'il est 12 heures moins 5 sur l'horloge représentant la menace nucléaire.
N'y a t'il que la force pour guider les hommes ? Bien sur que non, il y a la mort.
Espérons que le vent nouveau qui souffle apaisera les esprits surchauffés par l'extrême droite qui a failli ouvrir la boîte de pandore.
Bonne chance et longue vie à l'homosapiens. Si nous savions.
Comme disait Khalil Gibran : "Tell us from the other side of the veil of madness".

15°
De Michel Vasseur
vasseur.mv[at]wanadoo.fr

Bonjour,

Ce tract m'interpelle. C'est pour moi LA question essentielle.
J'ai 52 ans et je me rends bien compte que nous sommes manipulés, formatés dès notre naissance.
Combien se posent cette question fondamentale du sens de l'existence ? Et dès qu'on se la pose c'est qu'on se pose trop de questions, quelle misère !

Pour faire court, j'ai longtemps cru que j'étais de gauche parce que j'ai baigné dans ce milieu !!! J'ai cru qu’exister c'était être révolté !!!

Puis après pas mal de temps et de souffrance et cette maladie de croire qu'on peut quelque chose pour l'autre, j'ai appris qu'il y avait mieux à faire que d'exister tout « égoïstement ».

L'amour- propre et les ego au placard, c'est ce à quoi j'aspire au fond pour moi et pour l'humanité. Vous me direz : je rêve ! Pourtant c'est dans ces moments- là où je m'y emploie que je pressens le sens de l'existence, le point de départ de toutes choses : quitter ses prétentions.

En synthèse je ne vois qu'un seul ennemi c'est l'égoïsme. Et pour moi le sens tient à l'engagement dans ce combat en soi-même, c'est la seule guerre à mener et qui supprime toutes les autres. Une vraie démocratie ne peut surgir que du coeur des individus, pas de cerveaux malades.

14°
De Patrick Mignard - Suite à la réponse n°3
patrickmignard[at]wanadoo.fr

Bonjour,

Oui, je pense que formulée ainsi ce n'est pas la bonne question. Pourquoi ?

Je pense que la question du "sens de l'existence" ne peut pas se poser abstraitement, en dehors de toute pratique sociale. Je veux dire par là que posée a priori et en dehors de toute pratique, elle n'est que spéculation intellectuelle. Ce n'est certes pas discourtois de le dire ainsi, mais une telle question, qui a été posée tout au long de l'Histoire de l'humanité, n'a jamais eu de réponse directe, simple et opérationnelle.

Je pense au contraire que la question essentielle et principale est celle de : quelle société, quels rapports sociaux nous construisons, concrètement ? Que cette construction se fonde sur des valeurs... bien sûr, mais la pratique concrète des relations sociales est inséparable de l'interrogation morale.

Ce n'est pas parce que l'on fait preuve de bon sens et de raison que l'on résout les problèmes de l'organisation sociale... L'Histoire nous le démontre dans le passé et... tous les jours. La démarche intellectuelle de bon sens et de raison, si elle est certes essentielle ne saurait faire l'économie de la pratique sociale... C'est ce qu'a complètement oublié la critique du système actuel qui ne se cantonne que dans le discours.

Je vous renvoie également à quelques écrits sur le sujet et en particulier au "MANIFESTE POUR UNE ALTERNATIVE".
Cordialement

13°
De Jean-Paul Ozanon
jean.paul.ozanon[at]gmail.com

Bonjour,

Ce tract élaboré et mis en ligne par l'Action NON à la GUERRE m'interpelle profondément, je dirais même qu'il me perturbe positivement puisqu'il me stimule pour réfléchir à quelque chose d'essentiel.
J'approuve totalement cette initiative qui est d'entamer une réflexion ouverte à tous sur la question fondamentale du sens de l'existence.
Mais, au stade de mes réflexions, je ne sais pas encore si notre préoccupation devrait être de s'atteler à résoudre cette question car, dans un premier temps, "trouver ainsi le dénominateur commun capable de réunir l'humanité" me parle plus que "Le sens de l'existence".

Par contre, « pour trouver ainsi le dénominateur commun capable de réunir l'humanité dans un contexte social cohérent, juste et solidaire, respectueux des libertés individuelles », il me semble qu'il devient urgent, autant pour notre propre équilibre que pour l'avenir de l'humanité et de notre planète, que nous prenions conscience du fait que :

- NOUS SOMMES TOUS HOMMES, Hommes et Femmes,
- ETRE HOMME » EST NOTRE IDENTITE COMMUNE,
- Lorsque nous percevons l'autre avec cette conscience d'être Homme, nous avons conscience du fait qu'il est porteur, lui aussi, de ce qui fait notre identité,
- Lorsque nous réalisons tout cela, manipuler ou exploiter l'autre et notre belle planète Terre, c'est ne plus respecter notre propre identité, ne plus se respecter soi-même, ne plus être DIGNE D'ETRE HOMME,
- Pour respecter notre propre dignité, il nous faut ETRE FERMES ET INTEGRES, autant avec nous-mêmes qu'avec les autres.

Cette fermeté et cette intégrité, je crois la retrouver dans le mouvement des enseignants désobéisseurs et leur action me semble exprimer de façon très simple ce que j'écris dans ce message :

- "Aujourd'hui, nous n'avons pas d'autre choix que d'obéir à notre conscience de pédagogue, nous n'avons pas d'autre choix que de le (cf. Dispositif de l’Aide personnalisée – NDLR) combattre.
- Notre désobéissance est un devoir, car obéir au décret qui encadre ce dispositif reviendrait à perdre notre âme d'enseignant...
- Au nom de l'intérêt supérieur de notre mission qui a vocation à accompagner tous les élèves vers la réussite, nous vous disons sereinement, mais fermement
: en conscience, nous refusons d'obéir ! En conscience, tant que ce décret ne sera pas abrogé, nous y désobéirons !"
Réf. : Lettre ouverte au Ministre de l'Education Nationale/Mardi 27 janvier 2009
Source : Résistance pédagogique pour l'Avenir de l'Ecole

Le sens de l'existence, en fait, c'est peut-être ça, "obéir à notre conscience, agir au nom de l'intérêt supérieur de notre "mission" d'Homme.

Voilà ce que je peux écrire aujourd'hui...

J'espère que cette réflexion continuera et qu'elle nous permettra de mieux nous comprendre nous-mêmes pour mieux nous situer, non seulement par rapport à ceux qui nous manipulent et nous exploitent, mais aussi par rapport à tous les autres.
A bientôt.
Bien cordialement.

12°
Message reçu sur le forum d'Alter Info

La question fondamentale du sens de l’existence... c'est l'économie.
Toute la richesse du monde n'a pas été créée par l'homme mais lui a été offerte. C'est pour ainsi dire son Salut que de gérer l'économie avec crainte et respect. La survie de la cellule est de travailler pour elle-même mais aussi pour tout le corps dont elle fait partie.
« D'abord y’a l’aîné, lui qui est comme un melon... qui sait plus son nom. » (Ces gens là - J.Brel)
Rayan

11°
Message transmis par alia.is[at]orange.fr

La question du Sens de l’existence est vieille comme le monde. « D’où venons-nous ? Où allons-nous ?», « Connais-toi toi-même, tu connaîtras les dieux et l’univers »…

Mais je me demande si dans nos sociétés actuelles, dominées par la recherche de pouvoir et les rapports de force, il y a encore beaucoup de personnes capables de penser par elles-mêmes, c'est-à-dire libres de toute influence doctrinaire, en dehors de toute lutte idéologique.

La dictature mondialiste vampirise, terrorise, tétanise, viole les esprits, tuant la liberté de pensée indispensable au sens critique et à la remise en question.

J'attends la suite avec intérêt. Ouvrir un forum dynamiserait les échanges.
Johan

10°
Messages transmis par francinebrault[at]gmail.com

1-LA QUESTION FONDAMENTALE DU SENS DE L’EXISTENCE, ciel, que c’est beau, un jour peut-être que les 9 milliards (dans 30 ans) d’individu sur la terre feront consensus. Ils ne penseront plus à se nourrir et à améliorer leur sort mais au sens de l’existence. Je crois que chaque individu est doté de bon sens et de raison, pis c’est pas en disant qu’on est contrôlé par une petite minorité qu’on règlera la question, ça c’est trop facile. Parce que là on devient des innocents qui sont manipulables par tout le monde incluant tous ces « biens pensants » qui connaissent EUX le sens de l’existence.
C. (Québec)

2-Tout comme C., je trouve un peu simpliste l'énoncé du tract en question ... Oui, le sens de l'existence est important, mais qui peut prétendre le posséder au point de dire "il faut commencer par là!!??" Et le sens de vivre, et pour tant de gens, de survivre? Faut être en vie pour chercher le sens de la vie...
Si le sens en a (du sens) il vaincra, mais à son rythme et selon son chemin !
Chantal (Québec)


De Stéphan Le Brigand
stephan.lebrigand[at]orange.fr

En effet, voilà la question ! Je trouve stupéfiant que depuis des décennies, on essaie de trouver des solutions aux problèmes politiques, économiques, sociaux et autres, sans jamais revenir à la source. Vouloir apporter des réponses sans poser la question du sens de l'existence, c'est comme vouloir construire une maison sans savoir à qui elle est destinée.

Ce tract part donc d'un constat de bon sens mais il pose une affirmation plus étonnante : la réponse à la question du sens de l'existence relèverait également du bon sens. Quoi, toutes les théories, les philosophies, les religions, ne seraient pas indispensables ?! Voilà du nouveau, et dont j'espère qu'il tiendra ses promesses.

En attendant, on voit bien que la tendance qui s'amorce avec la crise économique actuelle est plutôt de réinstaurer la morale. Moraliser (le capitalisme par exemple), c'est imposer des normes de comportement à respecter donc encadrer et réduire la liberté de chacun, mais pas inciter les gens à agir en âme et conscience, en individus à part entière. Or, s'il y a un sens à notre existence d'humains, il me semble que devenir autonome et responsable de ses actes en fait partie. Donner aux Hommes la possibilité de vivre dignement, d'agir librement et consciemment, de mettre leurs pensées, leurs paroles et leurs actes en cohérence, me semblent être les missions que devrait se fixer une vraie démocratie. Mais pour cela, il faut en finir avec l'égoïsme généralisé, conséquence de l'absence pour chacun de vision du sens à donner à son existence.

Merci donc d'aborder ce débat plus qu'important : essentiel.


De Jean Lapeyre
Jeanlapeyre[at]orange.fr

Aborder la problématique du système économique, social et politique afin d'instaurer une organisation sociétale qui permette à chaque Etre humain de vivre son Bonheur implique bien évidemment de (ré)considérer l'Existence même de cet Etre humain, sa place et son rôle dans cette Société. Mais ne pas aborder cette problématique sous cet angle là, c'est se condamner à l'échec ........, ce qui est malheureusement à craindre car même dans les forces organisées à Gauche où il est pourtant question de mettre l'Homme au cour des choix, c'est quand même l'Homme "matérialiste" dont il est question !!!

Entreprendre cette approche, aujourd'hui, est un vaste chantier car cela relève de la remise en cause d'usages et de pratiques marqués par plusieurs siècles. La démarche, le comportement et l'organisation délégataire de notre société sont extrêmement lourdes et apparaissent indépassables. De surcroît, travailler sur l'Humain induit une notion de temps implicitement longue car c'est chacun(e) qui doit faire effort sur lui-même et nul ne peut le lui imposer.

En pièce jointe (fig. ci-dessous), j'ai mis le "triangle de MASLOW", information peu connue des gens, ignorée par la plupart de celles et ceux qui la connaissent et qui me semble indispensable pour traiter la question de l'Existence et du pourquoi de cette Existence dans la Société.
Si chacun(e) n'a pas connaissance et conscience de ce qu'il Est, si celles et ceux qui ont connaissance de cette information ne veulent pas intégrer dans leurs comportement et engagement cette donnée essentielle, il n'est pas possible, ou du moins il sera très difficile, de sortir de l'actuelle société qui réduit l'Individu à une marchandise.

le triangle de Maslow

Commencer par analyser et réfléchir la place de l'Etre humain dans l'organisation économique, sociale et politique de la Société, cela invite à inciter chacun(e) d'eux à assumer son rôle de Citoyen(ne) en terme de Droits et de Devoirs. Mais là aussi, il y a le problème de la connaissance.

En terme de Droits, combien de gens connaissent la Déclaration de l'OIT, dite déclaration de Philadelphie, datant de 1944 ?? Combien connaissent la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen datant de 1793 ?? Si ce type d'informations était vulgarisé, nombreuses seraient les personnes qui se libéreraient de fausses questions (est ce qu'on a le droit ??, est ce que c'est possible ??), et de fausses peurs (on va être sanctionné, on va perdre notre emploi, ça va pénaliser l'économie, etc.). Je n'ose mettre le fonctionnement de la production de richesses selon le principe du système capitaliste qui est également une information qui surprend.

Ces informations relevant du Droit des Citoyen(ne)s me paraissent de nature à donner Confiance aux gens en leur ouvrant des horizons qu'ils ignorent, voire qu'ils s'interdisent. Partant de là, il est possible d'envisager une prise en compte positive des Devoirs car c'est alors le Moyen pour réaliser les objectifs décrits dans les Droits. Rien ne saurait et ne peut arrêter les Etres humains quand ils ont la volonté d'atteindre leurs objectifs. L'Histoire de l'humanité le prouve.

Il appartient à celles et ceux qui ont cette ambition de prioriser l'Humain sur toute autre considération d'avoir toujours à l'esprit cette donnée essentielle en intégrant dans leurs actes militants cet ensemble de données pour permettre à chacun(e) de s'élever par sa propre volonté afin d'être Un(e) dans un collectif, afin d'Exister dans l'Altérité.

C'est une lourde tâche, une immense responsabilité dont il ne faut pas avoir peur, pour laquelle il faut savoir que nous commettrons des erreurs qui ne seront pas irréversibles dès l'instant où nous en aurons assumé le risque et que nous aurons la volonté de les corriger.


De Alexandre Lallement
lalexandrin[at]gmail.com

Effectivement la question se pose...
Mais à travers les siècles, il y a déjà eu pléthore de livres ayant pour thème le sens de l'existence, que comptez-vous amener de plus ?


Message transmis par herve.lep[at]orange.fr

J'ai bien reçu ton message et j'avoue être un peu perplexe à sa lecture ! Même si j'ai souvent une analyse marxiste de la société et de son contexte économique, je n'adhère pourtant pas au présupposé courant chez les marxistes de la prééminence des superstructures économiques sur la formation de la personnalité humaine.

J’ai été formé, comme beaucoup de français au sein de l'église catholique. Plus, j'y fus même un militant ! Je l'ai quittée et ce qui m'en reste ce sont surtout les préceptes de la théologie de la Libération. Mais tout ceci n'est qu'un point de vue strictement personnel. Et j'en viens donc au tract que tu as transmis. Il me semble, que dans bien des cas la question du sens de l'existence est personnelle et sa réponse aussi. Il s'agit d'une question philosophique où chacun apporte une réponse selon ses croyances ou non croyances.

Cependant je suis d'accord sur le fait que toute action sociale économique ou politique doit avoir un sens! Pour cela faire un peu d'anthropologie ou d'histoire des sociétés peut aider.

Pour ma part la lecture d'un livre que je considère essentiel m'a beaucoup aidé : il s'agit de " la Dissociété " ouvrage de Jacques Généreux économiste ayant appartenu au PS et actuellement membre du parti de Gauche.

Pour lui l'action politique est en perpétuelle construction, évolution par un va et vient entre les deux facettes de l'individu : le pour SOI et le pour les AUTRES. Admettre cela est un puissant levier de lutte contre le libéralisme économique qui prend l'individu comme principe et but ultime de la construction philosophique et politique.

Cette position n'est sans doute guère confortable, mais préserve constamment l'avenir et laisse à la personne le soin de se construire en permanence. Vouloir que la question du sens soie le préalable à toute action politique est pour moi une erreur fatale pouvant aboutir à un nouveau totalitarisme. Cela n'exclut pas le sens permis par la notion du pour soi intimement lié au pour les autres.

L'étude historique nous permet de vérifier que cette contradiction intime est au coeur de l’histoire.

Amicalement
Jean-Louis


Message transmis par dianecombes[at]wanadoo.fr

Tout d'abord, je vous remercie très sincèrement pour votre marque de soutien au Manifeste (LE MANIFESTE DE NEUF INTELLECTUELS ANTILLAIS POUR "DES SOCIETES POST-CAPITALISTES"). Votre combat est le nôtre, de même qu'il est celui de tous ceux qui se rendent bien compte où qu'ils soient dans le monde, quelle que soit leur position sociale que la question essentielle qui est posée dans le texte que vous m'avez transmis est celle que nous devons nous poser pour tenter de trouver une alternative acceptable pour tous. Chacun a sa place dans ce renversement de paradigme: Dépasser le développement pour aller vers l'épanouissement! Combattre le système marchand mondial qui nous détourne de l'essentiel suppose que les intelligences se mettent en réseau, que les compétences se transmettent, que les réalisations dans ce sens se diffusent...

Le capitalisme a déjà opéré cette évolution défendant les intérêts de quelques uns, nous enfermant pour la plupart dans nos individualismes. Mais l'utopie est belle et nous n'avons plus beaucoup d'alternatives de vie.

Cordialement,
Olivier (Guadeloupe)


De Martine PETER
martpeter[at]wanadoo.fr

C'est soulageant de s'interroger sur le sens de l'existence.

Apparemment c'est une question qu'on a perdue de vue tellement on est embourbé dans une vision matérialiste et égotique de l'existence qui ne peut qu'entretenir la division entre les hommes.

Mais est-on prêt à se remettre en question ? Prêt à quitter tout ce qui nous pousse à la consommation, à la possessivité et à la spéculation mentale. Je pense qu’une remise en question profonde sur ce système dictatorial qui nous étouffe est indispensable pour découvrir un changement en soi-même, une ouverture sur la liberté de penser.

Je trouve que si chaque individu vivait selon sa sensibilité, ses capacités, sa créativité, sa couleur propre en complémentarité avec celle des autres, tout irait mieux. Personne n'aurait besoin d'envier son voisin.

En dehors des rapports « dominants-dominés », la solidarité est une force qui peut nous permettre de construire ensemble la solution qui pourra donner un sens à une existence propice à l'épanouissement et au respect mutuel.


De Patrick Mignard
patrickmignard[at]wanadoo.fr

Non, je ne pense pas que ce soit la bonne question préalable !


De Diane Combes - Réseau Informel de Réflexion sur l'Education
http://reseaueducation.blogspot.com
dianecombes[at]wanadoo.fr

Bonjour,

Au point précis où nous en sommes, dans les combats quotidiens de ceux qui sont mobilisés dans l'éducation pour défendre l'intérêt de l'enfant avant celui de la mondialisation marchande, la convergence des luttes de la maternelle à l'université s'impose partout.
Cette volonté de se rassembler touche aussi les autres domaines de la société chaque fois que l'humain est bafoué, réduit à un rôle d'esclave économique.

Pour s'unir, ce qui apparaît maintenant comme incontournable, c'est la nécessité de dépasser les idéologies qui nous entraînent dans des directions divergentes. Si chacun reste sur son chemin : ex. la stratégie de la non-violence, l'action contraignante des anarchistes, le consensus mou des syndicats etc., nous nous diviserons à court terme...

Pour dépasser ces clivages, il y a un besoin urgent de prendre du recul et de s'entendre d'abord sur ce que l'ON VEUT POUR L'ENFANT et par conséquent POUR L'AVENIR DE L'HUMANITE. Il y a donc besoin de se poser des questions très générales :
- Pourquoi éduquer et instruire ?
- A quel type de société aspirons-nous ?
- In fine, la question que pose très pertinemment votre tract : quel sens donner à l'existence ?

Je pense sincèrement que ce n’est que si l'on se met tous ensemble autour de cette réflexion en mettant de côté nos schémas mentaux préconçus, que l'on pourra trouver des réponses satisfaisantes pour tout le monde. La seule difficulté prévisible est de pouvoir se déprogrammer le cerveau des théories qui nous ont été inculquées, d'être capable de se tenir debout face à l'inconnu, confiant en la force de vie qui nous habite.

Merci d'ouvrir le débat.


De Isabelle
leroyi[at]free.fr

Bonjour,

Elle est bien belle cette question "quel est le sens de notre existence?" mais qui peut y répondre ? Ou plutôt, si on la pose à 1000 personnes, ne risque t-on pas d'avoir 1000 réponses différentes, en fonction de l'histoire et de la personnalité de chacun ? Peut-on trouver une réponse universelle à cette question ? Et puis, j'ai bien peur que ceux qui décident à notre place, politiques, et grands patrons, n'aient qu'une réponse triviale à cette question : amasser le maximum de pouvoir et de pognon ...et que toutes les décisions et orientations prises n'ont qu'un seul but : faire de tous les autres de gentils moutons obéissants et consommateurs et tant pis pour ceux qui n'y trouvent pas leur bonheur... à la question "quel est le sens de mon existence ?" aujourd'hui, je répondrais "je ne sais pas..." sans doute parce que je ne suis pas en forme et plutôt désabusée... mais peut-être demain aurais-je une meilleure réponse ...

 


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