De : Cratyle
Le : 5 avril 2007
Je trouve lamentable que vous mettiez tous les partis dans le même sac, toute idéologie sur le même plan (y compris la vôtre, j'imagine, car ne croyez pas y échapper), tout homme politique au même niveau de détestation comme s'ils étaient de même nature, bref que vous refusiez de faire le travail minimum de différenciation qui permet d'être lucide. Si vous le faisiez, vous vous apercevriez que votre refus du système n'est pas un refus de tous les partis actuels, de tous les projets politiques, de tous les politiques actuels. Ce n'est que par paresse intellectuelle que vous courez dans l'impasse populiste.
Et moi qui le dis partage voter refus du système tel qu'il fonctionne aujourd'hui, avec les hommes des clans au pouvoir et les deux partis qui l'ont exercé. Cela ne m'empêche pas de savoir faire un travail élémentaire de citoyen en triant ce qui est bon et ce qui ne l'est pas dans nos partis, nos politiques et leurs projets.
Notre
réponse :
Monsieur,
Convaincus que s'ouvrir
à ceux qui pensent différemment ne
peut qu'élargir notre vision des choses,
c'est avec attention que nous avons lu votre message.
Une lecture des textes
déjà publiés dans la rubrique
«Dialogues Citoyens» apportera les réponses
à vos remarques. Ce qui ne nous empêche
pas de rappeler ce qui motive fortement notre décision
de nous abstenir de voter.
Il est vrai que la
grande majorité de nos concitoyens «gobent»
docilement les « informations » dont
les media officielles -toutes sous contrôle–
nous inondent au quotidien. Ces dernières
sont les canaux par lesquels passe la manipulation.
Pour celui qui veut
bien s'en donner la peine, de nombreuses sources
parallèles nous renseignent, preuves à
l'appui, sur le fait que les vrais maîtres
du monde sont ceux qui, à travers les systèmes
bancaires, appuyés par divers lobbies, soumettent
la terre entière à la dictature de
la finance supranationale.
Dans un tel contexte
de déni de démocratie, il n'est pas
difficile de comprendre que tous les partis –allant
d'un extrême à l'autre– sont
soumis à ces prédateurs qui, depuis
des siècles par le biais de l'usure et de
la spéculation monétaire, se nourrissent
du travail, de la sueur et du sang des autres.
Les partis politiques
ne font qu'entretenir l'illusion d'un possible changement
là où, en réalité, tout
reste entre les mains des mêmes. Nous refusons
le système en place parce que nous constatons
que les peuples ont perdu toute liberté d'action
et qu’ils n’ont aucun pouvoir de décision
quant à leur propre économie. Où
est la démocratie ?! Où est la souveraineté
populaire ?! Notre refus n’est donc pas motivé
par une idéologie, c’est le fruit d’un
constat lucide.
Si nous mettons dans
le même sac tous les partis, c'est parce qu'aucun
ne respecte l'individualité et la totale
liberté de penser de ses adhérents
: aucun ne propose la voie véritablement
démocratique qui consiste à soumettre
au référendum populaire toutes
les questions et tous les problèmes qui concernent
l'avenir de la société.
Il va de soi que les
programmes politiques, quels qu’ils soient,
proposent des tas d’idées intéressantes.
Ce qui est fondamentalement mauvais, c’est
l’existence même des partis avec leurs
matraquages idéologiques et leurs promesses
jamais tenues. Adhérer à un parti
c’est accepter son programme, même si
l’on n’est d’accord que partiellement
avec ce qu’il propose. Adhérer à
un parti c’est se priver en tant que citoyen
du droit démocratique d'exprimer ses desiderata.
Le bulletin de vote ne sert en réalité
qu'à légitimer un programme imposé
par des meneurs, inféodés à
la dictature de la haute finance.
Celui qui refuse l'actuel
système de gestion sociale ne peut que le
refuser dans la totalité de son mécanisme
et de ses engrenages. Nous refusons l'existence
des partis et leur mainmise élitiste car
ils entretiennent la division du peuple. Le simple
Bon Sens nous dicte que la solution juste et durable
à tout problème collectif est dans
l'entente et la force
de l'ensemble, c'est-à-dire dans l'union
de toutes les forces individuelles.
En faisant de l'à
peu près et des concessions, en se contentant
de ce qui pourrait être "le moins mauvais",
on ne peut espérer transformer en profondeur
un système fondamentalement pervers. Rien
ne se fera sans radicalité, sans le courage
de faire table rase des anciennes façons
de voir et de concevoir et ainsi pouvoir TOUT REPENSER,
dans un esprit d'ouverture en adéquation
avec l'évolution des mentalités.
Il est inacceptable
que les "élites" de tous bords,
dans leur illusoire supériorité, dénigrent,
méprisent les gens simples, bien plus équilibrés
que les pseudo-intellectuels fanatisés. Aveuglés
par leur égotisme, ils sont incapables de
comprendre que le coefficient d'intelligence, la
quantité de savoir et le nombre de diplômes
ne garantissent ni la clairvoyance ni le Bon Sens.
Le savoir justifie souvent la prise de pouvoir des
uns sur les autres et met en évidence la
vanité et les prétentions mal placées
de ceux qui, se considérant supérieurs,
se donnent le droit de dominer les autres.
Que tous ceux qui
se sont engagés dans une politique partisane
se posent la question : Est-ce que je veux vraiment
que le monde change, ou est-ce que je lutte pour
que mon parti -qui défend mes intérêts-
l'emporte ?
Toute logique partisane
est une logique de conquérant. Toute idéologie
a une dimension collectiviste, communautariste.
Toute idéologie est source de division, de
recherche d'hégémonie et de profit
qui ouvre au mensonge, à l’incohérence,
à la contradiction et à la manipulation.
La paresse intellectuelle
à laquelle vous faites allusion va de pair
avec la mauvaise foi, la recherche de facilité
et le manque d'ouverture d'esprit qui caractérise
les moutons de Panurge.
La possibilité
d’un autre monde est tributaire d’un
changement radical des mentalités
par l’instauration d’une véritable
démocratie qui mettra fin définitivement
au système élitiste avec ses dominants
et ses dominés. Cela exige que l'on abandonne
définitivement les théories et structures
obsolètes dont, depuis longtemps déjà,
nous expérimentons la totale inefficacité.
Cordialement.
Lire les autres échanges de courriels vous donnera un meilleur aperçu de l'état d'esprit qui anime ce Dialogue.
Objet : réflexions
citoyennes
De: Charlie larchet
Le 30 mars 2007
Bonjour,
Tout d'abord félicitations
pour la qualité de vos réponses, qui
pour l'instant restent empreintes de constances
et sans concessions envers les propositions d'alliances
politiques détournées.
Vos propositions sont
pleines de bon sens, mais hélas ne changeront
rien à la finalité de l'élection
présidentielles, l'article 7 de notre constitution
stipule clairement (le président de la république
est élu à la majorité absolue
des suffrages exprimés) pour être plus
clair, trois suffrages clairement exprimés
suffisent à dégager une majorité,
certes bananière, mais majorité électorale
quand même.
Promis disaient-ils
après la débâcle de 2002 on
va en tenir compte, on vous écrira, qui peut
encore croire cela ?
A moins de lui adjoindre
une conditions de participation obligatoire des
électeurs, en fonction du nombre de citoyen
en âge légal de voter, je ne vois pas
en quoi l'abstention, ferait avancer la démocratie,
comme vous l'avancez souvent, si un vote devait
changer quelque chose, il y à belle lurette
qu'il serait interdit.
Entièrement
d'accord avec vous les partis politiques ont pris
le pouvoir depuis longtemps et ne sont pas prêts
de le rendre, demandez à JFK ou à
BEREGOVOY chez nous ce qu'ils en pensent. Notre
démocratie est aux mains de terroriste internationaux,
prêt à toute les exactions pour satisfaire
leurs ambitions personnelles, mais qui les cautionnent
? Le peuple, par sa soif de pouvoir, car lui aussi
veut sa part de gâteau, le régime politico-militaire
permissif actuel le permet et le cautionne même,
pourquoi s'en priver. En d'autre temps cela s'appelait
de la corruption, mais les temps changent.
Même le pouvoir
judiciaire passe la main, combien de politicien
ou d'homme d'affaire pris la main dans le sac, reviennent
sur le devant de la scène, après quelque
vacances bien méritées. La séparation
des trois pouvoirs chers à notre démocratie
républicaine, n'est plus que mots vide de
sens ou chaque fonctionnaire puise directement dans
les poches des contribuables afin d'assurer ses
ambitions personnelles. J'en veux pour preuve (une
parmi tant d'autre, mais celle la me fais bien rire.)
celle de l'organe de direction du conseil général
de Mayotte, qui à réussi le tour de
force d'attribuer une subvention de trois millions
d'euros pour la construction d'une Mosquée.
Rebaptisée centre culturel après le
refus motivé du préfet.
Cette action à
forte connotation musulmane au cour de la république
laïque, à pour but :
1 D'assurer la réélection
des compères.
2 Prendre des bénéfices
substantiels au passage, lors de la construction,
ce qui est bien sur normal et une pratique courante
dans le milieu. (Milieu ? ça me rappelle
Mafia).
Déjà
de nombreuses années que je ne participe
plus à cette pandémie politique, cela
n'a rien changé, mais je ne peux moralement
être tenu pour complice de ces exactions.
L'histoire ne jugera pas, comme elle a cessé
de le faire, depuis que les médias sont aux
mains de groupe de pression politico-militaire.
Si elle avait voulu le faire nous n'en serions pas
là, la chute de démocratie prestigieuse
était encore présente dans certains
livres d'histoire du début du siècle,
malheureusement ce n'est plus d'actualité
dans les programmes de l'éducation nationale.
.Pourtant la liberté
est un principe Français n'en déplaise
aux détracteurs, Alexis de Tocqueville l'a
martelé face à ces adversaires, pour
l'abolition de l'esclavage, qui s'en souvient ?
Les livres d'éducation civique devraient
être remplis de ces précepteurs de
la liberté, Rousseau, Voltaire, Montesquieu,
pour ne citer que ceux qui sont à l'origine
des avancées les plus significatives de notre
démocratie, les mises en garde de dérive
possible, avait été consignée,
à en juger le résultat, force en est
de constater que l'homme choisi toujours la facilité,
donnant raison aux plus ancien Périclès,
Platon. Le bouquet convenant en, revenant à
l'éducation nationale qui réintroduit
le christianisme et plus récemment l'islam
dans les programmes, comment ne pas comprendre une
volonté délibérée d'infantilisation
du peuple.
Mais dans le cours
de l'histoire de ma courte expérience, j'ai
appris une chose. L'homme recherche toujours le
pouvoir, TATATATA ! De Jésus à Mahomet
en passant par Abraham, Vishnou, Bouddha, Lao-Tseu,
Confucius, etc. quel est le lien ? Prenez un citoyen
lambda, donnez lui du pouvoir, (la prise de parole
en public est déjà un pouvoir) dés
qu'il sentira des alliances possibles, pas forcément
pour son bien être personnel, mais pour faire
avancer ces idées, dans le meilleur des cas.
Il s'empressera de dérouiller ses adversaires
afin d'imposer ces idées, dictatures ? Ou
démocraties ? Et si par malheur le citoyen
en question est un militaire, le massacre ethnique
n'est pas loin, justifié par la notion de
résultat attendu, et au mépris de
toute considération humaine, le militaire
étant par définition incapable de
réflexion, puisque conditionné pour
obéir. Finalement c'est le citoyen idéal,
il fait ce qu'on lui dit de dire ou faire et ne
pose pas de question, le top. Après ça
étonnez-vous que le général
de Gaulle assimile les Français à
des veaux.
Un peu d'humour prêté
au génie A.EINSTEIN, après Hiroshima.
La capacité létale d'une arme est
inversement proportionnelle à l'intelligence
du soldat qui doit l'utiliser. ... Ou encore Il
y à deux choses qui sont infinis l'univers
et la sottise humaine, quoique pour la première
je ne sois sûr de rien.
C'est ainsi depuis
que le monde est monde, bien que chaque génération
apporte sont lot d'homme (oups) et de femmes admirables,
(le terme générique homme englobe
les deux sexes, mais soyons prudent) ils sont trop
peu nombreux, pour se faire étriller sur
la place publique, dés qu'ils s'essaient
à une tentative de redistribution des pouvoirs
et d'instauration de la liberté citoyenne.
Les femmes étant d'ailleurs particulièrement
revanchardes à ce sujet. (Voir simplement
l'échantillon des courriers présents
sur votre site.)
Les religions intégristes
ordonnant encore la procréation à
outrance, générant une augmentation
du nombre d'individus sur terre incompatible avec
les ressources naturelles de la planète,
la théorie du nénuphar d'Albert JACQUART
est à ce sujet remarquable. Quand la planète
aura dépassé son seuil critique, que
faudra t’il faire ? Les moyens sont nombreux
et militairement corrects, guerre, épuration
ethnique, empoisonnement de masse, virus, SIDA,
moyens d'extermination de masse, par qui allons-nous
commencer, pays riche ou pays pauvre ? Qui a les
moyens d'une telle régulation ? Qui aura
la volonté de l'assumer ? Les plus pessimistes,
comme Richard DUNCAN, nous prédisent une
grave crise avant 2030, allons-nous attendre béatement
pour contrôler ces affirmations ? Petit cadeau,
le compteur de terriens sur http : //www.terrien.com/
qui va dans le sens des deux précédents
théoriciens.
Devrons-nous attendre
la quasi-destruction de l'humanité pour intervenir
? Bien sûr que non et en cela je salue votre
courage et votre noblesse d'esprit (au sens pur
du terme, aucune allusion à la royauté).
Si par ma modeste contribution, je peux participer
à cette noble aventure, soyez assuré
de mon soutien, pour les valeurs qui nous sont communes.
J'ai bien peur hélas qu'il faille autre chose
que de la noblesse d'âme, pour mener à
bien cette tâche, qui à mon sens ne
pourra se faire que dans la contrainte chère
aux militaires ou dans un autre siècles,
s'il en reste. Bien d'autres sujets viennent à
mon esprit, mais je m'en voudrais d'abuser de votre
temps précieux, je présume et espère
que la lecture de courrier citoyen monopolise votre
activité.
Sincères salutations
citoyennes.
Vive la Planète,
Vive la liberté.
Charles LARCHET
Citoyen libre.
PS : je joins un fichier PPS de ma conception, pas à diffuser, mais une idée pour faire connaître le but au plus grand nombre, ce moyen de communication est très apprécié des internautes. Sur votre site il manque un raccourci vers Win zip pour les fichiers compressés.
Au revoir
Notre
réponse :
Merci
de vos encouragements.
Vous avez assez d'ouverture
d'esprit pour comprendre que l'abstention n'est
pas une simple manifestation d'indifférence
ou de contestation, c'est le moyen de rappeler que
la personne humaine -avec sa totale liberté
de conscience, de penser et d'agir en conséquence-
doit être au centre de tout débat et
de toute action.
Parler de démocratie,
de responsabilité citoyenne et de souveraineté
populaire dans un monde régi par la finance
internationale -qui impose ses diktats à
tous les peuples et toutes les nations- relève
de l'escroquerie intellectuelle. Dans un monde soumis
au totalitarisme économique et financier,
qui vampirise les forces vives du peuple, faire
croire que le droit de vote permet de prendre son
destin en main relève du cynisme le plus
ignoble (1)
.
Organiser des élections
dans un pays soumis à la dictature de l'argent
est une gigantesque mascarade. On manipule ainsi
les masses aveuglées et ignorantes en leur
donnant l'illusion d'être en démocratie.
Dans un tel contexte
de terrorisme financier, de dégénérescence
morale et intellectuelle, où règne
la démagogie la plus populiste, s'abstenir
de voter devient un acte de RESPONSABILITE CIVILE
et CIVIQUE. C'est l'expression du refus
de voir l'humanité devenir un troupeau d'animaux
domestiques exploités par une clique "d'élus"
autoproclamés et leurs valets serviles.
Tous les tenants du
pouvoir, quelle que soit leur couleur politique,
ont les mains et les pieds liés par la dictature
mondiale naissante et s'efforcent, par le formatage,
le chantage, l'intimidation et la culpabilisation,
de mettre le droit de vote au service d'un gigantesque
jeu de dupes. Depuis Jean-Jacques Rousseau, de nombreux
esprits lucides (2)
ont de façon argumentée mis en évidence
que le système de représentativité
parlementaire est une imposture qui sert
uniquement les passions, les intérêts
personnels et le maladif désir de pouvoir
de quelques arrivistes.
Par son bulletin de
vote, on ne fait rien d'autre que pérenniser
le système mortifère qui, depuis des
lustres, divise nos sociétés en deux
camps : celui des dominants, les soi-disant élites
et possédants, et celui des dominés
que l'on exploite, que l'on traite avec mépris
et que l'on manipule pour les garder dans un état
d'ignorance, d'abêtissement et d'infériorité.
Le mobile de l'abstentionnisme
conscient se situe au-delà des argumentations
partisanes et des luttes de classes (même
si certaines revendications sont légitimes)
qui entretiennent la fracture sociale dont les seuls
bénéficiaires ont toujours été
et seront toujours les possédants, ceux qui
ont l'appui de la force armée.
Dans le contexte politique
actuel, le fait de s'abstenir de voter volontairement
-donc consciemment- est un acte responsable qui
préserve l'intégrité, la dignité
et le droit fondamental de l'être humain (en
tant qu'individualité dotée de conscience
de soi) de penser par lui-même, en dehors
de tout matraquage idéologique.
Considéré
sous cet angle, l'abstentionniste devient le véritable
révolutionnaire dont le monde a besoin pour
que l'existence humaine retrouve son sens universel
: être un moyen d'épanouissement, d'évolution
et de libération des consciences. Le progrès,
quelle que soit sa forme, ne change en rien le sens
universel de l'existence, il n'est que moyen d'évolution.
Ce ne sont pas la
compétitivité et le profit mais la
Sagesse et la Raison ou
Bon Sens qui sont les valeurs spirituelles
qui doivent régir l'existence. L'abstentionniste,
volontaire et conscient, est le seul véritable
défenseur de la démocratie
qui donne à tout citoyen adulte le droit
naturel de participer pleinement à la gestion
de la cité en exprimant librement ses souhaits
et convictions, prêt pour cela à assumer
les responsabilités qui découlent
de sa prise en considération.
Il va de soi que cette
prise de position ne vise pas la formation d'un
parti ayant un programme préétabli.
L'abstention est un acte individuel
qui ne se pose pas dans des termes de "perdre"
ou de "gagner" des voix et ne se préoccupe
nullement de l'issue des élections que l'on
sait d'avance être toujours au bénéfice
des mêmes. C'est à la lumière
de l'éthique individuelle,
de l'intégrité morale et intellectuelle
que l'abstention puise sa force et trouve sa valeur,
car seules comptent la cohérence personnelle
et la sauvegarde des libertés fondamentales.
PARTICIPER
A UNE QUELCONQUE MASCARADE ELECTORALE, C'EST PARTICIPER
A LA MORT DE LA DEMOCRATIE, AVANT MEME SA NAISSANCE,
c'est être un collaborateur de la dictature
planétaire naissante qui étouffe la
dimension universelle dans l'homme.
On n'est plus digne
de la liberté quand on ne ressent pas comme
un devoir sacré l'obligation de résister
à la perversion de l'idéal démocratique,
et de refuser d'être rabaissé au rang
d'animal domestique, d'esclave économique.
L'exercice
de pouvoir auquel vous faites allusion s'inscrit
tout naturellement dans les mécanismes psychologiques
et psychiques de tout être humain, mais demande
à être soumis à l'autorité
qui lui correspond et qui se concrétise sous
forme de lois.
Souvent, on confond
les notions d'AUTORITE et de POUVOIR qui, tels les
pôles positif et négatif, sont de natures
différentes, mais néanmoins complémentaires.
L'AUTORITE est d'ordre spirituel
et fonde, éclaire, et légitime
le POUVOIR qui, lui, est toujours d'ordre temporel
et permet d'exécuter, de
concrétiser. L'autorité féconde
et le pouvoir engendre. On retrouve cette complémentarité
dans tous les domaines de l'existence, jusque dans
les instances législatives et exécutives
qui structurent l'organisation sociale.
L'autorité
naturelle des lois qui régissent la matière
s'impose pour l'exécution de projets de cet
ordre (nourriture, habitat, médecine, etc.).
L'autorité spirituelle -l'autorité
de LA VIE- impose, à toute action individuelle
et sociale, Sa Loi, loi selon laquelle il y a interdépendance
et complémentarité entre tout ce qui
est manifesté. L'autorité spirituelle
suprême est celle de la dimension métaphysique
de la conscience individuelle, ou plan unitaire
de l'Esprit (Inconscient Universel), fondement de
toute conscience et référence intérieure
commune à tous les hommes. C'est l'autorité
de cette conscience profonde qui nous permet de
faire des choix et de prendre des décisions
en "âme et conscience", au-delà
de tout intérêt personnel.
Ainsi, toute manifestation
de pouvoir est légitime (3)
ou abusive, tout dépend de sa soumission
ou non à l'Autorité qui lui correspond.
L'exercice de pouvoir
commence avec le langage qui permet de s'exprimer,
de communiquer, de proposer et d'échanger.
Mal employé, il sert à séduire,
à mentir, voire à contraindre.
Le don de la parole
est le pouvoir créateur, tant naturel que
spirituel, qui hisse l'homme au-delà de son
animalité et de la force brute, et permet
d'instaurer des relations sociales harmonieuses,
en dehors de tout rapport de force. C'est la raison
pour laquelle le respect de la liberté
de conscience (Autorité) et de la
liberté d'expression (Pouvoir)
est essentiel.
Pour nous, il est
évident que le problème de fond auquel
se sent confrontée aujourd'hui l'humanité
n'est pas d'ordre scientifique, social ou économique,
mais d'ordre spirituel et exige la prise en considération
de la dimension universelle et impersonnelle de
la conscience, autorité suprême qui
légitime et harmonise toute action.
La condition humaine
est le lieu de rencontre pour la mise en équilibre,
entre l'aspect matériel, visible du réel,
qui est sous la domination du pouvoir
de "l'Esprit du monde", et l'aspect spirituel,
invisible où règne l'Autorité
de "l'Esprit de Vie". Cette condition
fait de l'homme un être double ayant
la fonction universelle naturelle de manifester
l'unité de la vie dont il est le porteur
dans la diversité du monde, en y
instaurant l'Ordre et l'Harmonie.
Bien amicalement.
(
1 ) Quelques déclarations
qui nous éclairent sur les intentions réelles
qui tiennent le monde en leur pouvoir :
"Donnez-moi le contrôle sur la monnaie
d'une nation et je n'aurai pas à me soucier
de ceux qui font les lois." - Amshel Mayer
Rothschild (né Bauer - 1743-1812) -
"La souveraineté supranationale d'une
élite intellectuelle et de banquiers est
sûrement préférable au principe
d'autodétermination nationale des peuples
pratiquée tout au long de ces derniers siècles."
- David Rockefeller, discours à la Commission
trilatérale en 1991-
( 2 )
cf. Rubrique : Elections 2007
( 3 )
Ne confondons pas la légitimité et
la légalité. Cette dernière
peut s'avérer être illégitime
du point de vue spirituel. Exemple : toute déclaration
de guerre ou agression d'autrui sous prétexte
de guerre préventive.
De ptitemonkey
Le 12 février 2007
Bonjour,
Je n'ai que 14 ans, cela me dépasse peut
être un peu, et je risque sûrement de
dire quelques "bêtises" mais vous
refusez toutes formes politiques, religieuses...
j'avoue n'être d'accord avec aucun des partis
politiques et avec leurs propositions qui ne sont
que du vent, je ne suis pas non plus tout à
fait en accord avec les religions, mais ces religions,
ces partis politiques sont nés des convictions
des gens. Je veux bien avouer que beaucoup s'en
servent de pouvoir, se battent, entraînent
des guerres... mais vous, en voulant interdire ces
différents partis politiques religieux...
c'est comme si vous vouliez empêcher les gens
de penser! Il n'y aurait plus de liberté
! Tout le monde devrait penser pareil ! C'est vrai
que le monde n'est pas parfait, et à mon
avis il ne le sera jamais, mais ce n'est pas une
raison suffisante pour priver les gens de leur façon
de penser, si différentes soient elles les
unes des autres. Je dois avouer que je n'ai pas
lu tous vos articles, mais ce que vous avez marqué
en réponse à Claude Le Guerrannic
qui faisait quelques petites critiques sur vos idées
apolitiques me conduit à penser que vous
voudriez l'anarchie. Mais je pense qu'un régime
anarchique serait presque pire qu'une dictature
(d'ailleurs il en amènerait sûrement
une !), le pouvoir au peuple, belle parole, aussi
belle que les proposition de Ségolène
ou de Nicolas Sarkozy, malheureusement elles sont
toutes aussi fausses. Merci de bien vouloir me répondre
à l'adresse suivante :
ptitemonkey
Au revoir
Notre
réponse :
Chère
Amie,
Nous aimerions recevoir plus souvent des messages comme le vôtre qui nous a apporté la fraîcheur, la sincérité et l'enthousiasme propres à la jeunesse. Nous vous encourageons à continuer à vous intéresser à ce qui se passe dans le monde, car c'est la jeunesse d'aujourd'hui qui fera le monde de demain.
On peut dire des bêtises à n'importe quel âge, l'important étant d'avoir le courage d'exprimer librement ses convictions, ce qui, non seulement forge le caractère, mais élargit aussi notre compréhension grâce aux réactions et aux réponses qui nous sont renvoyées. La seule vraie bêtise, très répandue de nos jours, est de vivre toute une existence avec les mêmes idées préconçues sans jamais se remettre en question.
Mais venons-en à votre message : si, en effet, les croyances religieuses et les idéologies politiques sont sécrétées par le cerveau humain, ne perdons pas de vue qu'elles émanent de la pensée de quelques êtres d'exception, tels que prophètes et sages en ce qui concerne les religions et la spiritualité, philosophes et sociologues en ce qui concerne les philosophies de vie et les idéologies politiques.
Tout comme les enfants et les adolescents ont besoin de leurs parents et de leurs instructeurs pour se développer et devenir autonomes, l'humanité -dans sa lente évolution millénaire- a eu besoin de tuteurs et de guides pour atteindre sa maturité psychologique, scientifique et technique. De même que l'adolescent aspire à l'autonomie et cherche légitimement à se soustraire à l'autorité parentale, de même l'humanité devenue adulte doit se libérer des autorités religieuses et étatiques qui jusqu'alors ont pris en charge son évolution morale et son organisation sociale.
En tant qu'adulte, être dépendant d'une autorité extérieure et y obéir aveuglément, c'est faire preuve d'immaturité et se condamner à être un mouton de Panurge qui sera forcément abusé par des manipulateurs et exploiteurs qui cherchent à nous empêcher de réfléchir en entretenant un climat social de précarité, d'insécurité et de terreur. Certes, quand on pense par soi-même, on peut commettre des erreurs, mais on est moins dupe car on développe son intelligence et son sens critique. Par ailleurs, l'erreur assumée peut nous apporter de nouvelles prises de conscience, et devient ainsi la voie détournée pour approcher la Vérité.
Après avoir connu des théocraties, des royautés et des républiques, la civilisation est mûre pour l'instauration de la démocratie, gestion sociale dans laquelle le citoyen non seulement exprime librement ses points de vue et convictions sur les grands problèmes de société, mais aussi est prêt à assumer l'entière responsabilité de ses choix. La Démocratie est la gestion sociale d'un collectif humain, devenu adulte et responsable, dont l'organisation se décide ENSEMBLE.
Pour penser librement, il est indispensable que la conscience se libère de l'influence des croyances religieuses et politiques qui, dès l'enfance, colonisent les esprits. Il est temps que chacun apprenne à penser par lui-même, librement, en s'informant d'abord et en confrontant ensuite ses idées et ses points de vue à ceux de ses concitoyens. C'est ainsi qu'on s'éclaire et qu'on s'enrichit mutuellement, car si nous sommes tous uniques et différents, nous sommes aussi complémentaires, à la condition expresse qu'on sache s'ouvrir à ceux qui pensent différemment de nous !!!
C'est en se libérant de la mainmise de toute pensée imposée ou communautariste que l'on acquiert une pensée autonome, condition indispensable pour pouvoir vivre et agir en accord avec soi-même, dans la cohérence intellectuelle et morale qui procure la réelle joie de vivre. Ce qui n'empêche pas que nos convictions et certitudes puissent évoluer avec le temps vers toujours plus de compréhension et de sagesse.
Vous avez raison de penser que le monde ne sera jamais parfait. La perfection n'est pas de ce monde car elle en exclurait le changement, ce qui mettrait fin à toute évolution et à tout progrès. Une des grandes richesses de l'existence, qui donne tout son sens et sa valeur à l'esprit humain est, en effet, de pouvoir continuellement découvrir et apprendre afin de parfaire ce qui demande à être amélioré. La perfection utopique, à laquelle certains aspirent, figerait le monde dans un immobilisme et un ennui mortels.
En ce qui concerne l'anarchie à laquelle vous faites allusion, étymologiquement l'anarchie (1) est un système politique et social sans commandement, où l'individu est libre et responsable, émancipé de toute tutelle religieuse et gouvernementale, ce qui ne veut pas dire qu'anarchie soit synonyme de désordre. Les prétendus anarchistes violents ne sont, en réalité, que des terroristes, les esclaves d'un système de pensée idéologique devenus des fanatiques de la destruction. Et le fanatique n'est ni responsable, ni libre dans sa pensée ; c'est un exalté déséquilibré, voire un fou dangereux (2) .
La démocratie que le monde veut de toute la force de son âme est un système de gestion sociale non autoritariste, qui demande à chacun d'être soumis à L'AUTORITE SPIRITUELLE DU SOI PROFOND, que l'on nomme aussi la conscience spirituelle universelle, car elle nous demande de nous situer en âme et conscience, face aux problèmes et aux choix existentiels. Chacun sait que ce que dicte la voix du Cœur, siège de la conscience spirituelle, est souvent à l'opposé de celle de nos désirs et caprices. LA VOIX DE LA CONSCIENCE PROFONDE EST CELLE DE LA RAISON, CELLE DU BON SENS, RESPECTUEUSE DES AUTRES ET DU BIEN COMMUN.
L'esprit partisan qui défend les égoïsmes individuels et collectifs engendre les désordres sociaux qui aboutissent tout naturellement à la mise en place d'une dictature policière. Certains individus et groupuscules entretiennent ce désordre, et vont jusqu'à le provoquer, parce qu'ils cherchent à instaurer un système autoritaire au sein duquel ils pourront exercer leur pouvoir. C'est pour cela qu'en cas de troubles sociaux, il est toujours bon de se demander à qui profite le crime si l'on ne veut pas se laisser abuser par une manipulation mensongère distillée par les mass media qui appartiennent, à de rares exceptions près, à des fabricants d'armes.
La démocratie se fonde sur la souveraineté populaire qui donne le pouvoir à l'ensemble des citoyens et non pas seulement à quelques élites. Cela exige que chacun se soumette à sa propre autorité intérieure, celle de sa conscience profonde, qui dès le plus jeune âge fait naître et grandir en nous l'aspiration à la beauté, à la bonté et à la vérité, réels fondements de la Paix et de la Justice.
Dans nos sociétés matérialistes où seuls comptent la compétition et le profit, cette dimension intérieure spirituelle est ignorée par tous les prétendants aux postes de pouvoir qui préfèrent décréter avec suffisance que le "bas peuple" est incapable de se prendre en charge, car ils n'aspirent qu'à exercer sur les masses leur influence en les séduisant par des programmes pleins de belles promesses… jamais tenues ! Dans une démocratie, il n'y a pas de programmes préconçus puisqu'on doit y consulter chaque citoyen individuellement, donc par référendum populaire, sur tous les problèmes et projets de société importants tels que l'éducation, le système économique, les délocalisations, la construction de l'Europe, l'immigration, la peine de mort, l'utilisation des OGM, le problème nucléaire, sans oublier la déclaration de guerre.
La démocratie, respectueuse des convictions de tous, demande en contrepartie que l'on se soumette aux besoins majoritairement exprimés, ce qui finalement sert l'intérêt de l'ensemble. Ce n'est qu'après avoir pris connaissance des doléances de tous les citoyens que l'on devrait faire appel aux compétences de ceux qui ont les capacités de trouver les solutions adéquates et d'organiser la société autrement en tenant compte des souhaits exprimés.
Dans le système actuel, qui n'est qu'une parodie de démocratie, le droit de vote ne sert au mieux qu'à avaliser des programmes concoctés par quelques élites autoproclamées, toutes aux bottes de la finance internationale, et qui ont la prétention de mieux savoir ce que veut le peuple que le peuple lui-même. Et pour savoir ce que veut le peuple…, il suffit de le consulter !
Pour construire une société juste, harmonieuse et équilibrée, les lois doivent protéger la liberté et les besoins exprimés par les citoyens, et ce n'est qu'à cette condition que ces derniers respecteront les lois et mettront le meilleur d'eux-mêmes au service du bien commun.
Dans un monde juste, chaque personne doit pouvoir vivre et s'épanouir LIBREMENT. Cette liberté fondamentale garantit le respect de l'individualité et de la dignité de chacun.
Sans cela, se perd le sens universel de l'existence : évoluer librement afin de GRANDIR EN SAGESSE ET EN HUMANITE.
Bien
cordialement.
(1)
Anarchie : du grec : an – arkhê, non-commandement.
(2)
Ne confondons pas le terrorisme idéologique
avec les actes désespérés de
résistance auxquels sont acculés certains
peuples sans défense face à des agresseurs
surarmés.
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